Mes Critiques de livres 2007

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Mise à jour: 13 novembre 2007 8 Critiques
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Janvier 2007 | |
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Marc Fisher, La femme rousse, Chronique de
l’amour à l’âge de fer, Québec-Amérique, 427 pages, 4/5 Le jour de l’enterrement de sa mère, Simon aperçoit au bras de son père une belle femme rousse. Est-ce sa maîtresse, une simple connaissance? Simon cherchera à percer ce mystère. Lorsqu’il revoit la jeune femme qui s’avère être libraire, il décide de la séduire. Commence alors pour Loulou Marple une intrigue amoureuse. Mais au même moment, elle est victime de harcèlement de la part d’un éditeur qui offre de la publier en échange de faveurs sexuelles. C’est un roman intriguant, dérangeant par ses multiples rebondissements. On ne sait que penser. C’est un roman qui est un peu trop cousu de fil blanc, à mon sens, mais tellement déroutant qu’on ne peut s’empêcher d’en dévorer les pages, afin de savoir si l’histoire se terminera dans la soie ou dans le sang. L’auteur fait preuve de beaucoup d’humour et fait référence à des événements et personnages qui sont actuels. La carrière de libraire et de romancière de Loulou amène de plus beaucoup de liens intertextuels assez intéressants. Bref, si vous voulez décrocher de votre quotidien c’est le livre idéal, mais si vous chercher un peu plus sérieux, ce n’est pas nécessairement un livre pour vous!
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Louise Portal,
L’Enchantée, récit d’une quête, Québec-Amérique, 192 pages, 5/5 Jeanne Mercure, éditrice accomplie, heureuse en mariage poursuit une quête sur son enfance. Sa tante l’Enchantée était une femme mystérieuse, qui chantait plutôt que de parler. Lors d’un voyage à Nice elle cherchera à comprendre qui était celle-ci et ce qui lui est arrivée. Surtout elle cherchera à percer le secret de son père. Louise Portal est l’une des plus belles plumes qu’il m’ait été donné de lire et de rencontrer. Son écriture est douce, amoureuse, chantante. J’avais l’impression que l’auteure était à mes côté et qu’elle se racontait au creux de mon oreille. L’ayant rencontré lors d’une conférence, je ne crois pas me tromper en pensant que l’histoire de Jeanne est un peu celle de l’auteure. C’est un livre doux qui nous berce le cœur, mais qui nous touche énormément. Je le conseille à tous ceux qui ont le goût de lire une quête, mais aussi une belle histoire d’amour entre un père et ses filles.
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Aude,
Chrysalide, XYZ éditeur, 152 pages, 4.5/5 À quatorze ans, Catherine avait tout pour être heureuse, des parents unis, des amis, elle était issue d’un milieu aisé. Pourtant, le jour de son anniversaire, elle décide d’en finir avec ce monde où les apparences priment sur tout. Elle ne veut plus jouer cette mascarade du bonheur. Ensuite, nous la retrouvons âgée de vingt-deux ans, toujours aussi tourmentée, elle se cherche, elle erre dans l’existence. Mais tout comme la chenille, Catherine se métamorphose en papillon sous nos yeux. Aude nous offre encore une fois, avec Chrysalide, un très beau roman, pur, sans fioriture, mais tellement réaliste. Catherine est attachante et on s’en fait une amie. Nous espérons avec elle, quelques bonheurs futurs. Une belle plume et beaucoup d’émotions se cachent entre les pages de ce tout petit roman.
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Eric-Emmanuel
Schmitt, Odette Toulemonde et autres histoires, Albin Michel, 281
pages, 5/5 Pour les lecteurs qui, comme moi, ont de tout les temps apprécié l’immense talent de cet auteur, vous ne serez point déçus par ce recueil de nouvelles. L’auteur nous présente huit histoires d’amour vécues par des femmes différentes les unes des autres. Il visite différentes sphères de la société, passant de la plus nantis à celle qui est désœuvrée. Mais une chose unis ces huit femmes, c’est l’amour, un amour qui transcende tout, qui survie envers et contre tous. J’ai adorée chacune de ces nouvelles, j’ai dévorée chacune des pages, et je me suis abreuvée à chacun des mots de l’auteur. J’ai aimé chacun des personnages qui, sous la plume de Schmitt, m’ont ouvert leur cœur. C’est l’un des plus beau livre de cet auteur et je crois qu’il s’agit ici d’une très belle entrée en matière pour ceux et celles qui n’auraient pas eu la chance encore de lire Eric-Emmanuel Schmitt.
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Julie Gregory,
Ma mère mon bourreau (récit), L’Archipel, 274 pages, 5/5 L’auteure a été, tout au long de son enfance et de son adolescence, victime du syndrome de Münchhausen par procuration. C’est-à-dire que sa mère, par besoin excessif d’attention, rendait malade sa fille et passait, ainsi, le plus clair de son temps chez les médecins, afin de trouver ce qui n’allait pas. Outre la malnutrition, la prise excessive de médicaments et les mensonges aux médecins, la mère de Julie n’hésitait pas manipuler son époux jusqu’à ce que celui-ci battent sauvagement Julie et son petit frère. C’est un récit bouleversant et dur, d’autant plus que le syndrome de Münchhausen par procuration est une forme de maltraitance peu connue, mais assez répandue. Ce qui est inquiétant c’est que c’est très difficile à diagnostiquer. De fait, les médecins et travailleurs sociaux ne découvrent le pot aux roses souvent qu’après le décès d’un ou plusieurs enfants dans une même famille. Julie Gregory travaille aujourd’hui à faire sortir de l’ombre cette forme de maltraitance et peut-être permettre de sauver, par son livre, des enfants qui en sont victime. Un récit poignant, mais à lire absolument.
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François
Barcelo, Rire noir, (nouvelles), XYZ Éditeur, 232 pages, 5/5 Tous les lecteurs de François Barcelo, connaissent son humour noir, sa tendance à la satyre et sa vision critique du monde qui l’entoure. Dans ce recueil de nouvelles, Barcelo traite surtout de la mort. Il met en scène toute une panoplie de personnages colorés et de toutes les couches sociales. Qu’ils soient femme ou homme, homosexuel ou hétérosexuel, intelligent ou simple d’esprit, tous côtoient la mort tous les jours et chacun sait qu’il y arrivera un jour. Barcelo arrive à nous faire rire en mettant en scène la grande faucheuse dans diverses situations toutes plus farfelues les unes que les autres. On croise des requins, des souffleuses à neige, de nouvelles maladies, bref du grand Barcelo!
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Yasunari
Kawabata, Les belles endormies, Éditions France Loisirs, 187 pages,
2/5 L’histoire se passe dans une maison close fréquentée par des vieillards. Loin des belles années de leur virilité, ceux-ci paient afin de passer la nuit avec une jeune fille vierge, mais endormie. Certes, ce livre est parsemé de belles pensées et réflexions sur la beauté, l’amour, la mort et la vie, mais j’avoue avoir trouvé un peu immoral le principe de ce type d’établissement. Aussi, je trouvais la trame du roman très lente et monotone, en fait, le personnage principal nous raconte ses quatre nuits dans la maison des belles endormies. On peut dire que ce livre est en fait ma première déception littéraire de 2007.
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Thomas Harris,
Hannibal Lecter, Les origines du mal, Albin Michel, 363 pages, 3/5 Thomas Harris nous présente, dans ce quatrième volet, l’enfance d’Hannibal Lecter, le célèbre cannibale. Tout commence par une vengeance. Alors qu’il est jeune adolescent, Hannibal se retrouve seul avec sa petite sœur en plein cœur de la seconde guerre mondiale. Des hommes vont faire du mal à Mischa et c’est d’eux qu’Hannibal va vouloir se venger tout au long de ce livre. C’est intéressant de connaître enfin l’origine de tout ce mal qui anime cet être, mais de trop nombreuses longueurs parsèment le texte. Personnellement, j’avoue avoir dû me faire violence pour terminer cette lecture. Probablement que j’avais de trop fortes attentes… et me voilà déçue. Cela ne m’empêchera pas d’aller voir le film pour mettre des images sur ce que j’ai lu!
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Christian
Mistral, Sylvia au bout du rouleau ivre, Boréal compact, 126 pages,
4/5. Ce court roman avait été publié, dans une première version, dans des revues littéraires à la fin des années 80 et ensuite, dans sa version finale édité en 2002. Donc, ce roman précède tous les autres romans mistraliens. L’auteur nous propose un voyage à Montréal, un retour à sa ville natale pour Max Cockrell le personnage principal. Celui-ci vit depuis quelques années à New-York et revient à Montréal pour les funérailles de son père. L’occasion lui paraît aussi incontournable pour retrouver Sylvia, son épouse, qu’il avait quittée avec un bébé sur les bras. L’auteur maîtrise bien la langue française et la fait chanter sous sa plume. Malheureusement, le langage gras et la déchéance de ses personnages font souvent ombrage à cette plume remarquable. Cette lecture représente pour moi une tentative de réconciliation avec Mistral, que j’avais rencontré et lus au cégep. Reste à voir si je retenterai l’expérience avec un autre roman!
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Stéphane
Bourguignon, Sonde ton cœur Laurie Rivers, Québec-Amérique, 279
pages, 4.5/5 L’histoire se déroule à Swan Valley, une toute petite ville des États-Unis. Laurie est enseignante de niveau secondaire, dans une classe où l’on retrouve des jeunes d’âges différents. Lorsqu’Alice emménage, Laurie la prend sous son aile et fait tout ce qui est en son pouvoir pour aider l’adolescente à perdre son surplus de poids. Avec Kevin et ses autres étudiants, elle met en branle un projet de remise en santé qui prendra forme dans plusieurs autres écoles américaines. Ainsi prise dans le tourbillon du succès, Laurie oubliera son couple qui bat de l’aile et sa mauvaise relation avec sa mère, mais aussi les douloureux souvenirs de son adolescence. C’est un beau roman, très bien écrit et ficelé, mais surtout très différent de ce que nous a proposé, par le passé, l’auteur. J’ai été agréablement entraînée dans le monde de Laurie Rivers, où les valeurs de l’amour, de l’amitié occupent une grande place aux côté de la vie en société et ses difficultés. Chapeau Stéphane Bourguignon!
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Patrick
Süskind, Le parfum, histoire d’un meurtrier, Fayard, 279 pages,
4.5/5 Au XVIIIe siècle, Jean Baptiste Grenouille, un homme à l’intelligence rare commet des crimes horribles. Son don pour reconnaître et percevoir les odeurs le pousse au meurtre de jeunes femmes vierges, afin de mettre en bouteille leur odeur et ainsi, arriver à créer un parfum tout à fait original, qui donnerait à celui qui le porte un pouvoir immense. L’auteur nous raconte avec brio la vie entière de son personnage, ce qui nous permet de déceler tout ce qui a pu mener cet homme au mal absolu. C’est un roman très bien écrit, où les descriptions sont nombreuses, mais loin d’être lassantes. L’auteur aiguise notre odorat à force de mots. C’est vraiment un très bon roman qui ne peut nous laisser indifférents. C’est fascinant comme récit et assez déroutant. Ce serait, à mon sens, un livre à lire absolument, mais par des lecteurs avertis, car c’est un peu tordu comme histoire.
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Patrick Senécal,
Le vide, Alire, 642 pages, 5/5 D’entrée de jeu, ce livre est différent et déroutant, l’auteur a volontairement mélangé tous les chapitres de son manuscrit. Ainsi, nous commençons notre lecture par le chapitre 21, ensuite le chapitre 8 etc. Mais n’ayez crainte, le mélange est ainsi fait que nous découvrons au compte goutte les éléments clés de l’intrigue, sans toutefois être perdus outre mesure. Trois hommes importants font partie de cette histoire un peu tordue. Pierre Sauvé, sergent détective qui, enquêtant sur un crime passionnel se retrouve seul survivant d’une fusillade où l’accusée est assassinée. Frédéric Ferland, psychologue, cherche l’excitation ultime qui lui permettra de combler le vide existentiel dans lequel il s’enfonce malgré lui. Dans le cadre de son travail, il traitera Sauvé et rencontrera le personnage suivant : Maxime Lavoie. Celui-ci est milliardaire, ancien PDG d’une grande compagnie, ses rêves de jeunesses consistaient à sauver le monde, mais il se retrouve devant un constat d’échec. Il se lance donc dans une aventure télévisuelle un peu loufoque. Il crée une téléréalité qui réalise les rêves les plus fous des gens. Une émission très controversée, mais très populaire. Ces trois hommes se croiseront dans un tourbillon de mystères et tous trois verront leur vie complètement chambardée. C’est un roman coup de poing qui dévoile le grand vide que chacun de nous cherche à remplir par des loisirs, occupations multiples et émissions de télé. Patrick Senécal frappe fort et son livre nous laisse un sentiment étrange…. Plus nous avançons dans son livre et plus nous constatons le vide qui s’installe en nous, où plutôt un vide qui était là mais dont nous prenons conscience. Le roman est un peu tordu, comme le sont tous ses autres livres, mais il est très lucide…. Peut-être trop… cela fait presque peur. C’est l’un des meilleurs livres de Senécal; trois ans que nous avons patienté, mais celui-ci valait le coup d’attendre. Et je crois bien que ce roman se retrouvera dans mon top 5 de 2007.
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Marc Lévy, Mes
amis, mes amours, Laffont, 415 pages, 4/5 Mathias et Antoine, deux pères célibataires, décident de cohabiter avec leurs deux enfants, mais avec quelques règles, telles que ne pas avoir recours à une gardienne pour les enfants, et ne pas ramener de femme à la maison. Les deux amis apprendront à vivre ainsi, mais les règles ne seront pas toujours respectées! C’est un roman léger, un peu différent de ce que nous a offert auparavant Marc Lévy. J’y ai retrouvé un peu l’atmosphère que j’avais aimé dans Ensemble c’est tout de Gavalda, j’ai trouvé que la trame était un peu semblable… tellement que j’ai eu l’impression de relire, mais en moins excellent, le livre de Gavalda, et cela m’a déçue. J’ai tout de même apprécié ma lecture, mais Marc Lévy ne fera jamais parti de mes auteurs préféré.
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Isabel Wolff,
Les tribulations de Tiffany Trott, JC Lattès, 425 pages, 3/5 Tiffany a 37 ans et elle est toujours célibataire. Certes elle a vécu des amours sérieux, mais ceux-ci ont été voués à l’échec. Elle cherche donc activement un homme de catégorie mari parfait. Autour d’elle gravitent des couples et son amie Sally qui, elle aussi célibataire, décide d’avoir un bébé toute seule. Tiffany a l’impression de tout vivre par procuration, l’amour, et la conception d’un enfant. C’est un roman humoristique de la lignée de l’accro du shopping. J’ai aimé pour l’humour qu’on y retrouvait, mais je crois que je suis un peu lasse de ce type de littérature. C’est toujours un peu semblable, alors nous ne sommes plus surpris du tout. C’est tout de même un roman que je conseillerais pour quelqu’un qui a besoin d’une évasion facile et assurée! |
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Cassidy,
Anne, L’affaire Jennifer Jones, Milan, 312 pages, 4/5 Alice Tully, 17 ans, travaille comme serveuse dans un café et se prépare à faire son entrée à l’université en histoire. Amoureuse de Frankie, elle semble avoir tout pour être heureuse, mais le fait est qu’elle ne parle que très peu d’elle-même et de son passé donc peut-être cache-t-elle quelques squelettes dans son placard. Aussi, elle semble entretenir une fixation sur Jennifer Jones, une jeune fille qui ayant assassiné sa meilleure amie, vient tout juste de sortir du centre pénitencier. Alice lit tout ce qu’elle peut trouver au sujet de Jennifer Jones. C’est un roman pour adolescents, une bonne histoire, bien ficelée quoique laissant trop peu de mystères en suspens. En effet, on ne nous laisse pratiquement jamais avec des questionnements, très rapidement on nous offre sur un plateau les réponses ou nous les devinons. Il n’en demeure pas moins que l’histoire est très bien traitée et nous nous attachons aux personnages. Même Jennifer arrive à nous toucher et il est intéressant de voir ce qui peut pousser au crime une si jeune fillette. Ce livre a remporté le prix du meilleur roman pour ado en Angleterre et je considère que c’est un prix qui est mérité.
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Myre,
Suzanne, Mises à mort (nouvelles), le marchand de feuilles, 179
pages, 5/5 Ce recueil regroupe 13 nouvelles, autant de mises à mort, de petits décès, de deuils. Les personnages vivent des tragédies qui modifient le cours de leur existence, et ce sont souvent de petites fins du monde comme nous en vivons tous un jour ou l’autre. C’est un très bon recueil, pas toujours joyeux, loin de là, mais qui nous pousse à réfléchir sur nous, sur le sens que nous donnons à notre propre existence. J’ai beaucoup apprécié ce recueil, comme tous les autres d’ailleurs. Suzanne Myre a une plume amère mais lucide sur le quotidien et elle nous le transmet avec brio! Avril 2007 |
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India
Desjardins, Le journal d’Aurélie Laflamme. 3, Une été chez ma
grand-mère, Les intouchables, 302 pages, 4/5 Aurélie va bientôt avoir ses quinze ans et elle décide de devenir mature. Mais le nouvel amoureux de sa mère, ne lui plait pas trop… elle vit une peine d’amour qu’elle soigne à coup de chocolat… ses résultats scolaires sont en baisse… et sa mère doit partir pour l’été en France, ce qui signifie qu’Aurélie passera l’été chez sa grand-mère. Tout cela mis en commun n’aide pas à devenir mature et sage! C’est un roman jeunesse très bien écrit qui représente bien ce que vivent nos adolescents, il nous aide à mieux les comprendre, tout en passant un agréable moment avec un personnage haut en couleur. J’aime beaucoup ce que fait India Desjardins, Aurélie Laflamme est l’un des personnages qui me fait le plus rire et parfois pleurer dans la littérature jeunesse.
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Francine Ruel,
Maudit que le bonheur coûte cher! Libre expression, 385 pages, 4/5. Francine Ruel nous propose, dans ce roman, de passer une seconde année avec Olivia Lamoureux. Alors que ses rénovations sont choses du passé, elle file le parfait bonheur dans sa maison jaune. Cependant, la vie possède ses hauts et ses bas. Olivia verra sa vie de rêve un peu chamboulée par le décès de Bouboulina, sa chatte, l’absence de plus en plus fréquente de son amoureux, et c’est sans oublier les nouvelles rénovations pour la piscine! C’est un très bon roman qui nous fait rire et pleurer. Cependant j’ai trouvé qu’il y avait peut-être trop d’événements pour un même groupe d’amis…. Cela nourrit certes l’intrigue, mais cela semble un peu tiré par les cheveux. De fait, nous assistons à un cancer, la vie d’un sidéen, un mariage, une adoption, une naissance, un voyage et le décès d’un animal de compagnie. Cependant, en général ce livre vaut le détour, c’est un roman rayon de soleil à cause de l’humour dont fait preuve l’auteure. Mai 2007 |
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Janette
Bertrand, Le Bien des miens, Libre expression, 384 pages, 3/5 Germaine, 80 ans, mère de famille et présidente d’une entreprise de produits naturels doit trouver lequel de ses enfants ou petits-enfants sera à la tête de l’entreprise. Elle ne souhaite que leur bien, que leur bonheur et c’est à coup de mensonges et de manipulation qu’elle cherche le future PDG. C’est un roman cru, qui se répète, en fait on assiste tout au long du récit aux pensées de chacun, une famille où les non-dits occupent davantage d’espace que la vérité. Germaine veut le bien de ses enfants, et eux pensent la considèrent comme une manipulatrice et ne veulent que prendre sa place au sein de l’entreprise. J’ai été très déçue… peut-être avais-je trop d’attentes face à l’auteure… je ne sais pas. Mais j’ai trouvé que ce livre allait toujours dans l’excès, trop de sexe, trop de non dits, trop de secret… trop de répétitions. J’ai tout de même persévéré, car je voulais connaître la fin, et ce livre est tout de même écrit par l’un des monuments de notre Québec! Mais je considère que celui-ci n’en valait pas la chandelle.
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Dubé, Martin,
Nul si découvert, Éditions de Mortagne, 284 pages 4.5/5 Serge Trudeau aspire à publier le roman qu’il écrit, depuis quelques années déjà entre sa vie de père divorcé et son boulot comme serveur. Le jour où il est enfin publié, il devient ce qu’il a toujours détesté… une star instantanée, comme celles que forme la téléréalité. C’est un roman criant de vérité, une critique sociale, une critique du monde du « show bizness » rempli d’humour. J’ai vraiment beaucoup aimé l’univers de l’auteur. J’avoue avoir été attirée par le résumé et la description que nous pouvions lire en quatrième de couverture. Et je ne regrette nullement d’avoir succombé. L’auteur traite de notre réalité avec beaucoup d’humour et il nous rappelle à quel point les enfants sont souvent plus « sages » que nous. À lire!
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Fine, Anne,
Journal d’un chat assassin, Éditions de la loupe, 78 pages, 4/5 Ce livre est un roman pour les jeunes qui nous présente un chat qui ne mâche pas ses mots. En effet, nous entrons dans le journal intime d’un chat incompris par ses maîtres. Ceux-ci ne souffrent pas de le voir ramener des animaux morts, et un jour, le voilà accusé du meurtre de Thumper, le lapin des voisins. C’est un petit roman humoristique que tous les amoureux des chats aimeront sûrement!
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Marie Andrée
Baudet, Album Miron, L’hexagone, 212 pages, 4.5/5 Dix ans après le décès de Gaston Miron, sa compagne, Marie-Andrée Baudet publie un album qui retrace en images, photos et extraits de textes, sa carrière. Au début, de chaque section, on nous offre un résumé de cette époque de la vie du poète, mais pour le reste, ce sont les mots de Miron et les photos qui racontent. C’est un album très bien préparé, il faut dire qu’on nous souligne que l’auteur avait l’habitude de conserver précieusement ses biens, ses livres, ses écrits. On nous présente donc le parcours de l’auteur, son implication politique, et son travail immense dans le domaine de l’édition, sans s’attarder à sa vie privée. Ceci nous permet d’avoir une vue d’ensemble assez claire de l’œuvre de Miron et nous donne l’envie de visiter ou de revisiter l’homme Rapaillé!
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Judith Leblanc,
Les mots d’Élodie, Les petits loups, 84 pages, 5/5 (Roman jeunesse) Les mots et les expressions ont parfois plus d’un sens et c’est ce que les enfants découvrent avec Élodie. Ce roman se divise en deux histoires, l’une où Élodie s’interroge sur le gâteau aux dattes… comment peut-on manger un gâteau avec des bouts de calendrier? Dans la seconde histoire, Élodie doit aller visiter la bibliothèque, mais elle a peur de devenir un rat… C’est un petit livre qui s’adresse à merveille aux enfants ainsi qu’aux moins jeunes. J’ai trouvé très sympathique l’histoire et les illustrations quoiqu’en noir et blanc, étaient charmantes. Une petite lecture détente pour nous faire sourire!
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Delagrave,
Pierre, On efface tout et on recommence, Éditions Multi-mondes, 101
pages, 3.5/5 Ce documentaire traite des nouvelles technologies dont le consommateur peut user, autant pour se divertir, que pour s’informer. En effet, avec l’arrivé du PVR (enregistreur numérique), des Ipod, la radio internet, les cellulaire ultra-performants, etc. le consommateur est en plein contrôle. Il peut écouter où et quand il le désire ses émissions de radio ou de télé, il peut « zapper» les publicités, et télécharger pratiquement n’importe quoi sur son ordinateur, etc. C’est un essai intéressant, mais j’ai trouvé que l’auteur tenait pour acquis que tous les termes utilisés dans le monde des médias étaient connus de tous… ce qui n’est pas nécessairement le cas. Aussi, les tableaux auraient eu intérêt à être mieux expliqués. Mais en général c’est intéressant de voir les impacts qu’ont, sur nous et nos médias, les nouvelles technologies.
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Joyce Carol
Oates, Sexy, Gallimard, 222 pages, 5/5 Après avoir été raccompagné en voiture par son professeur d’anglais, Darren est différent. Il n’est plus que l’ombre de lui-même, même l’équipe de natation ne lui apporte plus autant de joie. Après ce qui s’est passé avec son professeur, ou plutôt ce qui ne s’est pas produit, ce qui aurait pu être, Darren doit réapprendre à vivre, mais ses amis sont d’un tout autre avis et ils décident d’agir face à ce professeur. C’est un excellent roman pour adolescents, et je dirais qu’il rejoint entièrement le lectorat adulte. Joyce est toujours aussi juste, aussi efficace pour traiter de sujets difficiles, elle nous entraîne dans la quête identitaire d’un jeune, mais aussi dans la descente aux enfers d’un professeur. J’aime beaucoup cette auteure particulière. Juin 2007
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Liz Jensen, La
neuvième vie de Louis Drax, Éditions Nils, 313 pages, 5/5 Les chats ont neuf vies, c’est bien connu, mais qu’en est-il des petits garçons? Louis Drax en est à sa neuvième vie. Depuis sa petite enfance, il cumule les accidents de toutes sortes et sa mère doit faire tout en son pouvoir pour le protéger. Un jour, il tombe d’une falaise, est amené à la morgue mais miraculeusement, son corps reprend vie et le voilà dans le coma. Les médecins tenteront tout pour découvrir le mystère entourant ce miracle, mais aussi la raison de sa chute. C’est un roman qui est écrit à deux voix : Louis qui se raconte à Gustave, un homme blessé qu’il a rencontré dans le monde du coma et celle de Pascal le médecin qui s’occupe de Louis. C’est un roman très puissant que nous propose Jensen, l’univers et le style d’écriture nous rappelle « Le bizarre incident du chien pendant la nuit » de Mark Haddon. Louis est un personnage attachant, les pages filent sous nos doigts tellement nous avons envie de le connaître, d’en savoir davantage sur ce qui s’est passé avant sa chute. Pour moi, il est évident que ce livre occupera une place de choix dans mes cinq meilleures lectures de 2007. Je dirais même que c’est le type de lecture qui, à la fin, nous porte à croire que jamais plus nous ne pourrions lire quelque chose d’aussi fort, d’aussi prenant. La neuvième vie de Louis Drax est un coup de cœur!
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Christine
Arnothy, Une rentrée littéraire, Fayard, 376 pages, 4.5//5 Edmond Éberlé est un éditeur parisien cruel qui fait tout pour décourager les auteurs et semble ne pas croire en l’existence de l’imagination. De plus, la faillite guette de plus en plus son entreprise. Un jour, arrive dans son bureau, Géraldine Kaufmann, une jeune romancière qui déplait immédiatement à l’éditeur. Elle voudrait qu’il lise son roman, insiste, mais il refuse et lui propose de faire un roman-enquête sur un meurtre célèbre. Géraldine, décide quant à elle, d’enquêter sur l’éditeur, un homme qui lui paraît étrange et qui lui fait peur. Ce que découvrira Géraldine est au-delà de toute imagination. C’est un bon roman et j’ai beaucoup aimé l’ambiance dans lequel l’auteure installe ses personnages. C’est un univers mystérieux et inquiétant, le tout garni de touches d’humour qui nous font découvrir un autre visage du milieu littéraire. Je vais certainement me laisser tenter par d’autres titres de cette auteure!
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Louise Portal,
L’angélus de mon voisin sonne l’heure de l’amour, HMH, 203 pages,
4.5/5 Jeanne est écrivaine et depuis un an, elle porte le deuil de son bel amour. Un soir de mai, un air de violon monte dans le ciel, est-ce son nouveau voisin qui joue? Jeanne deviendra amie avec ce voisin qui lui rappellera non seulement son amoureux, mais aussi leur fils et son père, tous deux décédés quelques années auparavant. Elle devra se préparer à vivre un autre deuil, car son nouvel ami a le sida. C’est un roman très bien écrit qui nous porte sur ses ailes. Louise Portal écrit de telle manière qu’on a l’impression qu’elle est à nos côtés à nous susurrer à l’oreille son histoire. J’aime beaucoup la plume de cette femme sensible et douce. Elle arrive toujours à me séduire et à faire glisser quelques larmes sur mes joues.
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Paul Auster,
Dans le scriptorium, Actes sud, 146 pages, 3.5/5 Le personnage principal se nomme M. Blank, enfin c’est le nom que le narrateur lui donne temporairement, car on ne sait pas vraiment quel est son nom. Blank se réveille un matin dans un lieu inconnu, il n’a aucun souvenir. Seules quelques pages de manuscrit et quelques photos semblent éveiller en lui de vagues impressions. Anna, une jeune femme l’aide à se nourrir, à faire sa toilette et lui administre un traitement. Est-il malade? Est-il en prison? Il ne le sait pas. C’est un roman mystérieux et nous avons hâte de connaître davantage le passé de M. Blank. Cependant, la chute de ce court roman ne nous en apprend guère davantage, mais nous laisse tout de même assez surpris. J’avais en partie deviné de quoi il retournait, mais pas exactement dans l’ordre des choses présentées par Auster. Fidèle à lui-même, l’auteur est énigmatique et surprenant. Cependant, malgré le petit nombre de pages, il y a de nombreux passages qui traînent en longueur. Mais les admirateurs d’Auster se délecteront probablement de ce roman qui pour ma part m’a laissé sur ma faim.
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Ionel Silberman,
L’ascenseur de Pénélope, Normant éditions, 175 pages, 3/5 Tout commence par une rencontre dans un ascenseur. Pénélope croise tous les jours un homme, Olivier Pisselot, qui deviendra au fil des rencontres, un ami, et ensuite son époux. Ils auront deux enfants et formeront une famille ordinaire, voire même banale. Cependant, suite au décès de l’oncle Jean, leur vie sera chamboulée par un tableau reçu en héritage. Ils rencontreront des personnages haut en couleurs, dont un assureur conseil avec un passé douteux et un vétérinaire qui lit les pensées de son chien. En quatrième de couverture, on nous signale que ce roman nous rappelle le grand Ionesco… pour ma part j’ai été un peu déçue et la ressemblance avec Ionesco n’est que très pâle. C’est sommes toutes une histoire rocambolesque, un peu farfelue que j’ai apprécié, mais sans plus. Ce n’est pas un livre que je conseillerais chaudement. Juillet 2007
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Sophie Kinsella,
Samantha bonne à rien faire, Belfond, 425 pages, 5/5 Samantha est une avocate de talent et elle travaille pratiquement toujours, afin d’obtenir le poste d’associée. Malheureusement, elle commet une erreur impardonnable qui fait perdre 50 millions de livres à un client. Elle prend donc le premier train et rencontre une famille qui croit qu’elle est leur nouvelle bonne à tout faire. Samantha ne dément pas, espérant pouvoir se reposer un peu, avant de leur dire la vérité. Or, la jeune femme ne connaît rien ou presque en matière de cuisine et de ménage. C’est une comédie charmante, un peu trop fleur bleue, mais complètement rafraîchissante. On retrouve l’effet de surprise que Kinsella nous avait donné dans le premier volet de l’accro du shopping. J’ai vraiment beaucoup aimé, je dirais même plus que l’accro du shopping.
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Grégoire Silly,
Le livre à lire dans son bain, Hébien, 157 pages, 4/ L’auteur nous présente dans ce court livre humoristique, différentes approches ou activités pour le bain. Il y a des jeux, tous plus farfelus les uns que les autres, de courtes histoires de bain, les ennemis du baigneur, les petits plaisirs que peut offrir un bain, et bien d’autres choses. C’est très comique comme bouquin, c’est certain qu’il ne faut pas tout prendre au pied de la lettre, et surtout ne pas suivre tous les conseils… surtout si le livre appartient à la bibliothèque de votre quartier! C’est une belle évasion pour ceux qui comme moi aiment bien lire dans leur bain!
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Henning Mankell,
Meurtriers sans visage, Bourgeois, 385 pages, 3/5 Kurt Wallander enquête sur le meurtre d’un couple âgé. Les deux personnes ont été tuées sauvagement, et cela fait peur à toutes les autres personnes âgées du village, d’autant plus que le tout semble être un meurtre violent, complètement gratuit. Au départ, j’ai bien aimé le livre, le tout commence rapidement, et l’auteur vient nous chercher tout de suite. Malheureusement au fil des pages j’ai perdu de l’intérêt… j’avais l’impression que l’auteur nous embrouillait, nous perdait dans de multiples détails qui n’avaient pas nécessairement lien avec l’affaire en cours. Peut-être avais-trop d’attentes face à cet auteur? Ou simplement n’étais-je pas dans une bonne période de lecture… je n’en sais rien, mais c’est avec beaucoup de difficultés que j’ai lu ce roman. Ce n’est toutefois pas exclus que je me frotte au second volet dans les prochains mois, parce que j’aime bien la série télé qui a été inspirée des livres de Mankell.
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François
Barcelo, Chroniques de Saint-Placide-de-ramsay, fayard noir, 309
pages, 5/5 Ce sont deux courts romans que nous offre l’auteur. Le premier : Pompes funèbres, raconte l’histoire de Wilfrid, un ancien camionneur et de Bertrand, son meilleur ami, patron des pompes funèbres de Saint-Placide. Les deux hommes ont l’idée de glisser un magnétophone dans les cercueils, afin de savoir ce que les gens confient aux défunts. Mais la blague va trop loin le jour où Bertrand se fait passer pour mort, afin de savoir ce que les siens auraient à lui dire. Le second roman : Fonts baptismaux, relate le conflit entre le curé de Saint-Placide et la directrice de la caisse populaire au sujet de l’achat de nouveaux fonts baptismaux. Une relation de haine et de charme s’installe entre eux. Les deux histoires sont à l’image de ce que l’auteur nous offre habituellement, c’est-à-dire beaucoup d’humour noir, d’ironie et des personnages débridés. Au passage, Barcelo se fait un malin plaisir de se moquer des forces de l’ordre et de la religion. À lire pour tous ceux qui aiment déjà Barcelo et pour ceux qui désirent le connaître.
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Mirjam
Pressler, Le poison des roses, Calmann-lévy, 262 pages, 2/5 Lisa est une auteure de romans policiers, elle vit seule avec les personnages du roman sur lequel elle travaille. Un soir, elle recueille Annabella, une jeune fille sans abri qui a été frappée par son petit ami. La cohabitation ne se fait pas sans heurt. La jeune fille n’est pas l’ange qu’elle semblait être, elle prend de plus en plus d’espace dans la vie de la romancière et, à son insu, elle inspire un nouveau personnage qui fera basculer l’univers du roman que Lisa écrit. Et bien entendu la vie de Lisa aussi bascule. Les deux univers s’entremêlent, c’est intéressant au départ, mais très vite on se lasse de la « vraie vie » de Lisa et nous aimerions davantage lire son roman qui semble plus inspiré! Je n’ai pas particulièrement aimé, ni détesté, j’ai davantage l’impression d’avoir perdu mon temps.
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Isabel Ellsen,
227 amants et demi…, Plon, 162 pages, 1/5 Lou Hamlet est interrogée par le commissaire pour le meurtre de l’un de ses ex amants, Gepetto Bidule. Les autres anciens amants de Lou témoignent aussi devant le commissaire, mais leur histoire, n’est pas la même que celle de Lou. Ils disent qu’elle ment et elle jure son innocence. Qui a vraiment tué Gepetto qui collectionnait aussi les relations amoureuses? C’est un livre sans intérêt…. Le quatrième de couverture était un peu plus prometteur que le livre en lui-même. Heureusement qu’il ne faisait que 162 pages! Un livre à éviter. Août 2007
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Markus Zusak,
La voleuse de livres, OH! Éditions, 527 pages, 4.5/5 Vous est-il arrivé que la mort elle-même vous raconte une histoire? Seriez-vous intéressé par cette expérience? Oui, alors ce livre est pour vous. La mort nous raconte l’histoire d’une petite fille qui apprend à lire avec son père adoptif, et qui aime tellement les mots qu’elle ne peut s’empêcher de voler des livres. Elle vit dans le contexte allemand de la seconde guerre mondiale, son frère est décédé et sa mère l’a confiée à une famille adoptive. Ce sont les mots qui aideront l’enfant à survivre à la guerre et ses atrocités et à toutes les déceptions que la vie lui a déjà imposées. C’est un très bon livre qui aborde la seconde guerre mondiale, mais sans entrer trop dans les détails morbides. C’est davantage un roman qui célèbre l’amour des mots et des livres. J’ai beaucoup aimé quoique certains passages s’étirent parfois en longueur. Aussi, le fait que la narratrice soit la mort, j’ai trouvé très original, et aussi très intéressant de sentir la mort comme une entité. J’ai vraiment adoré cette idée qu’a eue l’auteur! Chapeau Markus Zusak!
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Chris Pascoe,
Monsieur Chatastrophe : une biographie de neuf vies, Balland, 253
pages, 4/5 Voici un roman drôle et sympathique qui ravira tous les amoureux des chats. Brum a onze ans et il fait partie de ces chats qui accumulent les gaffes, les accidents et les humiliations. Son maître, un biographe, nous raconte sa vie avec ce chat peu agile. Par le fait même, nous en apprenons un peu sur la vie du maître, ses amours, sa vie de famille etc. C’est vraiment un très bon roman, drôle à souhait qui nous entraîne de surprises en surprises. J’ai beaucoup aimé l’approche de l’auteur et surtout les passages où il met en scène le chat avec le bébé de la famille, mais plus que tout c’est le dernier chapitre qui m’a complètement séduite. Cependant, j’ai trouvé que certains chapitres abordaient trop un aspect théorique du félin ce qui, quoiqu’intéressant, rompait un peu le rythme de l’histoire. |
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Marie
Desplechin, Le journal d’aurore. 1, Jamais contente, L’école des
loisirs, 180 pages, 5/5 Aurore nous présente son journal humoristique. Sa vie de famille n’est pas toujours de tout repos entre ses deux sœurs, ses parents et grands-parents. Elle a quelques amies à qui elle peut se confier, mais jamais comme à son journal intime, surtout quand il est question de ses amours. Découvrez vous aussi cette jeune adolescente qui ne pourra que vous séduire et vous rappeler, qu’un jour nous passons tous par les joies et les peines de l’adolescence.
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Anne Cassidy,
Judy Portée disparue, Milan, 186 pages, 4/5 Il y a huit ans, après une chicane avec sa sœur, Kim a laissé partir Judy, et celle-ci a disparue, un peu comme si elle s’était volatilisée. L’enfant de cinq ans n’a laissé aucune trace. Kim a de la difficulté à se remettre de cette perte et elle croit apercevoir partout sa sœur, même après huit ans. C’est un roman pour adolescents écrit avec brio, qui nous montre bien la culpabilité et la tristesse de l’adolescente. L’auteur nous avait offert auparavant l’affaire Jennifer Jones qui avait captivé mon attention. C’est une auteure qui sait rejoindre autant les adolescents que les adultes.
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Patricia
Highsmith, Des chats et des hommes, Calmann-Lévy, 135 pages, 5/5 Les chats sont mis en vedette dans ce trop court livre de Patricia Highsmith. Elle nous offre entre autres, trois poèmes, trois nouvelles et un essai. Elle mets en scène un chat qui ramène à la maison deux doigts humains, un autre qui se bat avec le petit ami de sa maîtresse et un dernier qui chassera une bête étrange. Les nouvelles sont excellentes, les poèmes laissent à désirer, mais c’est l’essai qui m’a le plus séduite, un essai où l’auteur nous raconte sa relation d’auteur avec ses chats. C’est un bijou à lire pour ceux, qui comme moi sont amoureux des chats.
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Jamie M. Saul,
Les leçons des ténèbres, Calmann-Lévy, 334 pages, 2/5 Lors de la dernière conversation que Jack a eu avec son fils Danny, âgé de 15 ans, ce dernier lui a demandé ce qui était le plus important la loyauté ou la sincérité. Peu de temps après, Danny a été retrouvé, mort une balle dans la tête. Des années plus tard, Jack n’a toujours pas compris le geste de son fils et il fera tout en son pouvoir pour enfin comprendre. L’idée de base est bonne, mais l’auteur se perd dans de trop multiples descriptions, souvenirs de son passé avec la mère de Danny. En fait, j’ai eu l’impression que l’auteur voulait produire un certain nombre de pages, plutôt que de se limiter à l’essentiel de son histoire. J’ai été très déçue par ce livre.
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Marie
Desplechin, Le journal d’Aurore. 2, Toujours fâchée, Médium, 237
pages, 4.5/5 Dans ce deuxième volet du journal d’Aurore, nous la retrouvons sur le point de déménager chez sa grand-mère suite à une facture de téléphone un peu trop salée. En plus de déménager, elle doit doubler son année scolaire. C’est toujours avec un humour rafraîchissant que l’auteur nous transporte dans la tête de cette adolescente qui ressemble, somme toutes, à toutes les autres. J’aime beaucoup la plume de l‘auteure et l’univers dans lequel elle nous invite. Ce livre est à mettre en toutes les mains des ados!
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Douglas
Kennedy, La femme du Ve, Belfond, 377 pages, 3.5/5 Lorsqu’Harry perd son emploi, suite à un scandale, que son épouse le quitte, il s’exile dans une chambre de bonne à Paris. Il y vit pauvrement, écrivant le jour et veillant la nuit sur un entrepôt plutôt louche. Une seule lueur de bonheur éclaire cette morne existence : une belle hongroise qu’il retrouve tous les trois jours entre 17h et 20h. Mais, des coïncidences surviennent et étrangement les gens qu’Harry déteste ont des accidents inexpliqués. C’est un roman très bien orchestré qui nous tient en haleine jusqu’à la fin. Malheureusement, l’auteur a choisi la facilité comme chute pour son roman… un peu comme ces mauvais livres où toutes les aventures vécues par les personnages n’étaient qu’un rêve. Je ne vous dis pas que c’est ainsi que se termine ce roman, mais cela lui ressemble. Septembre 2007
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Tonino
Benacquista, Saga, Gallimard NRF, 353 pages, 5/5 Louis, Nicolas, Jérôme et Mathilde, quatre personnes inconnues ou méconnues, sont convoqués afin de créer le scénario d’une nouvelle série télévisée. On leur donne comme seule directive d’écrire n’importe quoi, car cette série n’est pas destinée à être vue, elle sera diffusée entre 4 et 5 heures tous les matins. Les auteurs s’amuseront en écrivant et ils verront leur vie changer grâce à ce drôle de contrat. C’est un très bon roman, qui m’a tenue liée à ces personnages tout au long des chapitres. Ils sont attachants et nous avons toujours envie de les retrouver au fil des pages. Ils deviennent un peu comme des amis. J’ai vraiment beaucoup aimé ce livre qui était sur ma liste de livres à lire depuis déjà trop longtemps. C’est le type de livre que j’offrirais à un bon ami.
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Amélie Nothomb,
Ni d’êve ni d’Adam, Albin Michel, 244 pages 5/5 Les fidèles lecteurs d’Amélie Nothomb savent qu’à l’âge de cinq ans elle habitait avec ses parents au japon et qu’à l’âge adulte, elle y travaillait dans une entreprise, vie qu’elle racontait dans son livre Stupeurs et tremblements. Dans ce livre-ci, elle nous présente sa vie de jeune adulte au japon, mais sa vie hors de l’entreprise. Elle nous raconte ses premiers amours avec Rinri, un jeune homme à qui elle donnait des leçons de français. Nous retrouvons une Amélie qui se raconte, qui relate ses souvenirs. J’ai bien aimé en savoir davantage sur cette auteure qui a eu tout de même une vie différente de la mienne. Je crois que j’ai vraiment une préférence pour les souvenirs d’Amélie que pour ses fictions, quoique c’est toujours avec une grande soif que je m’abreuve des mots de l’auteure et j’ai toujours hâte de voir jusqu’où elle m’entraînera!
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Caroline
Allard, Les chroniques d’une mère indigne, Hamac-carnets, 245 pages,
5/5 Au départ, mère indigne est une « blogueuse », c’est à dire que c’est sur internet que les gens pouvaient lire ses chroniques. Elle raconte son quotidien de mère, d’épouse et d’étudiante, bref une vie dont plusieurs d’entre nous ont vécu ou vivons encore. Mais c’est avec beaucoup de dérision, d’humour que la jeune mère raconte ses déboires familiaux. J’ai tout simplement adoré! En tant que femme nous ne pouvons que nous reconnaître, et les hommes pourront aussi reconnaître leur épouse dans ce trop court livre. Je peux dire que je suis aussi une mère indigne à mes heures, et comme le dit Caroline Allard, c’est une question de survie!
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Risa
Green, un bébé made in L.A., Marabout, 525 pages 3.5/5 Lara Stone est une jeune américaine de Los Angeles, conseillère d’orientation dans une école huppée. Sa vie toute entière est chamboulée lorsqu’elle décide, pour faire plaisir à son mari, d’avoir un bébé. Étant plutôt superficielle, la prise de poids due à la grossesse est une des grandes craintes de Lara, mais ce n’est là que l’un des nombreux points difficiles qu’elle devra affronter durant sa grossesse. C’est un roman cocasse un peu trop léger, mais qui m’a rappelé tout de même des moments de mes propres grossesses, quoique le monde de Lara Stone est très loin du mien! Nous croisons plusieurs amis du couple, ainsi que des étudiants qui ont recours aux services de la conseillère d’orientation. Ces étudiants ont été les personnages qui n’ont plus charmée dans ce roman!
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François
Gravel, Vous êtes ici, 278 pages, 4/5 Nous avons tous été dans un centre commercial, mais connaissons-nous vraiment les dessous de ces galeries marchandes? Un professeur de mathématique retraité, une étudiante en technique policière renvoyée, un ancien fabricant et vendeur de « buvard » et de LSD, tels sont quelques-uns des agents de sécurité du centre commercial imaginé par l’auteur. J’ai eu un peu de difficulté au départ à me laisser imprégner par le milieu où gravitent ces personnages. Le problème c’est que nous ne sommes pas en présence d’une histoire ayant un commencement et une fin, mais que nous sommes projetés, pour quelques semaines au sein du mode de vie des gardiens de sécurité. Mais une fois que nous nous laissons entraîner totalement, nous prenons plaisir à rencontrer les commerçants, les clients et bien entendu ceux qui doivent « produire la sécurité ». Un endroit aussi est assez particulier, il s’agit de la boutique « presque rien », un endroit qui nous laisse un peu nous demander s’il y a vraiment une boutique qui puissent avoir cet usage dans l’un ou l’autre des centre commercial qui parsèment cette planète. Finalement, c’est un livre qui mérite vraiment qu’on lui donne la chance de nous capter, de nous engouffrer au sein de ses pages car il présence non seulement un univers que nous connaissons mal, me semble-t-il. L’humour et le réalisme de l’auteur ne peut que nous enchanter. Octobre 2007
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Mirjol,
Christina, Suzanne ou le récit de la honte, Mercure de France, 123
pages,1/5. Il y a de ces livres dont le quatrième de couverture nous plait, mais qui ne nous donne qu’un goût amer. Tel est le cas pour ce livre. Le quatrième de couverture nous annonce l’histoire d’une femme de cinquante –deux ans, qui se fait renvoyer douze ans après avoir donner le meilleur d’elle-même pour une compagnie. La honte la submerge, et elle décide de ne plus rentrer chez elle, et élu domicile dans un parc pendant près d’un an, jusqu’à ce que les voisins commencent à se plaindre de cette présence. J’ai eu l’impression de lire un délire, un peu comme si l’auteure avait écrit sous l’effet de puissantes drogues… j’ai complètement détesté. C’est difficile à lire, tant les propos sont décousus… Je l’ai tout de même terminé, dans l’espoir que les choses reprendraient leurs cours normal… que l’écriture deviendrait plus limpide, mais non, du début à la fin, les phrases ne font pas honneur à la belle langue de Molière et les propos demeurent décousus.
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Patrick Sénécal,
Sept comme setteur, Éditions de la Bagnole (collection gazoline) 102
pages, 4/5 Ce soir là, Rom et Nat attendent avec impatience le père-Noël, mais à son arrivée, ce dernier est différent, voire même méchant. De fait, il kidnappe Nat. Le père-noël n’est toutefois pas le seul à être devenu mauvais, le papin de pâques offre aux enfants des monstres en chocolat et la fée des dents arrache toutes les dents des enfants. Patrick Sénécal en est à son 8e roman, mais il s’agit ici de son premier roman pour enfant. En fait, ses enfants ne pouvant pas lire les romans de leur père, il a décidé d’écrire quelque chose pour eux. Personnellement, j’ai eu un peu de difficulté à voir sept comme setteur avec des yeux d’enfant, j’avais toujours en tête le Sénécal qui me captive toujours avec ses romans plus tordus les uns que les autres. J’avais l’impression que Sénécal me prenait par la main… mais c’est normal pour un public cible jeunesse! Je crois que c’est un roman qui peut plaire à des jeunes qui ont atteint une certaine maturité, car malgré que ce soit de la fiction, il s’agit d’un roman d’épouvante qui contient des scènes un peu particulières. La collection est très bien conçue, aussitôt qu’un mot est plus complexe, une note en bas de page offre au lecteur une définition simple. Aussi, après le texte de l’auteur, un dossier présente ce qu’est un roman d’épouvante, un bref historique de l’histoire du bonhomme sept-heure, le rôle du dialogue et du dénouement dans l’histoire ainsi qu’une courte biographie de l’auteur. Bref c’est un petit roman pour les jeunes mais qui ravira aussi les fans de Sénécal.
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Jack Ketchum,
Une fille comme les autres, Bragelonne, 350 pages 5/5. Le point de départ de Ketchum est un fait divers qu’il a lu dans le journal, dont il se base pour nous offrir ce roman. David, le personnage principal raconte ce qu’il a vécu dans les années cinquante, alors qu’il était adolescent et qu’il était très amis avec ses voisins et la mère de ceux-ci. Ruth, la mère des voisins, était dépareillée et plutôt permissive ce qui fait que David et les ados du quartier avaient beaucoup de liberté. Mais tout a changé lorsque la garde de Meg et Suzanne, des nièces de Ruth, lui est confiée. Meg sera à la fois séquestrée et torturée au-delà du supportable, autant par Ruth que par ses fils et les jeunes du quartier. C’est un roman qui nous tient en haleine jusqu’au bout. Certains passages sont terribles à lire, mais là où le comble de l’atrocité se produit, David nous dit qu’il ne peut raconter ce moment, délicatesse que nous apprécions en tant que lecteur. Bref, un roman qui fera en sorte que vous ne verrez plus vos voisins de la même manière…. Et si au fond du sous-sol de vos voisin était retenue prisonnière une Meg?
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Norah
Shariff, Les secrets de Norah, JCL, 289 pages, 5/5 Norah, est la fille de l’auteure du voile de la peur Samia Shariff. À la suite de sa mère, Norah décide de nous livrer ses secrets, sa vision de leur histoire commune. Il s’agit ici d’un témoignage bouleversant d’une enfant abusée, maltraitée, témoins des sévices administrés à sa mère. C’est aussi le récit d’une jeune femme fonceuse qui a soutenu sa mère dans leur périple pour se sortir de l’enfer. J’ai bien aimé voir l’envers de la médaille, avoir le point de vue de l’aînée de la famille. C’est certain que c’est la même histoire en plusieurs points, mais elle aborde différemment les faits, car c’est le point de vue enfantin ou celui d’une adolescente qu’elle nous livre. Un document qui nous ramène à des valeurs fondamentales telles que le respect de ce que chacun a de plus humain en lui. On ne peut demeurer indifférent devant tout ce que cette jeune femme et sa famille ont vécu. Novembre 2007
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Christine
Eddie, Les carnets de Douglas. Alto, 198 pages, 5/5 Deux adolescents, Éléna et Romain, deux destins qui s’uniront sous les arbres de la forêt bordant Rivière-Aux-Oies, un tout petit village. Elle, promise au fils de l’épicier, décide de fuir et « d’oser sa vie ». Lui, fils cadet d’une famille trop occupée pour avoir du temps à lui consacrer, décide de courir le vaste monde et de vivre dans les bois. Ils vivront une histoire d’amour hors du commun. Autour de cette famille singulière gravitent un médecin, une institutrice et une enfant issue des bois. Il est rare que je trouve si peu de mots pour décrire un roman…. Mais celui-ci me laisse sans voix… La beauté des mots, la profondeur des personnages et les événements, tout nous gonfle le cœur et nous prouve que la vie mérite toujours d’être vécue. C’est un livre qui, comme une caresse, nous touche directement au cœur. Bref, Christine Eddie est une auteure à découvrir et parions que les carnets de Douglas ne sera pas son unique roman.
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Thierry
Bissonnette, Thomas De Koninck attiseur de consciences, Varia,
collection mémoire vive, 90 pages, 5/5 La collection Mémoire vive, nous offre des essais présentant des hommes et des femmes qui ont apporté beaucoup au monde intellectuel. Cette collection a pour but de nous faire connaître des gens, toujours vivants, car c’est dommage de prendre conscience de la grandeur d’un individu après sa disparition. Thierry Bissonnette est un ancien étudiant en philosophie à l’université Laval (Québec), et il nous présente un maître hors du commun qui aura fait grandir intellectuellement bien des étudiants. Il y a quelques années, cet homme a été nommé le professeur de l’année à l’université. L’auteur nous présente la pensée du philosophe, sa manière d’enseigner qui, plutôt que de donner sa matière comme un automate, la fait surgir à la conscience des jeunes par le dialogue, un peu comme le faisait, à son époque, Socrate. Ayant été l’une des étudiante de Thomas De koninck, je ne suis pas vraiment objective, cet homme a changé, en quelque sorte, ma vie et m’a beaucoup fait réfléchir, et ce sur plusieurs sujets, particulièrement l’amour et l’éducation. Ce qui m’a toujours fascinée en cet homme c’est sa mémoire phénoménale des textes qu’il a lu, son amour des mots et de la littérature, et surtout son optimisme face à l’avenir et les jeunes. Bref, c’est avec brio que Thierry Bissonnette rend hommage à De Koninck, un homme humble mais qui aura sans doute changé la vision de notre société chez bien des jeunes et moins jeunes. |
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