Mes Critiques de livres 2004

Bienvenue chez Dytal.
Ici vous trouverez les critiques des livres
que j'ai lus dans les derniers mois.
Bonne lecture
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Psittt pour les critiques 2000
à 2003
voir les liens en bas de la page!
Vous aimez mes critiques et
avez le goût de venir me rejoindre sur un forum de
discussion?? alors rendez-vous sur "la petite
place" il me fera plaisir de vous jaser!
bisoussssss
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Mon top 5 lectures 2004 :
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| Mise à jour: 31 Décembre 2004 7 Critiques |
Janvier 2004
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Daniel Shelton, "Ben" et
"Ben... encore", 5/5
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Eoin Colfer, Mission
Polaire (Artemis Fowl-2), Gallimard jeunesse, 351 pages,
4/5 Holly Short, fée policière doit cette fois enquêter sur un trafic d'armes féeriques et sur un trafic de piles humaines au profit des gobelins. Artémis est soupçonné. Cependant, au cours de l'enquête Holly devra faire équipe avec Artémis afin neutraliser le complot contre les fées et ensuite aider le jeune humain à retrouver son père. C'est un réel plaisir de retrouver les personnages magiques du premier Artémis Fowl. Je me suis beaucoup attachées à toutes ces créatures, mais surtout à Mulch Diggums le nain cleptomane. J'ai vraiment adoré et je lirai le troisième tomes d'ici la semaine prochaine!
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Majgull Axelsson, La
sorcière d'avril, Ed. JC Lattès, 526 pages, 4/5
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Eoin Colfer, Code éternité
(Artémis Fowl-3) Gallimard jeunesse, 385 pages, 5/5 C'est vraiment tout un monde nouveau que nous offre Colfer! À lire absolument!
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Frédéric Beigbeder, L'amour
dure trois ans, Grasset, 4.5/5
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Frédéric Beigbeder,
nouvelles sous ecstasy, Gallimard, 101 pages, 3/5
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Rosie Thomas, Tous les cœurs ont leur part secrète, Super
Sellers, 410 pages, 2/5 Rob était saoul au volant de son véhicule lorsqu'il a eu un accident qui a coûté la vie ;à son meilleur ami Danny. À l'hôpital, Rob fera la rencontre de Jess, la mère de Danny et du reste de la famille de son ami. Une relation amoureuse se développera entre Jess et Rob, ce qui créera de nombreuses discussions entre Jess et sa famille. C'est un roman très léger, un peu trop à la Danielle Steel. C'est le genre d'histoire beaucoup trop prévisible, où on a l'impression que les personnages n'ont pas droit au bonheur tellement les malheurs sont nombreux à frapper à leur porte. Inutile de préciser que je n'ai pas aimé!
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Jules Verne, Le secret de
Wilhelm Storitz (version d'origine) Édition Stanké, 185
pages, 3.5/5 La jeune Myra Roderich doit épouser le Marc le frère du narrateur. Cependant, un autre prétendant avait demandé la main de la jeune demoiselle et avait été rejeté par la famille Roderich. Storitz, un être sombre jure de se venger et de tout faire pour empêcher le mariage. Il s'agit d'un roman fantastique que nous propose Verne. Ce livre est le dernier que l'auteur a écrit, 19 jours avant sa mort. L'éditeur qui n'aimait pas vraiment le romantisme fantastique de ce récit a demandé au fils de Verne de faire des changements qui ont dénaturée l'oeuvre. Heureusement La société Jules Verne a retrouvé le manuscrit original qu'ils ont confi aux Éditions Stanké. Je n'ai pas lu l'autre version, préférant nettement lire la version de l'auteur. Cependant, j'ai moins aimé l'aspect très descriptif des lieux où se trouvent les personnages. En fait, toute la première partie du roman est le compte rendu du voyage du narrateur qui l'amène chez son frère et sa future belle-soeur. Il raconte avec force et détailles un voyage de quinze jours. C'est cela que je n'ai pas aimé... Mais pour le reste c'est un bonne histoire qui ressemble à une nouvelle vu la tournure des événements, et la chute du livre.
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Didier Van Cauwelaert, Hors
de moi, Édition Albin Michel, 215 pages, 5/5 Comment vous sentiriez-vous si au sortir d'un coma de trois jours vous tentiez de rejoindre votre épouse et que lorsque vous frappiez à votre porte un inconnu vous ouvre et jure être vous. C'est ce qui arrive à Martin Harris. Personne ne le reconnaît pas même son épouse. Seule la chauffeuse du taxi qui vous a conduit au coma vous fait confiance et vous aide à découvrir ce qui s'est passé. C'est un roman qui se lit d'une traite, un livre que nous ne pouvons refermer avant la fin et surtout un livre qui restera présent en vous pendant un certain temps, tellement l'émotion et la quête d'identité du personnage principale est puissante. Cauwelaert a de nouveau prouvé qu'il est à la hauteur de l'amour que je lui porte! Un livre à lire!
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Patrick Sénécal, Aliss, éd.
à lire, 520 pages, 4.5/5 Alice a 18 ans lorsqu'elle décide de quitter le cégep est la famille pour aller vivre sa vie à Montréal. À la suite d'une rencontre dans le métro, Alice aboutit dans un quartier où tout est étrange, tout est différent.. Elle y rencontra des gens haut en couleurs, qui l'aideront à s'installer et à mordre à pleines dents dans la vie. Alice est prête à tout pour se tailler une place mais fera-t-elle toujours les bons choix? Arrivera-t-elle à trouver ce qu'elle est venue chercher dans ce drôle de quartier? C'est le dernier roman de Sénécal qu'il me restait à lire et je ne suis pas déçue quoique celui-ci est très différent des autres. Il est beaucoup plus fantastique et l'auteur semble avoir eu beaucoup de plaisir à imaginer les scènes un peu (beaucoup) sexuelles qui parcourent la trame du livre. Les personnages sont très colorés, ils nous sortent de notre quotidien. J'ai beaucoup aimé et j'ai eu beaucoup de plaisir, il m'est même arrivé de rire fort! ;0)
Février 2004 |
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Michel Zumkir, Amélie Nothomb de A à Z, portrait d'un
monstre littéraire, Édition Le grand miroir, 184 pages,
5/5. Amélie Nothomb est une auteure prolifique qui nous offre un livre par année depuis 12 ans. Elle est une jeune femme étrange et parfois mythique. L'auteur a choisi, sous la forme d'un abécédaire, de présenter une enquête sur Amélie Nothomb. Son texte est enrichi d'entretiens avec des proches, des membres de sa famille, des acteurs du monde littéraire, et il nous présente quelques photos personnelles de l'auteur. Pour ceux qui sont curieux d'en apprendre un peu plus sur Amélie Nothomb c'est à lire absolument.
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Amin Maalouf, Les identités meurtrières, (essai), livre de
poche, 189 pages, 5/5 L'auteur qui est d'abord connu pour ses romans nous offre ici un essai où il traite du besoin 'appartenance, de la religion, de la nationalité, bref de tout ce qui constitue une identité humaine. Il nous montre ce qui peut pousser des gens dans la folie meurtrière au nom de leur nation ou leur religion. C'est écrit très simplement et l'auteur illustre de nombreux exemples ses propos. Pour tout ceux qui se posent des questions sur l'identité et ce qui peut mener un individu à agir malgré ses convictions. Le sujet est très actuel en ces temps où la mondialisation est sur toute les lèvres.
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Boris Vian, j'irai cracher sur vos tombes, Christian
Bourgeois éditeur, 210 pages, 5/5 Lee Anderson quitte son pays natal pour la ville de Buckton pour y occuper un poste de gérant dans une petite librairie. Il se fait vite des amis avec qui l'alcool coule à flot. Il séduit toute la bande même deux bourgeoises, deux soeurs que lui présente Dexter. Ce que personne ne sait, c'est que son petit frère noir a été pendu pour avoir séduit une femme blanche. Lee a décidé de se venger. Un roman court mais très intense qui nous propose une réflexion sur le racisme, le désir de la vengeance et surtout sur les gens qui sont d'une race autre que ce qu'il paraissent. En effet, Lee est noir de par sa filiation quoiqu'il paraisse peu différent des blancs qui l'entourent! Le tout est présenté à la Boris Vian avec une dose d'érotisme.
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Carlene Thompson,
Rhapsodie en noir, J'ai lu, 443 pages, 4.5/5 À l'âge de 19 ans, Nicole Sloan a été violée et ses violeurs ont été assassinés quelques jours plus tard. Son petit ami de l'époque, Paul, a été accusé de ces deux meurtres, mais il est disparu à la suite d'un accident d'auto. Cependant, 15 ans plus tard, alors qu'étrangement le père de Nicole s'est suicidé, celle-ci aperçoit Paul au cimetière... les événements s'enchaînent à une vitesse folle au point que Nicole vient à soupçonner plusieurs personnes qui l'entourent de vouloir la faire accuser de plusieurs meurtres qui surviennent. C'est un excellent thriller, qui nous laisse dans le doute jusqu'à la toute fin. Cependant, il me semble que parfois les événements sont un peu tirés par les cheveux, mais sommes toute nous avons toujours hâte de voir la suite.
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Émile Zola, La conquête de Plassans, (tome 4 des
Rougon-Macquart), 3.5/5 Marthe et François Mouret ont une vie tranquille entourés de leurs trois enfants et de leur cuisinière. Un jour, il accueillent dans leur maison un nouvel Abbé et sa mère, qui de prime abord paraissent tranquilles et timides. Cependant, tout va changer lorsqu'il se rendront compte des desseins des nouveaux venus. Mais il sera trop tard. Dans ce livre, l'auteur aborde la thématique de la folie, de beaucoup plus près que dans les précédents tomes. Surtout la folie dans laquelle sombrera Marthe sera préoccupante. Ce n'est pas le meilleur des Rougon-Macquart jusqu'à maintenant mais c'est tout de même un livre qui vaut le détour.
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Michel Tremblay, Le cahier noir, éd. Léméac / actes sud,
257 pages, 4.5/5 Céline Poulin travaille la nuit dans un restaurant sur la Main, elle y rencontre les folles de la nuit, dont font partie La duchesse de Langeais, Cuirette et Hosanna. Elle reçoit un jour l'offre d'aider une jeune comédienne pour son audition. Offre qu'elle finira par accepter, malgré son physique un peu particulier, physique qui lui a toujours causé du chagrin, des déceptions et le sentiment d'avoir été le malheur de toute sa famille. C'est un très bon roman qui joint de près ou de loin la lignée des chroniques du plateau. ON nous y présente des personnages haut en couleurs, qui vivent une vie plus près de la fiction que de la réalité, fiction qui parfois peut tourner à la tragédie. J'ai beaucoup aimé!
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André Pratte, Les oiseaux de malheur, essai sur les médias
d'aujourd'hui, éd. VLB, 244 pages, 5/5 André Pratte est un journaliste quelque peu déçu par les dessous de son métier et c'est sa déception, son regard critique qu'il nous offre dans cet essai. Ils nous présente ses façons de voir le journalisme et appui ses dires de multiples exemples tiré du monde radiophonique, de la télévision et des quotidiens de Québec et Montréal. C'est très intéressant, à lire et très éclairant. Je le conseille pour ceux qui ont déjà le sentiment de ne pas pouvoir se fier toujours aux journalistes, mais surtout à ceux qui croient que tout ce qui sort de ces oiseaux de malheurs est pure vérité.
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Audrey Benoît, Sylvie, ed Lanctôt, 221 pages, 3.5/5 Sylvie a 25 ans et décide d'écrire son journal intime afin d'apprendre à se connaître et surtout arriver à s'aimer. Comme sa ,mère lui a toujours renvoyé une image négative d'elle-même, elle n'a pu qu'arriver à se détester au point de souhaiter mourir. Le journal nous révèle l'intériorité de Sylvie le personnage principal, et par moment nous avons un narrateur qui nous narre les événements. C'est écrit crûment, mais avec beaucoup de style. Audrey Benoît a une plume agréable à lire au point que nous avons l'impression d'entendre Sylvie se raconter à nous. Cependant, j'avais parfois l'impression que l'auteure voulait nous montrer qu'elle avait de la culture sans jamais vraiment préciser et approfondir ce qu'elle voulait nous partager en matière de philosophie, de psychologie. Aussi elle fait référence à un moment à un personnage de Tremblay, mais comme elle ne précise pas qui est Albertine (Albertine en cinq temps), le lecteur ne sait pas nécessairement de qui elle parle. Je déteste que les auteur prennent pour acquis que nous connaissons tous ce dont ils parlent. Aussi, le livre est profond en ce qui a trait à l'intériorité de Sylvie, mais pour ce qui est des événements qui arrivent au fil du roman, c'est un peu superficiel et fade.
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Audrey Benoît, Nous étions sept, Lanctôt Éditeur, 207
pages, 3.5/5 Ils sont sept jeunes adultes et veulent changer le monde. Ils sont passionné par la politique, l'engagement personnel, l'existentialisme, mais en même temps, ils ne savent pas ce qu'est aimer, ils sont mélanger et ils ont peur les uns des autres. C'est une toile d'araignée qui se tisse autour des personnages, une toile de tristesse et de passion. On sent déjà dans ce second roman de l'auteure, une certaine maturité qui n'était pas dans le premier roman. Mais il en reste que ce n'est guère profond, on nous montre que les personnages ont des questionnements qui sont aussi les nôtres mais sans toutefois les approfondir. Quoique ce soit moins pire dans ce roman que dans le premier, l'auteur semble encore une fois étaler ses connaissances, mais étaler seulement les banalité qui sont dites dans les cours de philosophie sans toutefois questionner ces idées reçues. J'avais entendu tellement de bien autour des livres de cette jeune auteur que j'avais envie de les lire, mais jusqu'à maintenant je suis déçue. Vais-je avoir le courage de lire le troisième roman de Audrey Benoît?
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Monique Proulx, Le sexe des étoiles, Éd. Québec-Amérique,
328 pages, 2/5 C'est l'histoire de Camille dont le père a décidé de devenir une femme, celle de Michèle sa mère, qui blessée cherche à redevenir amoureuse, une recherchiste qui croit peu à l'amour et un auteur déchu. Bien entendu, il y a Marie-Pierre la transsexuelle, le père de Camille. Tous ces personnages se croisent au gré du temps, mais tous ont en commun la recherche du soi profond et leur identité sexuelle. J'ai passé le livre à être mélangée dans les nombreux personnages, et je n'ai pas embarqué du tout. Tout au long je me disais: pourtant c'est un classique québécois, on en a fait un film etc. Mais non, impossible, ma seule envie était que s'achève ce long calvaire. Heureusement que Monique Proulx a une belle écriture parce que sinon je ne saurais pas la fin ;0)
Mars 2004 |
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Dean Koontz, Regard oblique, Robert Laffont, 515 pages,
4/5 Junior Cain est marié et heureux, enfin c'est ce qu'il semble être jusqu'à ce qu'il tue froidement sa femme en la jetant en bas d'une tour. Les policier n'arrivent à prouver sa culpabilité ce qui fait que Cain est toujours en liberté. Mais en fait, Cain est un homme cruel et qui n'hésite pas à tuer tous ceux qui se mettent en travers de son chemin. Le soir où l'épouse de Cain meurt, deux enfants naissent: Bartholomé et Ange. Bartholomé a des yeux formidable et est ce qu'on appelle un enfant prodige. Il est très en avance sur les autres enfants. Ange a aussi un petit quelque chose de particulier, elle n'est pas aussi prodige que Barthy, mais elle a aussi quelques pouvoirs. Elle est le fruit d'un viol et sa mère est décédée à sa naissance. C'est au fil de l'intrigue que ces trois personnages seront appelés à se rencontrer. C'est un très bon roman, qui nous pousse au limites de l'angoisse. On nous propose une vision selon laquelle une multitudes de réalités parallèles se déroulerait en même temps que la notre. Certains personnages ont aussi accès à ces réalités autres. J'ai bien aimé, mais à la fin je trouvais un peu exagéré ce qui se produisait.... mais est-ce exagéré ou bien c'est moi qui ne suis pas prête à de telles idées?
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Jean-Jacques Pelletier, Le bien des autres-2, Éd. Alire,
650 pages 5/5 Les élections passées, les attentats s'étaient arrêtées. Cependant peu de temps après celles-ci ont repris avec encore plus d'intensité. Les attentats sont de nouveau revendiqués par le Gang. Aussi l'Institut a-t-il disparu? si oui, y a-t-il tout de même des survivants? Et le consortium? Et que dire du mystérieux livre: Le fascisme à visage humain écrit par Joan Messenger? L'inspecteur Théberge aura encore beaucoup de boulot sur la planche. Mais il a pour l'aider le célèbre duo Grondin et Rondeau. Encore une fois Pelletier nous entraîne dans un monde fictif mais qui nous semble très près de notre monde actuel. Les plus grands problèmes de notre société s'y retrouvent amplifiés, du moins je l'espère.... J'espère sincèrement que Pelletier n'est pas un espèce de visionnaire comme ont pu l'être Jules Vernes et Georges Orwell. À la fin, comme pour nous torturer un peu, Pelletier met en place des éléments qui donneront sans aucun doute la trame de départ de son prochain roman: La faim de la terre.
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Frédéric Beigbeder, Windows on the world, Grasset, 375
pages, 4/5. "Le seul moyen de savoir ce qui s'est passé dans le restaurant situé au 107e étage de la tour nord du World Trade Center, le 11 septembre 2001, entre 8h30 et 10h29, c'est de l'inventer." C'est donc ce qu'à fait Beigbeder dans son dernier livre. Il nous raconte minutes par minutes ce qui arrive à ses personnages dans le restaurant du 107e. En parallèle, fidèle à lui-même, il se raconte, il nous explique comment il a vécu, ses peurs etc. par rapport à cet événement et la mort. Il nous raconte aussi un peu de son enfance. Les moments autobiographiques ne sont pas nécessairement toujours pertinents et intéressants, mais en ce qui a trait à la fiction, c'est prenant. Le coeur nous serre, l'angoisse est palpable, et nous ne pouvons faire autrement que de nous interroger sur ce que nous aurions fait en pareil cas. J'ai découvert ici un nouveau Beigbeder, qui décrit l'angoisse et la peur d'une manière incroyable, alors qu'il nous avait habitué à un humour noir. C'est à lire absolument! |
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Maurice T. Maschino, Vos enfants ne m'intéressent plus,
(section philosophie), 5/5 L'auteur est professeur de philosophie en France et il nous explique comment il vit quotidiennement le monde de l'enseignement. Il nous raconte comment les étudiants semblent venir en cours comme s'ils allaient au centre d'achat, simplement pour socialiser, comment ils sont peu intéressé par les cours, leur peu de culture général, et surtout leur désintérêt face à la lecture. Il critique donc le milieu de l'enseignement mais aussi comment la société à rendu les jeunes totalement désintéressé face à la culture. C'est un très bon essai, un cri du coeur humoristique qui devrait faire réfléchir le milieu éducationnel. |
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Maurice T. Maschino, Voulez-vous vraiment des enfants
idiots? 3.5/5 Après le grand succès de "Vos enfants ne m'intéressent plus", l'auteur nous relate comment son livre a été reçu par ses étudiants et par le milieu scolaire. Les étudiants ont été choqués mais après maintes discussions, ils ont fini par comprendre.... ou vouloir oublier. Ensuite les collègues.... eux ont voulu pour la majorité se mettre la tête dans le sable... Bref la réception, n'est pas ce qu'elle aurait dû être.... il me semble qu'un tel livre aurait dû instaurer de nombreux changements mais non. Donc, Maschino critique encore et il veut faire réagir les parents, en leur parlant des méthodes scolaires tellement livresque et dépourvue de passion, que les jeunes ne sont pas intéressés. Il critique aussi l'ère du temps après lequel nous courrons toujours, et le fait que nous voulons toujours tout, tout de suite. Un livre à lire, mais j'aurais aimé que l'auteur passe plus rapidement sur la réception de son livre précédent. |
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Jean Pierre Desaulniers, Le phénomène Star Académie,
Éditions Saint-Martin, 4/5 L'auteur est un anthropologue et professeur au département de communications de L'UQAM, et il nous offre une autre vision du phénomène de la télé-réalité en particulier de Star académie, émission qui a attiré plus de 2,5 millions de téléspectateurs en 2003 et près de 3 millions en 2004. Pour ceux du Québec, c'est intéressant de lire ce livre en voyant comment l'auteur a perçu tout ce qui a entouré S.A 2003, en passant par le recrutement, les quotidiennes, les galas du dimanches et tout le battage médiatique qui a entouré cet émission, alors qu'au même moment, la guerre se déclarait en Irak et que nous nous préparions pour des élections. Un livre à lire pour ceux qui ont déjà ce regard critique sur ce phénomène télévisuel et aussi pour ceux qui ont tendance à tout croire ce qu'on nous montre à la télé! |
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Philip Roth, La Tache, Gallimard, 441 pages, 5/5 Coleman Silk, 71 ans est accusé par deux de ses étudiants d'avoir tenu des propos racistes à leur endroit. Le professeur a beau nier, mais rien n'y fait et il décide de démissionner. Peu de temps après l'Épouse de Coleman meurt et celui-ci se met à entretenir une liaison avec Faunia, une jeune femme de 34 ans qui est illettrée. Encore une fois Coleman est l'objet de commérages de la part de ses anciens collègues. C'est Nathan Zuckerman, un voisin qui nous raconte toute l'histoire. Il nous présente Faunia, Coleman, Les Farley, l'ex-mari de Faunia. Il nous dresse un portrait réaliste de ces personnages et nous fait ressentir la honte, la rage, la peur, les traumatismes que ceux-ci doivent affronter tous les jours. Mais il nous mène aussi en plein coeur du secret de Coleman, un secret qui aurait rendue beaucoup plus simple la vie de celui-ci, si seulement il avait voulu se confier plus tôt. C'est un excellent roman sur les émotions purement humaine et sur les masques sociaux que nous nous imposons malheureusement trop souvent. à lire absolument.
Avril 2004 |
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Arlette Cousture, Les filles de Caleb 3 -- L'abandon de la mésange, 454 pages, 4/5 Il y a plusieurs années j'avais été charmée par les personnages des filles de Caleb de Arlette Cousture, autant à la télévision que dans les deux romans. Alors quand j'ai vu sur les tablettes le troisième tome j'ai eu envie de replonger dans cet univers québécois qui est déjà du domaine du passé. Nous retrouvons Blanche avec ses filles Élise et Micheline, à la fin des années 60. L'histoire gravite surtout autour d'Élise, l'aînée alors qu'elle épouse l'homme de sa vie, Côme et qu'elle quitte la ville pour vivre à la campagne, cette vie à la ferme qu'elle a toujours rêvé. Sa soeur est un peu moins "conforme" à la vie des années 60, elle fait partie de ces femmes qui veulent s'émanciper et surtout elle collectionne les histoires d'amour scabreuses avec des hommes mariés et les amants de passage. J'ai bien aimé retrouver l'univers de Blanche et ses filles, j'ai moins aimé la manière dont meurt l'un des personnages... est-ce inspiré de la réalité (Il ne faut pas oublier d'Émilie, Blanche et les autres ont vraiment vécu) ou bien invention? Une chose est certaine, cette mort est cruelle et laisse un goût amer dans la vie d'Élise. Les émotions sont palpables, et c'est bon de se rappeler la vie au québec dans les années 60-70! Un très beau roman que j'espère voir sur nos écrans!
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Dennis Lehane, Mystic River, Rivages / thriller, 401
pages, 5/5 Dave, Jimmy et Sean sont amis d'enfance mais tout bascule quand en 1975, alors qu'ils ont onze ans, Dave est kidnappé par deux hommes. Dave ne rentrera chez lui que quatre jours plus tard, mais jamais on ne saura ce qui s'est passé durent ces quatre longues journées. Cependant une chose est certaine, Dave n'est plus le même à son retour. Les trois garçons se perdent un peu de vue jusqu'à ce que vingt-cinq ans plus tard, le destin les réunissent de nouveau. Kathie la fille de Jimmy est assassinée, Sean devenu policier mène l'enquête et Dave est sur la liste des suspects. Une intrigue intense jusqu'à la fin. Mais je suis fière de moi, je ne suis pas tombée dans les pièges de l'auteur et dès la moitié du livre j'avais cerné le vrai coupable! Pourtant, les choses semblaient se diriger vers un autre coupable! Un très bon livre que j'ai maintenant envie de voir en film!
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Marc Lévy, Où es-tu?, Robert Laffont, 265 pages, 3/5 Suzanne et Phillip se connaissent depuis l'enfance, ils s'aiment tous les deux mais n'arrivent pas à accorder leurs vies pour les unir. Suzanne est orpheline et elle fuit l'engagement en allant faire de l'aide humanitaire au Honduras, alors que Philip s'établit lentement dans son travail et dans une relation avec Mary. C'est toujours un rendez-vous manqué qui se produit entre nos deux personnages, pas que l'un ne se présente pas, non, seulement ils n,arrivent pas à accorder leurs mélodies personnelles, afin d'en faire une harmonie. Ce n'est pas le livre du siècle, c'est un peu original, mais sans plus. Parfois même monotone. Mais heureusement Mary et Lisa, la fille de Suzanne, nous font vivre quelques émotions. J'ai même versé quelques larmes à la toute fin... Je crois que l'auteur aurait intérêt à moins publier pour un bout afin de nous peaufiner un vrai bon roman, un peu comme son premier. Depuis son succès, il publie trop rapidement ce qui fait en sorte que ses livres perdent de l'intérêt. |
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Bernhard Schlink, Le liseur, Gallimard, 201 pages, 5/5 Mikaël a 15 ans lorsqu'il fait la rencontre d'Hanna. Une rencontre fortuite, alors qu'il est malade qui changera sa vie. Voulant la remercier de l'avoir aidé, il lui apporte un bouquet de fleur et commence entre eux une relations étroite mais pas exactement claire. Ils entrent tout deux dans une routine ou s'entremêlent lecture à voix haute et amour physique. Un jour elle part, et Mikaël se demande ce qu'il a pu faire de mal. Il la retrouvera plus tard au moment où celle-ci est jugée pour son travail de surveillante dans les camps de concentration. C'est à ce moment que Mikaël découvre le secret d'Hanna. Je ne sais pas si le secret devait, pour l'auteur rester un secret longtemps, mais pour ma part j'avais mis le doigt dessus assez rapidement. Ce n'est pas une belle histoire d'amour, non. Ce n'est pas non plus une histoire triste, non. C'est un texte qui nous enveloppe, qui nous entraîne dans l'Allemagne de l'après guerre. J'ai adoré, été envoûtée, je ne laissait le livre que par obligation ou parce que le sommeil m'y arrachait. Un livre à lire tout simplement.
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Audrey Benoît, Le lendemain du quatrième soir, Lanctôt,
165 pages, 3/5 Tout au long du roman, l'auteure nous présente Lou et ses histoires d'amour désastreuses. Lou se cherche dans l'amour et elle se trompe constamment. Elle se ment à elle-même, ment aux autres et se perd lentement. Va-t-elle finir par se retrouver? L'histoire est présentée comme de court tableau racontant des moments, des événements. Mais le tout est tellement disparate qu'il nous arrive de ne pas savoir pourquoi les choses en arrivent là, etc. Nous avons l'impression qu'il nous manque des éléments importants dans l,histoire. J'ai lu cette auteure par curiosité parce que Paul Piché en disait le plus grand bien, il l'avait tant vantée. Certes, son écriture est belle et poétique, elle nous offre de tr``es belles tournures de phrases, mais pour ce qui est de l'histoire.... ça laisse à désirer. prochaine lecture: La maison du sommeil, de Jonathan Coe. Mai 2004 |
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Jonathan Coe, La maison du sommeil, NRF Gallimard,
(1997), 425 pages.
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François Avard, Pour de vrai, Libre expression, 308
pages, 3/5 Avard est un auteur qui n'a pas le succès de son ami Bourguignon, célèbre auteur de La vie, la vie. Jaloux un peu du talent de son ami, il décide d'écrire un nouveau roman, une sorte de "Reality book". Pour son projet Avard, décide de retrouver les bêtes noires de son passé, et d'écrire comment se déroulent leurs rencontres. Tout cela mis en relief avec un autre projet plus personnel, celui-là, Avard veut arriver à "s'auto-sucer" Je trouve que c'est le roman d'un adolescent attarder, mais en même temps, je reconnais le genre de Bourguignon, la trentaine, mais sans la maturité. Bref je n'ai pas aimé tant que cela.... mais il a réussi à me faire sourire tout de même quelque fois. |
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Catherine Cusset, Confession d'une radine, NRF
Gallimard, 138 pages, 5/5 Comme le titre l'indique nous assistons dans ce court livre à la confession d'une radine. Elle nous raconte comment dans son enfance, elle fut influencé par ses parents, ses amis, comment elle fut initié au vol à l'étalage, le stress et la satisfaction d'avoir un objet neuf gratuitement etc. Elle nous raconte sa vie, comment elle abuse des gens, comment elle profite de l'argent des autres etc. Bref elle nous confesse toutes les radineries, les ruses qu'elle connaît. Elle va même jusqu'à nous expliquer que c'est par radinerie qu'elle écrit. C'est comique, léger et attachant. La dame nous fait pitié parfois, mais nous ne pouvons nous empêcher de l'apprécier. un petit délice de lecture pour les vacance!
Juin 2004 |
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Ruth Rendell, L'oiseau crocodile, Calmann-Lévy, 365
pages, 4.5/5 Liza a été élevée seule avec sa mère Ève dans le Pavillon attenant à Shrove House, la demeure dont rêve Ève depuis qu'elle est toute petite. Liza n'a jamais été à l'école, elle a tout appris auprès de sa mère. Ce sont les livres qui lui ont tout appris. Peu de gens les entourent ainsi Liza est un peu comme un oiseau fragile lorsqu'elle rencontre Sean le nouveau jardinier. Un jour, Ève est accusée d'homicide et bien que sa mère lui ait ordonné de quitté Shrove House pour aller chez une amie, Liza décide d'aller vivre avec Sean. Commence alors pour Liza l'apprentissage de la vraie vie, et la découverte du monde extérieur. C'est un livre original dans son sujet et dans la manière dont il est traité. Liza nous raconte son histoire ainsi qu'à Sean un peu comme le faisait Schéhérazade pour son Sultan dans les milles et une nuits J'ai beaucoup aimé le cheminement de Liza, et voir comment elle a affronté le monde réel avec courage malgré son enfance recluse.
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Catherine Cusset, Le problème avec Jane, Gallimard, 371
pages, 4.5/5 Jane est professeur de littérature française à l'université. Un matin, elle trouve à sa porte un colis contenant un manuscrit. Elle s'aperçoit rapidement que l'histoire de ce manuscrit est "son" histoire personnelle. Mais qui peut bien vouloir écrire son histoire? et surtout qui la connaît à ce point? Tout au long du roman, nous lisons avec Jane ce manuscrit et entre les chapitres, nous assistons à la réaction et au questionnement de Jane. C'est un très bon roman qui se passe dans le milieu universitaire, ce milieu de recherche et où la course à la titularisation est semée d'embûches. J'ai beaucoup apprécié ce roman et je ne tarderai pas à replonger dans l'univers de Catherine Cusset.
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Brady Udall, Le destin miraculeux d'Edgar Mint, Albin
Michel, 545 pages, 5/5 Edgar Mint a sept ans lorsqu'un terrible accident lui arrive. Il se fait rouler sur la tête par le camion du facteur. Il est né d'une mère indienne, d'un père blanc, disparu avant sa naissance. Malgré le fait que tous le déclare mort sur les lieux de l'accident, un médecin arrive à le sauver. Edgar grandira donc loin de sa mère, dans un hôpital et ensuite au sein d'une institution scolaire où Edgar apprendra à voler et à faire de mauvais coups. Ensuite il ira vivre dans une famille Mormone. Tout au long de sa jeunesse il trimballera avec lui une vieille machine à écrire et des milliers de feuilles sur lesquelles notre jeune garçon consigne les événements de sa vie. C'est un livre que nous pourrions qualifier de magistrale de par son originalité et la profondeur qui en résulte. C'est un excellent livre que je proposerais volontiers ce bouquin à quiconque n'a pas peur d'une brique de 500 pages.
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Annie Ernaux, Passion simple, Folio, 5/5 (2e lecture) Annie, je me permet de la nommer par son prénom parce que par ses livres elle me paraît presque être une amie tant j'ai lu et relu tous ses bouquins, nous raconte dans ce court livre sa liaison amoureuse avec un homme marié. Elle nous raconte l'ampleur de cette passion, combien pour elle il était toujours en son coeur et en son âme. Pendant près d'un an elle n'a rien fait pour elle seulement, tout ce qu'elle faisait était en fonction qu'elle attendait A., qu'elle attendait son coup de fil, une visite etc. Lire Annie, c'est comme après un long hiver mordre à belle dent dans une fraise du québec. C'est comme après une journée sous la neige boire un chocolat chaud, ou encore comme prendre un bon thé glacé alors que le soleil brille de tous ses feux. Lire Annie pour moi, c'est un pur bonheur, un délice! Je l'adore, me croyez vous? ;0)) Elle a une écriture douce tendre et vraie, elle nous raconte toujours des extraits de sa vie, dans une simplicité qui lui est propre. Mais surtout elle sait où s'arrêter et jamais elle n'abuse de son lecteur. Elle pourrait s'acharner sur sa machine pour multiplier les pages, mais elle sait où arrêter pour ne pas en mettre trop. Pour ceux aussi qui pourrait un jour la rencontrer, c'est une femme merveilleuse que j'ai rencontré lors du salon du livre de Québec l'an dernier. Elle est chaleureuse et très disponible pour ses lecteurs. Juillet 2004 |
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Éliette Abécassis, Mon père, Albin Michel, 136 pages, 3.5/5 J'ai lu ce livre par hasard, j'ai lu le résumé à la biblio et j'ai été curieuse... voici pour commencé ce que le quatrième de couverture nous révèle: "Toutes les femmes on un père: il faut bien comprendre ceci, qui n'est pas une évidence. Toutes les femmes ont un père: cela veut dire que toutes les femmes sont condamnées au malheur." Helena a toujours vécu pour et en fonction de son père. Elle voulait être sa fille, le fils qu'il n'a pas eu et l`'épouse que la mort lui avait enlevé trop tôt. Quand celui-ci meurt, Helena est sous le choc, elle ne sait plus vivre sans lui et ne sais donner un sens à sa nouvelle existence. Un jour elle reçoit une lettre de Paul M. qui dit être le fils de son père. Pourquoi n'a-t-elle jamais su qu'elle avait un frère? Quel est donc la vie secrète de son père? Ce livre raconte l'amour pour un père, mais un amour qui tourne à l'obsession. Pourquoi Helena a-t-elle toujours voulu plaire à ce point à son père? Vous le saurez en lisant ce court roman! C'est un bon livre, bien écrit, mais en même temps, il raconte tellement peu de chose qu'il peut nous sembler être un peu une perte de temps. C'est tout de même un bon livre vacance, léger et agréable à lire!
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Iléana Doclin,
L'autruche Céleste, Flammarion Québec, 221 pages, 5/5 Iléana, l'autruche céleste a la jeune quarantaine, est divorcée et mère de deux ados. Son amie étant déménagé au loin et n'ayant pas les moyens financiers pour se téléphoner tous les jours, elles décident de s'écrire des lettres pour se raconter leur quotidien. Le livre contient les lettres de l'autruche seulement, lettre qui ont servi à remonter le morale de sa copine mais aussi à se connaître davantage. C'est un très agréable voyage au sein d'un univers réaliste, une vie qui ressemble à toutes nos vies. Elle nous raconte toujours avec un brin d'humour ses déboires financiers, familiaux et au travail. Tout est écrit légèrement avec un brin d'humour, surtout avec tous les sobriquets affectueux dont elle use pour nommer ses enfants, son amie, ses chiens, son ex-mari et elle même. C'est vraiment une très belle lecture, un véritable baume pour le coeur! Un rayon de soleil quoi!
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Christian Giudicelli,
Parloir, Seuil, 166 pages, 2.5/5 Un soir où il se sent paumé, notre auteur rencontre et s'attache à Kamel un jeune homme plus jeune que lui. Ils s'entendent à merveille, mais voila qu'un jour, dans une bagarre Kamel blesse un autre homme et se retrouve accusé d'homicide volontaire. Comme en France nous sommes coupable jusqu'à preuve du contraire, Kamel est emprisonné. Ce livre raconte les événements et la période où Kamel est en prison et les visites que l'auteur lui rend au parloir de la prison de Fleury-Mérogis. Ce n'est pas le livre du siècle, heureusement il est court. Bref c'est un livre que je qualifierais de très ordinaire.
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Helene Hanff, 84,
Charing Cross Road, Éditions Autrement littérature, 113
pages, 3.5/5 Pendant 20 ans, de 1950 à 1970, l'auteure vivant à New York a entretenu une correspondance avec les gens d'une librairie de Londres où elle achetait presque tous ses livres. Ce livre contient toutes les lettres que Helene a écrit et celle de membres de la librairie et parfois celles des membres de la famille des libraires. À Londres comme les gens subissent encore des restrictions alimentaires à cause de la guerre, Helene leur envoie régulièrement des colis d'aliments. Ainsi, une étroite relation se crée entre eux tous. C'est intéressant de voir évoluer cette relation, de voir l'humour de l'auteure, mais en même temps c'est un peu banal à lire, enfin à mon sens.
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Dean Koontz, La peste grise, Presse Pocket, 368 pages,
4/5 L'histoire se passe à Black River, où un homme qui a toujours eu des problèmes avec les femmes, et dans ses relations interpersonnelles, expérimente sa nouvelle invention pour contrôler les cerveaux de tous les êtres humains. Pendant ce temps, Paul Annendal arrive avec ses enfants à Black River, mais tout est étrange, il ne reconnaît plus les gens qui l'entourent. Que ce passe-t-il? Une très bonne histoire pleine de rebondissement, la fin est peut-être un peu trop rapide... Mais mon édition était bourrée de fautes de français, des fautes stupides que nous ne devrions pas voir dans un livre normalement. C'était pénible de continuer cette lecture.
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Jill Mansell, Dingue de toi, J'ai lu, 465 pages, 3/5 Poppy annule son mariage prévu pour le matin même, après avoir rencontrer Tom lors de sa soirée d'enterrement de vie de fille. Pourtant elle n'est même pas certaine de revoir Tom, mais elle annule le mariage tout de même. Rob, le mari déçu, est fou de rage et annonce à Poppy que son père n'est pas son père et qu,en plus toute la ville est au courant depuis toujours. Elle quitte donc Bristol, et s'établit à Londres chez un artiste où elle loue une chambre. C'est là bas qu'elle compte retrouver son vrai père et peut-être retrouver l'amour de sa vie. C'est un roman plutôt à l'eau de rose, mais tout de même une belle évasion vacances!
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Thomas Harris, Dragon rouge, Pocket, 413 pages, 4/5 Will Graham est un enquêteur hors pair, et il est reconnu pour avoir arrêté le diabolique Hannibal Lecter. Cependant, un autre meurtrier fait rage et les pistes sont rares. Au cours de l'enquête Graham aura besoin de revoir Lecter. En parallèle de l'enquête nous voyons à l'oeuvre Dolarhyde le meurtrier recherché et nous en apprenons davantage sur ce qui l'a poussé à devenir ainsi. C'est une très bon suspense tout au long du livre, parfois l’auteur nous fait avoir des frissons d’horreur et de dégoût. J'avais vu le film au cinéma mais je ne m'en rappelais que très peu, donc j'ai pu profiter pleinement du livre. Et c'est aussi avec empressement que je me plongerai dans les deux autres livres de cette diabolique trilogie qu'est celle d'Hannibal Lecter.
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Guillaume Vigneault, Chercher le vent, Boréal, 267
pages, 4/5 Jack, un photographe et pilote à ses heures vit en marge depuis sa séparation d'avec Monica. Mais reviens dans sa vie Tristan, le frère de Monica avec qui il partira pour un voyage sans destination précise, durant lequel ils feront la rencontre de Nuna une jeune femme qui fera battre le coeur des deux jeunes hommes. Après un livre tel que son précédent, "Carnet de naufrage, nos attentes sont probablement trop élevées en ce qui concerne le second roman. Dans Carnet d'un naufrage, Vigneault nous racontait la déception amoureuse avec une finesse et une poésie telle que nous étions subjuguée par son écriture, il nous entraînait carrément avec lui dans le naufrage, dans les vagues. Cette fois, je ne dirais pas que le livre est moins bon.... mais la plume n'est plus la même. Le texte est plus simple et plus cru. Mais nous retrouvons toujours ce don de traduire les élans du coeur, les tristesses et les joies. J'ai de loin préféré "Carnet d'un naufrage", mais Chercher le vent vaut tout de même le détour. Août 2004 |
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Iléana Doclin, L'autruche céleste cinq ans plus tard,
Flammarion Québec 201 pages, 5/5 Vous est-il arrivé de lire un livre et d'être triste que les pages sous vos doigts se soient écoulées et que les mots aient tous été parcourus par votre regard? C'est mon cas avec le deuxième livre de Doclin. Cette recherchiste pigiste, mère de deux jeunes adultes et divorcée a connu un grand succès avec son autruche céleste, il y a cinq ans. Aujourd'hui, après une dépression, les gens lui redemandais l'autruche et elle s'est remise à l'écriture. Elle nous raconte sa remontée vers la vie, vers l'estime de soi, vers l'autodérision qui nous a tant charmé dans son premier ouvrage. On voit avec elle ses plumes d'autruche repousser. Elle nous fait rire, nous fait pleurer, nous mène vers l'espoir, toujours avec cette légèreté et ce comique. Bien entendu elle ajoute toujours à sa prose les petits sobriquets qu'elle réserve à ceux qui l'entourent. C'est vraiment un très très bon livre. Un baume pour le coeur, un brin de folie, de joie. J'espère sincèrement que l'autruche céleste verra de nouveau le jour pour un troisième livre, qui sait!
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Michel Tremblay, Quarante-quatre minutes quarante-quatre
secondes, Léméac actes sud, 357 pages, 5/5. Quarante-quatre minutes quarante-quatre secondes, c'est la durée du seul et unique disque enregistré par François Villeneuve, en 1965. Trente ans après la sortie désastreuse de l'album, on reprends ce disque pour le mettre en qualité disque compact que François écoutera sous nos yeux. C'est un homme déçu par la vie et amer face aux grandes espérances qui n'ont pas tenu leurs promesses. Les chapitres représentent chacune une des chansons de l'album et on nous raconte l'histoire de ces chansons et leurs répercussions sur le chanteur. Michel Tremblay nous entraîne encore une fois dans le milieu des années soixante, là où le Québec était beaucoup moins tolérant face à l'homosexualité et au travestisme. Nous y retrouvons certains personnages des chroniques tel qu'Édouard, mais aussi des personnalité connus telles que Clémence Desrochers, Jean-Pierre Ferland et plusieurs autres. J'ai beaucoup aimé ce livre que je n'avais pas encore lu et qui m'est tombé sous la main comme une agréable surprise. Un très beau moment dans l'univers de Michel Tremblay.
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Helene Hanff, La
duchesse de Bloomsbury Street, Payot, 190 pages, 5/5 Suite à une correspondance de 20 ans avec des libraires de Londres (tel que relaté dans son premier livre "84, Charing Cross Road") Helene Hanff visite enfin Londres. Suivant les conseils d'un ami, elle écrivit un journal tout au long des semaines où elle foulerait les rues qui ont hanté ses rêves depuis longtemps. C'est donc ce journal qui est présenté dans ce trop court bouquin. Nous retrouvons une Hanff heureuse d'être enfin à Londres, et elle nous fait découvrir au fil des lignes toutes les merveilles qu'elle rencontre, les gens attachant, tout cela avec son ton à la fois direct mais tendre. J'ai nettement préféré ce dernier bouquin à son prédécesseur. Pourtant, on ne pourrait apprécier pleinement La duchesse sans avoir lu de prime abord 84, Charing Cross Road. L'auteure est terriblement attachante et quand on referme le livre, nous n'avons qu'une envie, la retrouver pour de nouvelles aventures!
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Douglas Kennedy, La poursuite du bonheur, Belfond, 577
pages, 5/5 Kate est au cimetière pour l'enterrement de sa mère, lorsqu'elle aperçoit pour la première fois de sa vie cette vieille dame qui ne la quitte pas des yeux. Le soir même elle commence à recevoir des appel et des lettres de cette dame, Sara, qui se dit une amie de la famille. Mais Kate, dans son chagrin repousse Sara. C'est lorsque cette dernière enverra un album photo à Kate qu'elle voudra absolument savoir qui est celle-ci, d'autant plus qu'elle affirme que le père de Kate a été son plus grand amour... Nous entrons donc de plein pied dans l'histoire de Sara et de Jack (le père de Kate décédé depuis déjà 44 ans). Nous y découvrons une femme qui se démarquait dans les années 40 par son féminisme et son désir d'indépendance. Ce roman est un grand livre, très bon, très touchant parfois. Les thèmes de la trahison, de l'amour, l'amitié y sont abordés de belle manière. J'ai vraiment beaucoup aimé ce livre dans lequel nous nous laissons engloutir au point d'avoir l'impression d'être amis avec les protagoniste de l'histoire. Chapeau à Douglas Kennedy!
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François Barcelo, L'ennui est une femme à barbe, série
noire Gallimard, 245 pages, 2.5/5 Jocelyn Quévillon est sur le point de marier Éliane Laurencelle, mais il hésite, il n'a pas vraiment le goût de se marier. à peine le mariage commencé, un homme tire dans la foule, le curé est tué. Les deux futurs mariés prennent la fuite. C'est pendant ce temps que Jocelyn apprendra à connaître celle qui aurait dû être son épouse. Il en apprendra beaucoup sur cette femme étrange. C'est loin d'être le roman du siècle, l'histoire est banale, pas très intéressante. Le seule point que j'ai aimé c'est l'innocence du narrateur, et la simplicité d'esprit dont le texte est empreint. Ce n'est pas un livre que je conseillerais.
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Alexandre Jardin, Les coloriés, NRF Gallimard, 332 p.
5/5 En 1980, un bateau fait naufrage et laisse orphelin tous les enfants d'une île. Un seul adulte est encore en vie sur cette île: leur instituteur. Ce dernier sera malheureusement tué par les enfants. Débute donc l'existence du peuple des coloriés, peuple qui demeurera inconnu ou presque jusqu'en 2003, année où Hippolyte Le Play, ethnologue fera la connaissance de Dafna, l'une des coloriées. Dafna est venue à Paris dans l,espoir que sa mère soit encore en vie. C'est grâce à elle qu'Hippolyte connaîtra ce peuple intéressant pour ses recherches, un peuple où l'enfance et le jeu sont une culture à part entière. Dafna apprendra à Hippolyte à retrouver son coeur d'enfant et surtout à délaisser ces règles qui régissent le monde dans lequel nous vivons. C'est un excellent bouquin, rafraîchissant à souhait. Il nous montre le gouffre qui sépare le monde des adultes et celui des enfants. C'est avec beaucoup d'humour et de philosophie qu'Alexandre Jardin nous entraîne dans l'univers des coloriés.
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Charlotte Link, Le temps des orages, Libre expression,
508 pages, 4/5 Tout commence à l'été 1914, à Lulinn, la propriété familiale qui a vu grandir Félicia, le personnages principal de cette trilogie de Charlotte Link. Donc, c’est le début de l'été et les jeunes s'attendent à passer un été innocent à s'amuser, à fêter et à s'aimer! Malheureusement, le début de la première guerre mondiale mettra fin rapidement à cet été, et Félicia verra partir celui qu'elle aime. Nous suivons Félicia, sa famille et ses amies dans les tourments de la guerre, de la révolution russe jusqu'à la crise économique de 1929. ils vivront des peines, des amours déçus, mais aussi feront preuve de beaucoup de courage surtout pour Félicia qui maintiendra sur ses épaules sa famille et ses amies. Malgré son égoïsme, Félicia demeure une jeune femme attachante et courageuse. Personnellement je trouve que ce livre nous rappelle Scarlet O'Hara d'autant en emporte le vent par sa fougue, son égoïsme mais aussi par son courage. C'est un côté que j'ai moins aimé.... retrouver se cliché, de la fille égoïste mais qui arrive à passer outre son intérêt personnel pour aider les autres. L'auteur a su bien doser la fiction et l'historique dans son roman ce qui nous donne un très bon roman historique. J'ai passé un très bon moment au coeur de ce roman et je compte lire la suite très très bientôt!
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Eric Emmanuel Schmitt, Petits crimes conjugaux
(théâtre), Albin Michel, 118 pages, 4.5/5 À la suite d'un accident, Gilles souffre d'amnésie. Il retourne donc à la maison avec cette femme qui se prétends son épouse et lui demande de lui raconter ce qu'il est, ce qu'il était. Mais très vite nous nous rendons compte que les choses ne sont pas claires entre Lisa et Gilles... même que Gilles n'a pas tout à fait perdu tout son passé... C'est une pièce de théâtre sur la vie de couple, enfin sur les difficulté d'un couple que la routine a rattrapé, l'histoire d'une déchirure entre deux êtres qui s'aiment encore malgré tout mais qui ont oublier de se le dire, de se le montrer. C'est une très belle pièce, intense en émotion et aux multiples rebondissements. Fidèle à lui-même Schmitt nous entraîne dans les tourments de l'âme et du coeur. J'ai beaucoup aimé!
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Harlan Coben, Ne le dis à personne..., Belfond, 353
pages, 4/5 Le soir de leur treizième anniversaire de couple, David et Élizabeth sont au Lac Charmaine qui est près du chalet familial de David. Mais tout tourne au drame lorsque David est assommé et laissé pour mort et qu'Élizabeth est kidnappée. son corps sera retrouvé quelques jours plus tard alors que David sera sain et sauf à l'hôpital. Pourtant, huit ans plus tard, deux autres corps sont retrouvé au lac Charmaine, et tout porte à croire que ces corps datent de ce même soir... Aussi, le osir de ce triste anniversaire David reçoit un étrange e-mail comportant un lien vers une caméra en temps réel où il aperçoit sa défunte épouse... Que c'est-il réellement passé ce soir là au lac Charmaine? C'est un incroyable suspense qui se dévoile sous nos yeux, un tourbillon de magouilles, de mensonges prennent forme. C'est un excellent livre qui nous tient en haleine dès la première page et ce jusqu'à la dernière.
Septembre 2004 |
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Charlotte Link, La maison des soeurs, Presse de la cité,
624 pages, 3.5/5 Barbara et Ralph, un couple d'avocat, décident d'aller passer les vacances de noël dans une maison du Yorkshire, pour tenter de se retrouver un peu, car leur couple bat de l'aile. Malheureusement, arrivés là-bas, ils se retrouvent prisonniers dans leur maison à cause d'une tempête de neige. Ils n'ont pratiquement rien à manger, pas d'électricité et ni de téléphone. Leur reste donc que le rationnement et ils doivent fouiller un peu afin de trouver de quoi faire du feu. Barbara trouve un épais manuscrit écrit par Frances Gray qui a jadis vécu dans cette maison. Sa curiosité l'emporte et elle en fait la lecture. La majeure partie du roman consiste en la vie de Frances Gray. C'est un bon roman, mais il est un peu trop long à mon goût. Pas long en nombre de pages, mais j'ai l'impression que l'auteure a un peu trop étiré la sauce... j'ai eu beaucoup de difficulté à lire les 200 dernières pages.... je n'arrivais jamais à lire plus de 30 pages par jours, je m'y ennuyait, ce qui est plutôt rare habituellement dans mon cas.
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Patrick Sénécal, Oniria,
Édition à lire, 300 pages, 5/5 Dave est emprisonné depuis quelques mois et il jure de tout son coeur qu'il n'a pas tué sa femme. Il décide donc de s'enfuir avec 3 autres comparses afin de prouver son innocence. Sur le chemin de la fuite, il découvre qu'ils sont près de chez Vivianne, la psychiatre du centre pénitencier, la seule personne qui semble le croire. Alors c'est cette maison qu'il choisi pour se cacher. C'est dans le sous-sol de Vivianne qu'il vivra la pire nuit de toute sa vie. Mais qui est donc Viviane... et que fait-elle comme expériences? Que cache son sous sol??? Voilà tout ce que vous découvrirez en lisant ce dernier roman de Patrick Sénécal. Vous aurez aussi droit à toute l'horreur, tout le suspense dont le maître est capable. Et surtout encore une fois, nous pouvons nous demander où cet auteur prends toute son inspiration?
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Diane Lacombe, La
Chatelaine de Mallaig, VLB Éditeur, 535 pages, 3.75/5 Gunelle Keith, âgée de dix-neuf ans est donnée en mariage à Iain MacNèil pour des raisons économiques. cependant les MacNèil habitent une autre région où la langue n'est pas la même et les moeurs non plus. Gunelle devra apprendre à vivre dans son nouveau coin de pays, mais elle devra aussi apprendre à aimer cet homme que son père lui impose. C'est un livre qui est très bien écrit, simplement mais de belle façon. J'ai beaucoup aimé les effets de narration qu'à donné l'auteur à son texte. Parfois nous avons Gunelle comme narratrice mais parfois, nous découvrons un narrateur omniscient qui nous présente ce qui se passe autre Gunelle. cela noud donne l'effet d'un recul face aux émotions de l'héroïne. L'intrigue est parfois étrange, tirée un peu par les cheveux, mais tout de même enveloppante. J'ai trouvé par contre que le personnage de Gunelle est un peu trop naïve par moment, mais je l'ai tout de même trouvé attachante. bref un livre léger, mais tout de même à lire, et je lirai avec plaisir la suite!
Octobre 2004 |
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Charlotte Link, Les lupins sauvages, Ed. V.D.B (en deux
volumes), 860 pages, 5/5 Ce deuxième volet de la vie de Félicia se commence en 1938 alors que la seconde guerre mondiale et la crise économique de 1929 sont choses du passé. la vie a repris son cours normal ou presque. L'histoire touche principalement Félicia bien sûr mais aussi ses filles Suzanne qui cherche a être aimée et Belle qui rêve de devenir une grande actrice. Malheureusement Hitler déclare la guerre et commence pour les personnages de cette trilogie une époque de cauchemars, de peur et de désespoir. J'ai lu beaucoup de livre sur la seconde guerre mondiale et pourtant celui de Charlotte Link m'a touchée encore davantage. Elle ne se lance pas dans la description des camps de concentration, elle ne nous décrit pas le sang qui coule et tout le drame physique. Elle se lance davantage dans la psychologie de ses personnages, leur manière de vivre cette guerre, leur peur, elle nous décrit les terribles fuites qu'ont dû vivre les gens de cette époque. Le tout est écrit d'une belle manière qui se lit très bien, mais qui parfois nous rend le coeur gros. Bref j'ai adoré, mais je vous conseille de lire les trois volets assez rapprochés, parce que j'avais attendu un peu trop entre ma lecture du premier et du second tome, ce qui fait que j'avais beaucoup de difficulté au départ à me retrouver dans la grande famille de Félicia et ses nombreux amis.
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Charlotte Link, L'heure de l'héritage, libre expression,
550 pages, 4.5/5 Dans ce dernier volet de la vie de Félicia et des siens, l'heure est à l'héritage, Félicia doit trouver qui la remplacera dans son entreprise de jouets. C'est donc du côté de Alex que se tourneront nos regards de lecteurs. L'auteure nous présente la fille de Belle qui ressemble davantage à sa grand-mère qu'à sa pauvre mère alcoolique et malheureuse. Alex est insouciante, elle a soif de liberté, une grande ambition mais plus que tout elle a ces yeux gris qui caractérisent tant Félicia. Côté historique, ce roman traite davantage des événements qui ont entouré le mur de Berlin et sa chute. Selon moi, c'est le moins bon des trois tomes, quoi que j'ai beaucoup apprécié de retrouver ces personnages qui m'ont fait vibrée pendant plus de 1500 pages. J'ai vraiment passé un bon moment avec tout ces personnages haut en couleur!
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Jeannie et
Anne-Marie Hilton, Le coeur au beurre noir, ed. les
Intouchables, 151 pages, 5/5. En 2001 a eu lieu, au Québec, l'un des procès les plus médiatisés, avant celui de la prostitution juvénile des deux dernières années. Les parties " en vedette" dans ce procès étaient Dave Hilton, l'un des boxeurs les plus aimés au québec et deux soeurs mineures, dont l'identité nous était encore inconnue à ce moment. Les deux jeunes femmes accusaient le célèbre boxeur de violence et d'agressions sexuelles multiples. Aujourd'hui, nous savons que les deux jeunes femmes sont les filles de Hilton qui est maintenant détenu à Macaza où il purge une peine de sept ans. Dans ce livre Jeannie et Anne-Marie nous livrent toute l'horreur qu'elles ont vécu dès leur tendre enfance. Mais aussi elles offrent un message d'espoir pour tous ceux et celles qui vivent un calvaire semblable. Ce livre est empreint d'une criante vérité, vérité qui par moment nous semble impossible telle l'horreur est à son comble. Le texte est simple, mais très bien écrit et il nous montre toute la douleur mais aussi le courage extrême dont ont usé les femmes pour dénoncer l'animal qui était leur père. je ne crois pas que ce livre soit seulement une vengeance, Les deux auteure prennent le temps de nous décrire les milieux familiaux disfonctionnels où ont grandi leurs parents, elles nous présentent les événements qui ont fait l'objet du procès, mais elles mettent le tout dans leur contexte. Certes, on ressent un peu de rancune de la part des filles, mais la haine n'est pas au rendez-vous. Je crois que ceux et celles qui doutent de la véracité de cette histoire devraient lire le livre, ils verraient que ce n'est pas un cri de haine, mais la volonté de se sortir de cette histoire, de montrer que les apparences sont parfois trompeuses et surtout qu'il est possible de se sortir de ce type d'enfer.
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Mineko Iwasaki, Une
vie de Geisha, Ed Michel Lafon, 280 pages, 5/5 Mineko Iwasaki a été l'une des plus grande geisha du Kyoto. Dès l'âge de trois ans elle été promise à une carrière resplendissante. Elle nous livre donc dans son livre toute son histoire, des détails sur ce qu'est la vie d'une geisha, tout ce que ^ca implique comme travail etc. Elle nous raconte sa montée fulgurante dans le métier mais aussi comment elle a décidé de retourner à une vie plus normale. C'est un très bon livre, qui se lit très bien et dans lequel nous trouvons de très belles photos de Mineko. Nous avons beaucoup à apprendre sur cette tradition japonaise. Je connaissais l'existence de ce livre à cause de ma lecture du roman Geisha de Arthur Golden, paru il y a quelques années, parce qu'il s'était inspiré du livre de Mineko Iwasaki. Et je m'étais toujours dit que je le lirais, maintenant c'est chose faite! Je vous conseille la lecture des deux livres qui sont différent mais qui nous entraîne dans cet univers si loin du nôtre!
Novembre 2004 |
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Amélie Nothomb, Biographie de la faim, Albin Michel, 240
pages, 4.5/5 "La faim c'est moi" voici la seule phrase que le quatrième de couverture nous livre... Mais il n'y a pas plus vrai. Amélie Nothomb se présente dans cette autobiographie comme n'étant que faim, qu'appétit. mais pas seulement l'appétit du ventre, non il y a l'appétit de l'amour, de connaissance, la faim de tout ce qui existe. Amélie n'est que désir! Nous retrouvons donc la jeune Amélie Nothomb dans sa jeunesse au Japon, en chine, à New-York etc, nous la suivons dans son enfance qui ne fut que déménagement d'un endroit à un autre à cause du travail de son père. Nous en apprenons encore beaucoup sur cette jeune auteur qui pourtant est si mystérieuse, nous entrevoyons dans ce livre un alcoolisme juvénile, que son rapport avec la nourriture a toujours été ambigu, elle nous raconte les années où elle a souffert d'anorexie, elle nous parle de sa faim des livres, son désir incommensurable d'être aimée, elle nous présente sa soeur Juliette et tout l'amour qu'elle éprouve pour elle et bien d'autre chose encore. Par contre, j'ai été un peu déçue de retrouver, surtout au début, beaucoup d'éléments qui nous avaient été présentés dans Métaphysique des tubes, j'ai eu peur que cette auteure se soit essoufflée, mais la suite du livre m'a tout a fait rassurée. Encore une fois, je me suis laissée envoûtée par la plume de cette auteure fabuleuse, et encore une fois, j'ai faim et j'ai hâte qu'on me serve un autre bouquin d'Amélie Nothomb!
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Laure Adler, À ce soir, NRF, 185 pages, 5/5 Un matin. la narratrice de ce récit échappe de peu à la mort, elle évite de peu un grave accident d'automobile. La journée se passe comme si rien n'était jusqu'au moment où elle est dans le bain et remarque que sur sa montre l'inscription "à ce soir" est presque effacée et elle remarque la date.... le 13 juillet... dix-sept ans plus tôt son bébé mourait suite à une détresse respiratoire que les médecin n'ont pu s'expliquer ni traiter. Elle décide donc de raconter ce qu'elle a vécu à partir du moment où la nounou a trouver l'enfant inerte dans son lit, jusqu'à l'instant tragique de sa mort. Ce texte nous montre les émotions de la mère, toute son angoisse, sa peur, sa détresse face à son enfant qui se meurt. C'est un peu comme l'autopsie d'un coeur brisé, les émotions y sont décrites à l'état pur. inutile de vous dire que les larmes ont rendu difficile la lecture des toutes dernières pages.
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Karin Slaughter, Au fil du rasoir, Thriller, Grasset,
440 pages, 4/5 Un soir près d'une piste de patin à roulette, Sara, pédiatre et médecin à la morgue se fait bousculer par une jeune personne portant un sac sanguinolent, dans lequel elle découvrira un bébé décédé. Au même moment, son conjoint Jeffrey, chef de police, se fait supplier par une jeune adolescente de la descendre, sinon elle-même tuera un adolescent auquel elle fait face. Au moment où la jeune fille se prépare à tirer sur l'adolescent, Jeffrey tire. S,ensuit une enquête où les surprises seront nombreuses. Premièrement, au cours de l'autopsie sur l'adolescente, on découvre qu'elle a subit une excision du clitoris et qu'elle a été grossièrement cousue. Pourquoi? Pourquoi voulait-elle tuer l'adolescent qui semblait être son ami de toujours? les questions se multiplient et vous irez de surprises en surprises à la lecture de cet excellent thriller où l'horreur est parfois à son comble non pas dans les descriptions sanglantes mais bien dans des événements qui nous semblent tous plus insupportables les uns que les autres. J'ai adoré cette lecture qui se fait presque d'une traite, mais j'ai trouvé par contre un peu cliché qu'il y ait une policière qui avait vécu des événements semblables et qui est troublée dans son travail. Je trouve que les romans policier nous présentent trop souvent soit le policier qui en est à sa dernière enquête ou celui qui a vécu des événements qui ressemblent à ceux de l'enquête en cours.... Surtout que l,histoire de cette policière n'ajoute pas tant que ça à l'histoire. C'est tout de même un livre à lire!
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Ann Brashares,
Quatre filles et un jean, Gallimard jeunesse, 309 pages,
5/5 Carmen, Tibby, Bridget et Lena sont amies depuis leur plus tendre enfance et se préparent à passer leur premier été séparées les unes des autres. En effet, Lena doit aller passer l'été chez ses grands-parents en Grèce, Bridget dans un camp de football, Carmen quant à elle va visiter son père en Caroline du sud alors que Tibby passera l'été chez elle avec un boulot qu'elle n'aime pas particulièrement. Les filles ont peur mais elles décident de faire un pacte et de partager un jean "magique". Chacune pourra avoir avec elle le fameux jean pendant une période déterminée, ce qui lui rappellera l'amitié qui l'unit à ses amies mais aussi lui donnera un peu la force, le courage d'affronter certains événements. C'est donc quatre histoire d'un même été que nous vivons sous la plume de Brashares. Un livre intelligent, drôle, sensible qui nous fait revivre en partie nos souffrances, nos espoir d'adolescence. C'est vraiment un très beau livre qui peut être lu par toutes les jeunes filles. Ma fille a 10 ans et elle a adoré, malgré le fait que les filles aient 15-16 ans. L'auteure a su rester dans le bon goût et ne pas s'aventurer dans des descriptions qui aurait élevé l'âge permis de lecture. Nous devinons que l'une des filles a eu sa première relation sexuelle, mais sans plus de détails, ce que j'ai beaucoup apprécié étant donné l'âge de ma fille. à noter qu'il y a une suite à ce livre: Quatre fille et un jean, le deuxième été, livre que je vais m'empresser de lire! ;0))
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André Mathieu, La vraie Julie Bureau, Éditions EPS, 415
pages, 3/5 En septembre 2001, une jeune adolescente de 14 ans fait une fugue du collège de Coaticook où elle était pensionnaire. Pendant trois ans, le Québec multipliera les recherches, les parents se pointeront à maintes reprises dans les médias pour inciter Julie à réapparaître. Au mois d'août 2004, coup de théâtre, Julie Bureau est retrouvée, elle habite avec Jean-Paul, un bon samaritain, à Beauceville. Les médias ont traité Julie de méchante, de tous les noms imaginables, mais Julie a toujours dit que si elle était restée avec ses parents, elle se serait suicidée. Non pas qu'elle ait été martyrisée physiquement ou abusée sexuellement, mais bien parce qu'elle était malheureuse dans un cadre trop strict où sa mère tirait les ficelles du pantin qu’était son père. Sa mère était contrôlante à l'extrême et c'est elle que Julie a voulu fuir. André Mathieu a donc voulu écrire un livre qui nous présenterait La VRAIE Julie Bureau. Personnellement, je n'ai jamais trouvé que Julie était une sans coeur, je savais au fond de moi que quelque chose clochait et que la jeune fille avait dû fuir quelque chose pour se réfugier chez un inconnu qui est devenu pour elle un frère. Peut-être sont-ils plus l'un pour l'autre, au fond ce n'est guère mon affaire, et surtout cela ne m'empêchera pas de dormir la nuit. ;0) Donc, je penchais davantage du côté de Julie que de celui de ses parents, qui à mon sens en faisait trop en entrevue. Et, surtout, Julie avait l'air tout à fait saine d'esprit. Pour ce qui est du livre... André Mathieu est un auteur pour qui j'ai toujours eu beaucoup de respect, j'aime beaucoup sa plume simple et personnelle, quand je lis ses livres, j'ai toujours l'impression d'être devant un père qui nous raconte une histoire, j'adore... Mais avec La vraie Julie Bureau, il a perdu quelques points dans mon estime. Je trouve que le livre multiplie trop les répétitions, les inutilités.... par exemple, je ne trouve pas utile qu'on nous présente dans le livre les commentaires de monsieur et madame Tout-le-monde qui se prononcent sur l'écriture du présent livre... personnellement j'ai tout entendu ce genre de commentaires dans les médias ! Alors, cela n'ajoute pas à l'histoire. Aussi, pour les répétitions on aurait pu trouver moyen de ne pas avoir à répéter parfois trois ou quatre fois un même commentaire, fait ou autre... on lit le livre, on se souvient de ce dont il traitait quelques pages auparavant ! Une autre chose qui m'a tapé royalement sur le système.... l'auteur reproduit certains courriels qu’il a reçu et il précise qu'il en a corrigé les fautes d'orthographe.... pourtant, ce dernier a laissé de très nombreuses fautes ! Par exemple, j'ai relevé : ordrre au lieu de ordre, t'est au lieu de t'es... avant au lieu d'avait... et bien d'autres. Et veuillez prendre note que ces erreurs ne sont pas dans les lettres que Julie a écrites et que l'auteur a reproduites telles quelles... non, elles sont dans les paragraphes que l'auteur a lui-même écrits ! Je crois que ce livre est sorti un peu trop vite, il aurait eu besoin d'être relu et recorrigé ! Aussi, j'ai eu l'impression de lire davantage le vrai André Mathieu que la vraie Julie, en fait j'ai appris beaucoup moins sur Julie que sur l'auteur... j'ai eu l'impression que l'auteur a utilisé un peu ce livre pour cracher son venin sur les médias, quoique je suis tout en accord avec les dires de Mathieu! Aussi, il a craché son venin à multiples reprises sur les bibliothèques, le prêt public, qui selon lui est du piratage de son oeuvre. Cependant, ce n'est pas parce que je travaille en bibliothèque, mais je sais pertinemment que des droits d'auteur sont versés à l'auteur à chaque fois que le livre est loué ou emprunté. Et, ce n'est pas tout le monde qui a les moyens de payer 30 $ pour en savoir un peu plus sur Julie. Si j'avais payé les 30 $ du livre, j'aurais été très déçue de mon achat. Un livre qui m'apprend peu, qui est plein de fautes et de répétitions... je suis déçue de cet auteur que j'adorais pourtant depuis tant d'années.... OUfff je sais ma critique est longue, mais j'avais beaucoup de choses à dire ! J'espère qu'André Mathieu pourra retravailler son texte avant une réimpression s'il y a lieu... et je souhaite de tout coeur que Julie soit heureuse et je la remercie d'avoir un soir dans mon téléviseur affirmé à tous les jeunes du Québec que la fugue n'est pas nécessairement LA meilleure solution. Ma fille qui écoutait a comprit le message, je crois et depuis elle ne nous a plus jamais menacés de s'enfuir, chose qu'elle faisait chaque fois qu'elle vivait une petite contradiction.
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Jacques Poulin, Chat sauvage, Léméac / actes sud, 188
pages, 4/5 Jack est un auteur public, c'est-à-dire qu'il rédige des curriculum vitae, de la correspondance et autres textes divers pour ses clients. Mais un jour, un vieux monsieur étrange lui réclame une lettre pour son épouse et repart sans payer et sans presque rien dire. Jack est attiré par ce vieillard et son mystère, il part donc à sa recherche pour tenter de connaître davantage celui-ci. Dans le cadre de son "enquête", il rencontrera Macha, une jeune fugueuse tout aussi mystérieuse. Dans les livres de Poulin, les événements sont simples, mais les personnages sont toujours hauts en couleurs, ce qui fait le charme de la plume de Poulin. Aussi, dans ses livres on sent toujours son immense amour pour la littérature. C'est un bon petit roman, d'autant plus que les événements se déroulent dans ma belle ville de Québec, alors c'est toujours intéressant de pouvoir se figurer exactement les endroits décrits. Par le passé j'avais lu "Wolkswagen Blues" de cet auteur, livre que j'avais adoré, surtout que notre professeur nous avait démontré à quel point dans les livres de Poulin, rien n'est laissé au hasard!
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Jacques Poulin, Les yeux bleus de Mistassini, Léméac /
actes sud, 187 pages, 4/5 Jimmy habite avec sa sœur dans Limoilou lorsqu’il fait la connaissance de Jack, un vieux libraire assez particulier. En effet, Jack classe les livres à sa manière à lui, les Best Sellers en haut des étagères et les livres « mal aimés » ou inconnu sur les rayons les plus accessibles. Il laisse aussi certains livres sur le bord de la porte afin que les étudiants et les lecteurs pauvres puissent les voler. Jimmy commence donc à travailler à la librairie, ce qui permet à Jack de se plonger plus sérieusement dans son travail d’écrivain et de traducteur. Mais Jack se dit atteint de la maladie d’Eisenhower, une maladie qui atteint dangereusement sa mémoire… C’est une beau roman où les personnages sont toujours assez sympathique et chaleureux, l’univers des livres et des chats est toujours présent dans les romans de Poulin. Bref, c’est un roman qui ressemble un peu à tous ses autres, mais que nous ne pouvons nous empêcher d’aimer. D’autant plus que les personnages reviennent d’un roman à l’autre, donc nous avons l’impression de bien les connaître!
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Marc Fisher, Mort subite, Ed. Les Intouchables, 318
pages, 5/5 David, divorcé et père d'une charmante petite fille, est le Pro d'un club de golf très sélect. Mais, il a eu le malheur de partager le lit et un an de la vie de l'épouse de son riche patron, ce qui lui causera des problèmes incommensurables. De fait, un matin où il a passé la nuit avec une autre femme, il découvre le corps de sa maîtresse... et aucune trace de cette autre femme... qu'est-il arrivé? David a-t-il assassiné Louise ou est-il victime d'un coup monté? On ne tarde pas à savoir la réponse à cette question, mais nous avons toujours des interrogations, des espoirs, des craintes... Bref Marc Fisher nous entraîne dans son filet et ne nous lâche qu'à la toute dernière minute. Un très bon thriller à lire!
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Paulo Coelho, Maktub, Ed. Anne Carrière, 195 pages,
4.5/5 Coelho a réuni pour ce livres des textes divers, des paraboles, des leçons de vies qu'il a lues, entendues tout au long de sa vie. C'est un très beau livre qu'on se doit de posséder et auquel nous devrions revenir au besoin, car il est emplit de sagesse et de leçons pour bien vivre notre quotidien.
Décembre 2004
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Mitch Albom, Les cinq personnes que j'ai rencontrées
là-haut, Editions Oh! 281 pages, 5/5 Le vieil Eddy, responsable de l'entretien des manèges d'une fête foraine, meurt dans un accident où il tente de sauver une petite fille alors qu'une partie d'un manège s'est détaché et menace de tomber. Nous assistons donc à l'ascension vers le ciel de Eddy. Il rencontre 5 personnes qui ont influencé le court de sa vie, cinq personnes qui doivent lui donner une leçon sur sa vie, l'aider à comprendre ce q | |