Mes Critiques de livres 2002-2003

 
Critiques 2004

Bienvenue chez Dytal. Ici vous trouverez les critiques des livres que j'ai lus dans les derniers mois.

Bonne lecture



Psittt pour les critiques 2000-2001 voir le lien en bas de la page!

Vous aimez mes critiques et avez le goût de venir me rejoindre sur un forum de discussion?? alors rendez-vous sur "la petite place" il me fera plaisir de vous jaser!

La petite place

bisoussssss

Mes critiques 2002-2003
La conjuration des bâtards, Francine Noël, 5/5 (3e de la trilogie Maryse)

Un pur délice! L'auteure nous entraîne cette fois-ci au Mexique où Maryse, son conjoint et ses deux enfants habitent depuis quelques années, et où le sommet de la fraternité a lieu. Nous sommes donc, en présence d'intellectuel et je dirais que ce troisième tome est un peu plus historique et intellectuel que les deux autres. Toutefois, le tout est entouré des écarts dans l'imaginaire, dans le bar du diable où nous rencontrons Dieu lui-même!

C'est une très belle réflexion que Francine Noël nous offre dans ce roman, une réflexion sur les gens qui ne connaissent pas leur origine parce qu'adoptés, les exilés, les métisses, tous ces êtres qui ne savent pas entièrement qui ils sont et d'où est-ce qu'ils viennent...

J'ai vraiment adoré et je crois que le troisième tome est vraiment le meilleur des trois... moi qui avait peur que l'auteur s'essouffle dans ce livre... ce n'est pas le cas!



Histoire de Ruth, Morton Schatzman, 4/5 (vécu)

C’est un livre un peu différent de ce que j’ai lu jusqu’à maintenant parce que c’est le rapport d’un psychiatre sur le cas d’une patiente. Celle-ci le rencontre pour la première fois alors qu’elle a 25 ans et qu’elle fait d’étranges cauchemars mais aussi qu’elle voit une apparition de son père.

Mais plus le psychiatre la questionne et travaille avec elle et plus il est confus face à Ruth, elle semble avoir un cerveau hors de l’ordinaire…

C’est par moment, surtout à la fin, un peu trop technique mais le reste de l’histoire est très intéressante. Ruth a permis à son thérapeute de publier son histoire pour pouvoir aider d’autres gens.

J’ai bien aimé ce livre et a développé encore plus ma fascination pour le cerveau humain et ses capacité pour nous aider à faire le ménage de notre vie, de notre cœur!



Livre du rire et de l'oubli de Milan Kundera, 4/5

C'est un recueil de nouvelles, que Kundera qualifie pourtant de roman. Il est vrai que dans la sixième nouvelle on retrouve une partie des personnages décrits dans les récits antérieurs.

Il frôle l'érotisme à plusieurs reprises pour ensuite arriver à l'apogée orgiaque. Bon ce n'est pas nécessairement ce que je m'attendais de Kundera mais c'est tout de même bon. D'autant plus qu'il y a une belle réflexion sur le rire, réflexion qui nous mène au sein du rhinocéros de Ionesco.

Tout au long de ce livre, nous sentons la grande influence qu'a eu Diderot sur l'auteur. Justement Kundera a reprit Jacques et son maître de Diderot pour en faire une pièce de théâtre. Et tout au long du livre du rire et de l'oubli nous ressentons cette influence de Diderot.

Bref c'est un bon livre, peut-être un peu mêlant à certaines périodes mais sommes toute un livre à lire pour ceux qui aiment Kundera et qui veulent oublier pour un temps la vie qui les entoure.



Nous avons tous découvert l'Amérique, Francine Noël, 3/5

C'est l'histoire de Fatima et Louis, voisins et amants qui nous est révélée par leurs journaux intimes respectifs. Le tout est, comme c'est l'habitude de cette auteur entouré d'un contexte historique, celui de l'année 1988. On y traite aussi de l'amitié, la mort, l'adultère, l'amour.

J'ai beaucoup moins aimé ce livre que la précédente trilogie (Maryse). Personnellement je ne me suis pas attachée à aucun personnage... j'ai tout lu sans pour autant prendre un réel plaisir. J'avoue que je suis déçue par ce livre-ci...



Rouge mère et fils, Suzanne Jacob, 2.5/5

C'est pour moi une seconde déception pour 2002... Soit je n’ai rien compris ou soit le livre est vraiment complexe... m'enfin je suis très déçue car habituellement je suis une fan de cette auteure.

C'est l'histoire de Luc et Delphine, la mère et le fils et une panoplie d'hommes gravitent autour d'eux. Il y a l'étranger, Lenny, le presque frère de Luc, Félix et Lorne. Bref, tout ces hommes ont une place dans la vie de Delphine mais Luc cherche la sienne...

Je n'ai pas vraiment apprécié cette lecture... dommage...



Lettre à un Otage, Antoine de Saint-Éxupéry, 5/5

Quel beau texte, quelle belle réflexion sur les droits de l’hommes, le respect de l’humaine condition et ce peu importe notre nationalité, religion etc. C’est vraiment une très belle lecture qui nous permet de nous remettre les pieds sur terre!

Le tout se passe en décembre 1940, époque où le continent Européen pèse sur le Portugal et où plusieurs gens doivent être déportés et oublier leur vie, leurs souvenirs et développer une nouvelle identité. C’est un court texte (Une trentaine de page) mais oh combien intense.



La nausée, Jean-Paul Sartre, 5/5

Nous retrouvons dans ce livre Roquentin un écrivain qui habite à Bouville temporairement dans le but d'écrire une biographie sur Robellon, un homme ayant vécu à Bouville au 18e siècle. Toutefois, le projet de Roquentin s'en trouve remis en question alors que tout l'univers "habituel" de Roquentin s'écroule. Il découvre l'existence, le touché et se met à réfléchir sur des choses, des actes qu'il fait depuis toujours, mais qu'il voit à ce moment différemment.

C'est une très beau texte, très bien rédigé, intense et profond. Une superbe réflexion sur notre existence même.

Ce que j'aime chez Sartre c'est qu'il reprends des point de sa philosophie dans un roman. C'est à dire que ce roman nous explique ce qu'il dit notamment dans l'être et le néant.

Bref, Sartre est ma nouvelle passion!



Roman de Sophie Trébuchet, Geneviève Dormann, 4/5

C'est une biographie romancée qui raconte l'histoire de Sophie Trébuchet, la maman de Victor Hugo. Cette jeune femme a vécu la période difficile de la Révolution française et l'époque Napoléonienne, époque qui n'est pas rose...

Au départ, je m'attendais à une biographie qui nous parlerait davantage de Victor Hugo, mais ce n'est pas le cas. Nous apprenons que Hugo est un jeune garçon qui avait une grande attirance vers l'écriture et la lecture dès son enfance mais sans plus... je vais devoir me tourner vers les biographie d'Hugo pour en savoir plus!

Mais j'ai tout de même aimé ce bouquin qui sans être trop romancé n'est pas non plus trop sérieux. Il y a beaucoup de clin d'oeil intertextuels, et de clin d'oeil historique. C'est une lecture agréable pour ceux qui veulent en savoir plus sur cette femme qui, décédée à 49 ans, a mis au monde Victor Hugo et qui malheureusement a été racontée de manière mensongère autant par les commentateurs que Hugo lui-même.



Les mots, Jean-Paul Sartre, 5/5

Quel délice!Il s'agit de la seule autobiographie de Sartre, mais elle raconte surtout ses années d'enfance de 6 à 11 ans environ. Il nous y explique comment est venu pour lui l'amour de la lecture mais surtout cette nécessité d'écrire qui l'a animé tout le reste de sa vie. C'est écrit doucement et naïvement parfois.

Certains commentateurs ont dit que c'était le plus beau livre de Sartre et je crois que jusqu'à maintenant je me range de ce côté!



Huis Clos, J-P Sartre, (théâtre) 4/5

On y retrouve le garçon de chambre, un homme et deux femmes. Ils ne se connaissent point et apprendrons à se connaître tout au long de cette, malheureusement trop courte, pièce.

C'est dans cette pièce que Sartre nous fait comprendre la célèbre phrase: l'enfer c'est les autres!



Le Pacte, Jodi Picoult, 5/5

Un couple d'adolescent qui ont été élevé pratiquement ensemble, amoureux depuis quelques années...

On retrouve la jeune fille morte et le garçon blessé à ses côté... il dit: C'est un pacte de suicide... toutefois lui étant toujours vivant... les policier enquête et un procès commence...

Tout au long du roman on assiste à l'enquête et au procès mais on retourne en arrière pour voir leur jeunesse et jusqu'aux tragiques événements...

C'est très très bien écrit, facile à plonger dans l'intrigue.... mais bien difficile de laisser de côté le bouquin!

Je vous le suggère chaleureusement... quant à moi je vais aller voir ses autres livres... elle en a 4 autres!



Février-Mars-Avril

Un ange cornu avec des ailes de tôle, Michel Tremblay 5/5

Ce livre n'est pas un roman, mais un peu comme une autobiographie du lecteur que fut Michel Tremblay. Il nous y raconte ce qui l'a mené sur les chemin de la lecture, son premier livre, ses petites manies de lecteur, ses premières caresses solitaires en face d'un livre et bien d'autre chose.

Tout cela est raconté dans la langue bien de chez nous (Québec) et d'une manière naïve et sans-gêne.

J'ai adoré ce livre surtout que je suis une fan de Tremblay, j'ai adoré le connaître encore plus par cette autobiographie.



Vita brevis (lettre de Floria Aemilia à Aurèle Augustin), Jostein Gaarder, 5/5

Jostein Gaarder, philosophe de renom est tombé un jour sur un manuscrit de la main de Floria Aemilia, la concubine de saint Augustin. C'est cette lettre que nous traduit, avec ses commentaires, Gaarder.

Floria, après avoir reçues et lues "les confessions" de saint Augustin lui écrit une lettre pour lui dire ce qu'elle ressent à la suite de cette lecture mais aussi de tout ce qu'elle a vécu depuis leur séparation.

Elle écrit: "Mais ma rivale n'était pas une autre femme et je ne pouvais pas la voir, elle était un concept philosophique... Elle était la rivale de toutes les femmes, l'ange de mort de l'amour."

J'ai bien aimé lire cela d'autant plus que je connaissait un peu la philosophie d'Augustin qui croit en une cité de Dieu vers laquelle nos regards doivent être entièrement tournés. Toutes nos actions sur terre doivent être faite dans le but d'atteindre le paradis. Saint Augustin pour mieux se parer au monde de Dieu avait refuser de se laisser atteindre par les plaisirs sensoriels quels qu'ils soient.

Ceci m'a permis d'en savoir davantage sur lui et ce livre m'a convaincu de lire au plus vite les confessions de saint Augustin, confessions qui ont tant inspiré Floria.



L'âge dur (nouvelles), Gabrielle Gourdeau, 4/5

L'âge dur, pour l'auteure c'est l'âge de la ménopause jusqu'à la mort. Elle nous présente par quatorze nouvelles sa vision de notre société en rapport avec les aînés surtout. Elle nous les montre malheureux, isolés, souvent mal aimés aussi... Elle nous décrit la dureté des coeurs face à nos "vieux québécois". Il y a même une nouvelle où elle nous parle un peu de la faculté des lettres où j'ai étudié.

Le tout est très cynique mais tellement empreint de vérité... Il faut avoir un humour certain pour accueillir un tel texte parce qu'elle est vraiment très cynique.

Cette auteure avait aussi écrit une suite à la très célèbre Maria Chapdelaine. Elle en avait fait une vieille femme assistée sociale et alcoolique ce qui n'avait pas plu nécessairement à tous les littérateurs qui ont adulé ce personnage important de notre culture québécoise.



Douze coups de théâtre, Michel Tremblay, 4/5

Douze coup de théâtre, douze pièces, douze moment d'intimité nous sont racontés dans ce livre autobiographique. Tremblay nous livres ses souvenirs entourant douze pièces de théâtre qu'il a vues, voulues voir, écrites et jouées.

Défile sous nos yeux les événement qui ont marqués théâtralement l'univers Tremblayien et comment ce grand dramaturge québécois est né.

J'ai bien aimé cette lecture mais un peu moins qu'"Un ange cornu avec des ailes de tôles" Peut-être est-ce parce que je préfère les romans au théâtre, je ne le sais pas. Mais j,ai bien appréciée mon intrusions dans le monde de cet auteur que j'adore. Il faut dire aussi que les personnages des Chroniques du plateau sont très très inspirés des parents, famille et amis de l'auteur alors nous reconnaissons, la grosse femme et bien d'autres encore!



Mr Murder, Dean Koontz, édition Plon, 392 pages, 5/5

Martin Stillwater est un auteur à succès qui a une vie comblée par son épouse Paige et ses deux filles Émiliy et Charlotte. Tous quatre mènent une vie confortable et heureuse jusqu'à ce que "Alfie" entre dans leur vie. Alfie est le sosie de Martin et il l'accuse de lui avoir volé sa vie et sa famille.

Bien entendu, l'écrivain réputé pour son imagination fertile pour les romans policiers, la police de son quartier ne croit pas un traitre mot de cette histoire de sosie. Donc, Martin et Paige se retrouvent seuls face à cet homme qui leur en veut!

Pour moi c'était un premier contact avec cet auteur qu'est Koontz et je ne suis pas du tout déçue. J'ai tout simplement entré dans le livre, un peu comme si je me retrouvais entre les pages et avec les personnages. J'aime son style, et cette manière de nous tenir en haleine jusqu'à la toute dernière page. C'est certain que je vais me replonger dans l'un de ses livres très bientôt.



La forêt muette de Pierre Pelot éditions verticales, 189 pages, 4/5

Deux bûcherons, une forêt étrange et une femme: la dame de la mort... Charlie et Diên sont les deux seuls bûcherons qui acceptent d'aller dans cette partie de la forêt qui est appelée "le cul de la mort". Des choses atroces semblent s'y être passées durant la seconde guerre mondiale et depuis, ceux qui y entrent meurt ou en ressortent traumatisés. De plus un silence total règne sur ce coin de nature et aucun animal ni insecte n'y vit.

Un jour une femme apparaît dans le cul de la mort et c'est le début d'une étrange aventure remplie d'angoisse.

C'est un très bon suspense et je vous lance le défi de deviner la fin... c'est seulement à la dernière page que vous saurez!



Le Maître de jeu, Sergio Kokis, édition XYZ, 259 pages, 4.5/5

Quel livre!

Yvan est docteur en théologie mais ayant perdu la foi, il refuse un poste de professeur pour écrire un livre sur Tiago, un réfugié qui a été atrocement torturé dans son pays.

Un jour Dieu, se présente à lui et lui propose de jouer avec lui au jeu dont il est le créateur. C'est autour d'une bouteille de scotch, un pot de cornichon et du thé chaud que Dieu va discuter avec Yvan, lui faire des révélations. Ils vont parler de littérature, du bien et du mal et de plein d'autres sujets philosophiques et théologiques.

Dieu explique à Yvan comment les écrivain font vivre les personnages à la manière dont dieu nous fait vivre. C'est un des moment que j'ai particulièrement préféré de ce bouquin de Kokis.

Mes connaissances en philosophie ont été utiles à certains moment pour apprécier à sa juste mesure le texte et l'humour ironique de son auteur. Toutefois je sentais un manque au niveau théologique.... j'avais souvent l'impression de perdre des bout, de rester sur ma soif de savoir.

J'ai beaucoup aimé cette lecture mais la fin me laisse un drôle de sentiment... une incompréhension peut-être... peut-être un deuil aussi... je me sent comme au retour d'un rêve, d'une nuit fiévreuse.... j'ai une vague impression de délire qui m'envahie... étrange...

Le dieu de Kokis m'a laissé plein de questionnement... d'angoisses existentielles... ah les philosophes direz-vous! Toujours angoissés par des questionnements métaphysiques! Et vous avez raison, ce livre me retranche dans mes conviction et exige de moi une nouvelle réflexion. Je peux dire que Kokis a atteint son but! Amener son lecteur à s'interroger encore et encore!

Merci à vous Sergio Kokis!



Le mystère de la patience, Jostein Gaarder, Édition Seuil, 3.5/5

Hans-Thomas, un jeune adolescent, part de Norvège avec son père philosophe pour retrouver sa mère qui est partie depuis déjà 8 ans. Elle avait quitté mari et fils dans l'espoir de se trouver elle-même. Ils ont retrouvé sa trace en Grèce où elle est mannequin. Le voyage est agrémenté de la lecture d'un livre miniature qu'un étrange boulanger a remis à l'enfant durant le voyage. Le livre Miniature mets en scène des personnages tirés d'un jeu de carte et plusieurs générations de boulangers.

C'est un peu comme "Le monde de Sophie", la philo expliquée à un jeune ado toutefois ici nous retrouvons des thèmes tels que "d'où venons-nous" "qui sommes-nous" "la vie et son sens" et "l'amour". Le lecteur y découvrira la joie et l'importance de l'étonnement et la certitude que la vie est merveilleuse.

Cependant, et là est la raison de la faible note que j'ai mis à ce livre, j'ai dû patienter jusqu'à la moitié du livre avant de comprendre là où voulait m'entraîner l'auteur. Mais ma patience a été récompensée par la seconde moitié du livre. Aussi, j'ai trouvé que le livre miniature mettait trop l'accent sur les nombreuses générations ce qui rendait confondant les multiples personnages...

Mais dans l'ensemble c'est tout de même un bon livre!



Prodige, Nancy Huston, Actes sud/Léméac, 171 pages, 4/5

c'est un court roman en polyphonie c'est à dire à plusieurs voix, chaque personnages raconte l'histoire selon la manière qu'il la voit.

Lara, pianiste est mariée avec Robert lorsqu'elle donne naissance à Maya prématurément. C'est toutefois avec beaucoup d'amour, de caresse et de chansons que l'enfant survit à son petit poids et devient une talentueuse pianiste de 10 ans. Au moment où la majorité de l'histoire nous est racontée Maya a dix ans et son père ne vient à la maison que le week-end.

C'est une belle histoire d'amour entre une mère et sa fille, un amour fusionnel par contre où la mère veut se projeter dans son enfant et qu'elle devient la prodigieuse pianiste qu'elle n'a su être.

C'est assez psychologique comme roman et un peu trop court et saccader par la polyphonie à mon goût personnel.

C'est toutefois un bon petit roman à déguster lorsque le temps est trop rare pour nous permettre de longs romans.



Mémoire truquée, Dean Koontz, édition Robert Laffont, 556 pages, 4.5/5

Le docteur Ahriman, un surdoué et réputé psychiatre sème la terreur dans la tête de ses patientes. En effet, le trop brillant médecin a découvert qu'il pouvait programmer et créer des phobies chez ces femmes qui lui serviront de marionnettes pour assouvir ses instincts meurtriers et sexuels.

Je ne veux pas en dire trop, c'est un roman d'une intensité rare et qui nous tient en haleine jusqu'à ses toutes dernières pages. J'ai vraiment adoré ce roman très bien construit et surtout très bien documenté. Les personnages sont attachants et bien campés dans le texte.

Cependant, il faut un peu de patience au départ car l'auteur nous présente un à un les personnages et leurs phobies. Mais attendez que le "bon" docteur entre en scène et vous ne serez pas déçu!



Maya de Jostein Gaarder 510 pages. 4/5

Très difficile de résumer un tel roman. C'est l'histoire de Frank qui écrit une longue lettre à Véra son ex-épouse où il lui raconte un voyage à Taveuna, ville qui est sur le 180e méridien donc sur la ligne du changement de date. La lettre sera en fait le contenu du roman de Gaarder. Frank voudrait que Véra lui revienne mais la mort de leur petite fille il y a quelques années les a séparés. Et depuis la communication est difficile entre eux.

Dans son voyage Frank rencontre entre autre un couple d'espagnol qui auront une grande importance dans le déroulement du voyage. Le tout est mis sous un fond philosophique qui est plus anthropologique. C'est-à-dire, de quel animal les hommes descendent, le bog bang est-il ou non un fait réel... les hommes désirent-ils vivre éternellement ou non? Tout des questionnements philosophiques qui nous touchent.

Je ne peux résumer plus. C'est que nous allons souvent de surprises en surprises avec Gaarder. Mais je peux vous dire que si vous avez aimé Le mystère de la patience ou si vous êtes passionnés par les questions ci-haut mentionnées, vous apprécierai ce livre.

Pour ma part, j'ai bien aimé sauf que personnellement, c'est plus les questions éthiques qui me fascine, le bien et le mal, la folie... c'est cela qui me branche réellement! Mais en tant qu'étudiante en philo, il est bon pour moi de me frotter à toutes les questions philosophiques! ;0)



Mai 2002

Le pouvoir du sang tome 1: L'enfant de la nuit. de Nancy Kilpatrick, éditions àlire, 365 pages. 5/5

Carol, s'est fait larguée par son époux qui a décidé de vivre avec un autre homme et en plus voilà qu'il est séropositif. Carol passe le test, il est deux fois négatif mais une possibilité demeure toujours. Elle quitte donc Philadelphie pour se rendre à Paris pour oublier ses malheurs.

C'est là qu'elle fait la rencontre de André, un vampire qui veut son sang. Elle arrive à le convaincre d'être à son service, son esclave pendant 2 semaines s'il lui laisse son sang. Elle se retrouve donc dans son manoir auprès de d'autres vampires. Elle arrive même à éprouver certains sentiments d'amour pour André malgré son extrême violence et instinct de domination.

Les deux semaines terminées elle est libérée mais peu de temps plus tard elle reviendra d'elle-même au manoir...

C'est un livre qui est obsédant, on ne peut le laisser en plan. J'ai tellement embarqué que pendant deux nuits j'ai rêvé à ce livre, je me retrouvais dans la peau de Carol... oufff pas toujours facile! ;0)

J'ai adoré, tout simplement, ce livre est édité par la bonne édition (àlire) ;0)



L'instant libre, Emmanuelle Turgeon, VLB Éditeur, 106 pages, 3/5

Nathalie est une jeune héroïnomane et cocaïnomane de 18 ans. Elle fait le trottoir pour se payer ses paradis artificiels. On sent toutefois qu'elle veut arrêter tout ce cirque, mais que c'est très difficile.

Elle rencontre à l'urgence de l'hôpital son ange gardien, un écrivain qui veut l'aider. Nathalie sera partagée entre son copain-"pimp" et son ange, la drogue ou la souffrance de la désintoxication...

Il s'agit d'un premier roman pour Emmanuelle Turgeon, c'est dur, cru, à l'état brut. Sauf que cela vient parfois étrange comme écriture... il me semble parfois que nous avons de la difficulté à saisir tellement l'écriture est saccadée. Mais il faut comprendre que lorsque c'est Nathalie qui est la narratrice elle est souvent droguée ou en manque... ce qui explique l'écriture.

C'est court, peut-être trop pour l'apprécier pleinement...



Les beaux survivants, Emmanuelle Turgeon, Lanctôt éditeur, 107 pages, 3.5/5

Roxanne, une ex-toxicomane, se sort du monde de la drogue après la mort de son amie, qui a été sauvagement assassinée. Elle écrit un livre avec la mère de la défunte et la seule passion qui les anime toutes deux est de retrouver cet assassin qui court toujours et qui s'attaque aux toxicomane.

Elle rencontre aussi un homme qui l'aide à garder la tête hors de l'eau, et qui sera le personnage de son prochain livre.

C'est le deuxième roman d'Emmanuelle Turgeon et déjà on sent plus d'habileté avec sa plume, son écriture est plus imagée et vivante. De très beaux jeux de mots s'insèrent dans le texte.

Malgré tout l'histoire, est à mon sens un peu figée, on ne sait où elle veut en venir. Heureusement, dans les 15 dernières pages, une série de renversements de situation agrémente l'histoire.



La mort tout près, (tome 2 du pouvoir du sang) Édition àlire, 366 pages 5/5

Lorsque David, un vampire solitaire, s'éveille en cette fin de journée, une jeune femme est penchée sur lui et est prête à le tuer... Il l'empêche et l'interroge. Il constate rapidement que Zéro est une jeune toxicomane qu'on a payée pour attenter à ses jours... mais pourquoi?

Commence ainsi une longue relation entre eux où ils apprendrons à se faire confiance mutuellement et à rechercher ceux qui en veulent à David. Nous retrouvons à un certain moment du texte André, Carol, Gerlinde et tous les autres auxquels nous nous sommes attachés lors du premier tome de Kilpatrick.

C'est vraiment très bon. L'auteure sait nous tenir en haleine, nous faire voir autrement les vampires et surtout ce que j'apprécie c'est que nous ne lisons pas une série de meurtre vampirique comme ce à quoi nous a habitué le cinéma.

Vraiment j'apprécie énormément. Et j'ai hâte de lire le troisième!



Le clan de l'ours des cavernes, (Tome 1 des enfants de la terre), 4.5/5

Grandiose comme texte!!

Ayla est une fillette de 5 ans lorsqu'un tremblement de terre l'éloigne de son peuple et la laisse seule dans la nature sauvage existant 35 000 ans avant notre ère. Elle est recueillie par Iza, une guérisseuse du clan de l'ours des cavernes. Elle devra se battre pour être acceptée malgré ses différences physiques et psychologique. Ayla est pour le clan de l'ours, une fille des Autres et leur semble dangereuse à cause de sa différence.

J’ai beaucoup aimé mon incursion dans le clan, apprendre sur les mœurs et coutumes de cette époque est vraiment intéressant. Souvent nous entendons dire que la lecture nous permet de voyager, et je dois dire que c'est vraiment ce que je sentais au fil du texte de Auel. J'ai vécu avec les personnages d'agréables et de douloureux moments. Auel étaient très documentée pour écrire ce roman et les spécialistes se sont accordés pour dire qu'elle n'a commis aucune erreur chronologique pour son étude de cette ère lointaine!

Vraiment une lecture enrichissante qui nous apprends à voir la vie autrement et à voyager à travers le temps.



Bilbo le Hobbit, J.R.R.Tolkien, Édition livre de poche, 400 pages. 3.5/5

Bilbo est un petit être qui vit paisiblement jusqu’au jour où un magicien et treize nains font irruption chez lui et l’entraîne dans une expédition périlleuse, à la recherche d’un trésor.

Commenter un tel livre n’est pas toujours facile. Surtout à cause de la notoriété que celui-ci a déjà. Mes sentiments face à ce bouquin sont partagés… j’aime les description qui nous font réellement voir les lieux du voyage et je reconnais le génie de l’auteur pour avoir créé un nouveau monde et ces êtres fantastiques. Cependant, je trouve facile le texte et sans surprises. J’entends par là que les personnages rencontrent des embûchent qui sont peut-être trop rapidement surpassés. On en vient à nous dire…. Ah ils vont s’en sortir avec la magie de Gandalf ou autre… C’est sur ce point que ce livre m’a déçue…

Je vais tout de même plonger dans le seigneur des anneaux dans l’espoir d’être plus satisfaite par cette trilogie…



Juin 2002

Vaincre les ennemis du sommeil, Charles M. Morin, éditions de l'homme 262 pages. 5/5

Très bien fait comme livre. Le psychologue nous explique simplement et clairement ce qu'est le sommeil, les différentes étapes, les différents troubles et ce pour tous les groupes d'âges.

Il nous propose une méthode pour régler une fois pour toutes les problèmes d'insomnie. C'est une méthode qui exige de la volonté mais qui est très simple en même temps. Pour ma part ce livre m'a beaucoup aidé pour mon sommeil.



L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux, Nicholas Evans, Éditions Albin Michel, 416 pages 4.5/5

Par une belle matinée d'hiver, Grace décide de partir avec sa copine Judith dans une ballade avec Pilgrim son fidèle cheval. Cependant, un malheur arrive, elles ont un accident et Judith meurt. Pilgrim est devenu fou et farouche et Grace a perdu l'une de ses jambes.

Un seul homme acceptera de les aider pour que Pilgrim redevienne le bon cheval qu'il était avant ce jour fatidique. Tom, un chuchoteur réapprendra au cheval à être un cheval, il redonnera l'envie de monter et de vivre à la jeune fille.

Certains trouvent la fin de ce livre un peu triste... mais quant à moi je la voie plutôt positive... elle nous laisse sur une reconstruction de soi en ce qui concerne les parents de Grace.

J'ai vraiment aimé ce livre, il est écrit simplement mais les sentiments y sont très présents et l'auteur nous peint par ses mots les scènes de telle sorte qu'il nous est très facile de voir et ressentir ce que les personnages vivent. La description de l'accident au début est particulièrement claire et nette! J'avais vu le film mais j’avais tellement peu aimé que je ne me souvenais de presque rien de l'histoire. Mais je sais que j'ai davantage aimé le livre que le film!

Une seule déception est du côté de la traduction de Valérie Malfoy. Elle aurait peut-être dû se renseigner sur certains points... par exemple elle parle "des" Garth Brooks... c'est que Garth Brooks n'est pas un groupe mais un seul individu... de plus il y a des traces d'ancien français dans un texte traduit en 1996... elle utilise le mot "roide" plutôt que "raide"...

Mais c'est le seul coté négatif que j'ai eu... un bon livre plein d'émotions, mais écrit de manière simple, idéal pour les vacances!



La musique d'une vie de Andreï Makine, éditions du seuil, 127 pages, 5/5

Quel délice! Un livre qui se lit d'une traite un peu comme lorsqu'on écoute une bonne pièce de musique...

L'auteur nous entraîne dans une gare ou une foule est confiné à cause d'une tempête de neige. C'est là que notre narrateur rencontre Berg qui lui racontera son histoire. Berg devait faire un concert de piano le 24 mai 1941. Toutefois la guerre aura fait basculé entièrement la vie du jeune homme...

Une histoire courte, mais ô combien intense! J'ai adoré... je me suis glisser dans le texte comme un se glisse dans un bain chaud, doucement... je me suis laissée submerger par les mot de l'auteur... à lire ou à relire!



99 Francs de Frédéric Beigbeder, éditions Grasset, 281 pages, 4/5

Octave est un créatif dans une grosse boîte de pub. Il écrit le livre 99F dans le but de dénoncer son milieu de travail et dans l'espoir de se faire virer... il ne veut pas démissionner, il veut être mis à la porte.

C'est donc dans un style sarcastique que l'auteur nous introduit dans le milieu de la pub et nous décrit de quelle manière les créatifs deviennent les maîtres du monde. C'est vrai que la publicité a une très grande influence sur notre vie et ce tous les jours. Et je crois que ce livre peut nous aider à ouvrir l’œil. Je qualifierais ce livre de Beigbeder d'anti-pub. C'est-à-dire qu'il utilise ce qu'il dénonce. Mais reste que le livre peut nous apporter un message. Entre autre il nous montre, surtout à la fin, que peut importe notre vie, nous ne sommes jamais satisfaits, nous voulons toujours autre chose.

Beigbeder écrit: "le bonheur donne la gueule de bois"

J'ai bien aimé la manière dont le livre est écrit et surtout cette manière de diviser en parties le livre et de les conjuguer selon le pronom titre. Je, tu, il, nous, vous, ils sont les 6 parties du livre que l'auteur sépare par de mini-pubs très rigolotes mais de plus en plus morbides, osées et vulgaires.

Ma déception réside dans la vulgarité utilisée par l'auteur surtout à la fin et le négativisme extrême qui se répercute dans la dernière section. Je trouve qu'il est un peu irréaliste et il ne semble ne plus avoir confiance en notre humanité...

En règle générale, j'ai bien aimé.

La pure vérité de Jodi Picoult, presse de la cité, 3.5/5

Kathie Fisher a dix-huit ans lorsqu’elle est accusée d’avoir tué l’enfant illégitime qu’elle vient de mettre au monde. Kathie étant amish, normalement ne devrait pas accepter d’être défendue par un avocat devant la justice américaine. Mais elle accepte que Ellie la défende. Cette dernière vivra auprès des amish et apprendra grâce à eux la spiritualité, l'humilité et la paix. Pour elle ce sera le début d’un grand procès mais aussi un ressourcement moral, loin de sa grande ville.

Mais qu’est-il arrivé au bébé de Kathie? Les médecins prouvent la grossesse et l’accouchement de Kathie, mais celle-ci nie la grossesse, l’accouchement et l’homicide.

C’est un bon livre en soi, facile à lire qui nous en apprends un peu plus sur la manière de penser des amish, ceux qui vivent comme au 18e siècle. Mais je m’attendais à mieux de la part de Jodi Picoult. J’avais tellement aimé son premier roman « Le pacte » que ce deuxième titre m’a déçu un peu…. J’ai trouvé des longueurs, des répétitions… bref j’ai un léger goût amer à la suite de cette lecture.



Tout le monde est occupé, Christian Bobin, Éditions Mercure de France, 126 pages 5/5

Christian Bobin, nous entraîne par sa poésie reconnue déjà de plusieurs, dans l'univers d'Ariane, mère de Manège, Tambour et Crevette. Dans son milieu, tout le monde est occupé par sa propre petite folie, il y a Manège qui dessine dessine et dessine, Ariane qui flotte dans le ciel, nous rencontrons même la vierge Marie qui elle aussi vole et quitte parfois son église.

On y retrouve une belle réflexion sur l'amour, sur notre monde, l'individualité, l'altérité et sur les prénoms.

C'est un univers circulaire, un peu fou, mais tellement merveilleux. Un voyage doux, duquel on ne voudrait revenir... j'aime m'envoler sous la plume de Bobin. Évasion garantie!



Cosmétique de l'ennemi, Amélie Nothomb 138 pages, éditions Albin Michel, 5/5

Un roman qui se lit d'une traite, très court mais totalement Nothombien!

Que feriez-vous si vous deviez patienter dans un aéroport en raison d'un retard de votre vol et qu'un inconnu venait vous raconter comment il a violer une femme et commis le meurtre parfait? Voilà ce que Jérôme Angust vit dans ce roman d'amélie Nothomb.

Que dire de plus sinon que c'est un très bon livre à la hauteur de ce que Amélie Nothomb nous a offert depuis ses débuts!

Le zubial, Alexandre Jardin, Gallimard, 206 pages, 4.5/5

Alexandre Jardin nous présente dans ce livre son père Pascal Jardin, un auteur reconnu en France. Il nous le dépeint comme un homme qui porte en lui cette fureur de vivre, fureur d’être lui, désir de vérité. Il nous le présente dans toute sa folie et avec les mots du cœur.

Je ne sais pas si Alexandre en rajoute en parlant de son fabulateur de père, mais peu importe,. Ce que j’aimerait c’est que quelqu’un se souvienne de moi de cette manière, comme étant une personne réellement vivante!

Les racines du mal, de Maurice G, Dantec, Gallimard (série noire), 635 pages 4/5

Andreas Schaltzmann, est un meurtrier schizophrène et est arrêté suite à une série de meurtre. Une équipe de psychologues et psychiatres spécialisés dans les tueurs en série se penchent sur son cas. Darquandier l'un d'eux est aussi un grand spécialiste informatique et possède une neuro-matrice, c'est-à-dire un ordinateur pensant, qui apprends et qui l'aide beaucoup dans son travail. C'est grâce à cette machine qu'il découvre qu'il n'y a pas qu'un meurtrier... cependant la police ne le croit pas et il est congédier de ce cas.

Après quelques années à travailler pour la Nasa en Australie, il revient en France pour continuer ses recherches sur l'autre mystérieux tueur... les découvertes qu'il fera seront toutes plus terribles les unes que les autres.

C'est un très bon suspense, qui nous donnes parfois des frissons dans le dos. J'ai bien aimé le fait que le livre a été écrit en 1994, qu'il comment dans les années 93-94 mais se continue au-delà de l'an 2000.... je ne sais pas si l'auteur croyait vraiment que l'an 2000 porterait avec lui des ordinateurs de si haut calibre... mais j'espère de tout mon cœur que nous ne serons pas aussi informatisés que le présente Dantec!

Seul point qui m'a déçu un peu... l'auteur aurait pu se passer de nous montrer une petite idîle entre les deux chercheurs.... c'était de trop à mon avis et sans aucun intérêt... heureusement il ne s'y est pas trop attardé!

Je qualifierais ce roman à la limite de la sc-fiction et du policier! Il rejoint vraiment les deux genres en une belle osmose!

Un très bon livre!



Juillet 2002

Le sortilège de Babylone, Anne Rice, Éditions robert Laffont, 360 pages, 2/5

Azriel, est un fantôme qu'on appelle le "serviteur des ossements". Il est très puissant et parce que nous l'avons toujours appelé pour faire le mal, pour tuer, il est amer et décide de se rebeller et de se raconter.

C'est son histoire qu'il nous raconte dans ce livre de Anne Rice.

C'est à mon avis, le livre le plus décevant que j'ai lu de cette auteure. Je n'ai pas du tout embarqué, je l'ai lu jusqu'à la fin tout de même mais sans y prendre le moindre plaisir...

Peut-être n'étais-je pas dans l'esprit de telle lecture... pourtant habituellement je trouve un bon coté à chaque lecture mais celle là, pas du tout...



L'homme qui entendait siffler une bouilloire, Michel Tremblay, Léméac actes sud, 180 pages, 5/5

Simon est un réalisateur de cinéma qui a du succès et c'est durant le tournage de l'un de ses films que la nouvelle tombe. Il se découvre atteint d'acouphène avec une tumeur sur le canal auditif gauche.

Il passe par le dénie, il ne veut pas être malade et faible. Il nous raconte comment se passent les deux mois en attendant l'opération et les jours qui la suivent.

C'est à la suite d'une interview avec Michel Tremblay que j'ai appris qu'il souffrait lui même d'acouphène et qu'il avait subi l'intervention chirurgicale dont il nous parle. En fait, il a transmit ses émotions à Simon son personnage pour mieux les accepter lui-même et les faire passer à son public.

Il nous offre une belle leçon de vie... celle de ne pas se laisser embourber dans les difficultés mais bien d'y faire face!

Un bon Michel Tremblay, un peu différent de ce que nous lui connaissions... mais tellement simple et vrai!



L'enfant migrateur de Aude, 175 pages, éditions XYZ, 5/5

Ce livre est un coup de cœur pour moi! Un livre que tu refermes et que tu réouvre pour le recommencer!

Aude, nous raconte l'histoire de Hans et Benoît (le petit) deux jumeaux identiques. Nous apprenons à les connaître de la vie intra-utérine à leur vie adulte. Ils ont une relation extraordinaire, frisant l'obsession, le désir fusionnel! Hans est le grand, alors que Benoit est petit et faible, enfin c'est qu'il tente de faire croire à son entourage!

Il y a une réflexion exceptionnelle sur la relation entre jumeaux, la solitude et elle frôle une croyance que j'ai depuis longtemps... celle qu'un enfant dans le ventre de sa mère peut choisir lui-même de venir ou pas au monde.... j'ai écrit beaucoup de poésie à ce sujet vers mes 16 ans... un enfants qui se suicide du ventre de sa mère...

Ce livre sera dans mon top 5 2002! ;0)



La conversation amoureuse, Alice Ferney, 1/5

l'horreur... j'ai tout simplement détesté ce livre. Les personnages ne m'ont pas marquée, et aucun ne me semblait attachant...

470 pages à se demander est-ce que je trompe ou non mon mari, est-ce qu'on s'aime encore... bla bla bla... j'ai trouvé le tout superficiel.

Je me demande même pourquoi je ne lui mets pas zéro... peut-être seulement parce que certaines tournures de phrases m'ont plues, mais rien de plus.



La fille de l'homme au piano, Timothy Findley, Éd. Le serpent à plume, 500 pages, 3.5/5

Après la mort de Lily, sa mère, Charlie décide d'en savoir plus sur celle-ci et de connaître enfin l'identité de son père. Sa mère lui disait toujours qu'elle ne savait pas qui il était.... mais il ne la croyait pas.

Il nous raconte donc la vie de sa mère épileptique et un peu psychotique, de la naissance de celle-ci jusqu'à sa mort.

J'ai bien aimé en général... mais j'ai préféré la première moitié du livre. Partie où l'on parlait davantage de l'enfance de Lily, enfance où elle faisait peur à sa famille à cause de sa maladie.

Pour ce qui est de l'âge adulte, la vie de Lily venait moins me chercher... j'étais moins touchée... je ne sais pas pourquoi...

Mais en général, c'est un bon livre bien écrit et bien documenté!



Le preneur d'âmes de Frank Herbert, Édition Seghers 257 pages, 5/5

Charles Hohubet est un indiens qui a été élevés à la manière des blancs, c'est-à-dire qu'il fait partie des indiens que les blancs ont colonisés... Cependant, sa soeur a été violée par un groupe de blancs et elle a fuit sa tristesse en mettant fin à ses jours. Charles ne pouvant supporter cela, il devient Katsuk, le preneur d'âmes... les esprits l'ont désigné pour qu'il tue un "innocent" pour venger tous les siens...

C'est pour cette raison qu'il kidnappe David, fils d'un grand homme politique. Il doit l'initier à la vie indienne quelque peu avant de le sacrifier.

J'ai vraiment beaucoup aimé... c'est un réel plaisir pour moi de découvrir les moeurs et coutume des indiens et dans ce livre j'ai pu observer la philosophie des indiens en rapport avec l'âme et le corps.... autant les grand philosophes ont voulu couper le corps de l'âme, les indiens sont convaincus que le corps est essentiel, que la pensée vient en second plan... c'est vraiment très intéressant comme point de vue.



Le dahlia noir, James Ellroy, Édition Rivage noir, 472 pages. 5/5

Deux policiers-boxeurs, une femme, un cadavre, voilà ce qui met en place le roman de Ellroy. Les deux policiers sont amis lorsqu’ils découvrent le cadavre du dahlia noir, une jeune femme mutilée. L’enquête commence, piétine et s’éternise, tellement que les deux hommes en viennent à être hantés par cette affaire et toute cette histoire changera la trame de leurs vies.

C’est un roman très noir où les magouilles et les mensonges augmente au fur et à mesure de notre lecture. On en vient à douter de tout et de tous même des policiers.

James Ellroy est excellent pour nous tenir en haleine et nous faire passer les frissons dans le dos! J’ai frémi et adoré tout à la fois!





août, septembre, octobre 2002

Les rivières pourpres de Jean-Christophe Grangé, Éditions VDB, 639 pages, 5/5

Un suspense formidable, du début à la fin, de la première à la dernière page...

Deux enquêtes policières en parallèle, l'une qui cherche le lien entre un vol dans une école et une tombe ouverte...l'autre enquête cherche à comprendre une série de meurtres tous plus sordides les uns que les autres.

Génial! Un livre qui vaut le détour!



L'arbre de l'été (La tapisserie de Fionavar tome 1) Guy Gavriel Kay, 5/5

Je suis peu attirée habituellement par le fantastique mais depuis peu je m'ouvre à ce genre littéraire... et je ne suis pas déçue.

Dans ce livre nous rencontrons 5 universitaires torontois, qui à la suite d'une conférence scientifique sont entraîné par le conférencier, un mage, dans un monde parallèle du nom de Fionavar. Ils y rencontreront des nains, des mages, une prophétesse et bien d'autres personnages.

Ce que j'ai aimé c'est que nous soyons en présence de cinq êtres humains dans le monde de Fionavar ce qui nous permettait de garder pied dans la réalité humaine.

J'ai beaucoup aimé... c'est bien écrit et nous avons l'impression de nous glisser dans un monde dans un boule de ouate chaque fois que nous ouvrons ce livre... mais quel suspense.... l'auteur nous tien en haleine jusqu'à la toute fin... ce qui nous oblige presque à ouvrir immédiatement le second tome! Une chose que j'ai moins apprécié.... il me semble que dans le dernier tiers du livre, nous rencontrons une tonne de nouveaux personnages ce qui fait que c'est plutôt un peu mêlant.... mais j'imagine que nous approfondirons notre connaissance de ceux-ci dans les 2 autres tomes!

Je crois que ce livre trônera encore sur les tablettes aux côtés du seigneur des anneaux dans bien des années!



Le petit sauvage, Alexandre Jardin, Gallimard, 4/5

Alexandre Eiffel, serrurier, se rend compte que sa vie ne le satisfait pas lorsqu'il retourne sur les lieux qui l'ont vu grandir... Il s'est laisser glisser dans le monde des adultes en oubliant l'enfant qu'il a été et la spontanéité qui caractérise les enfants.

Il décide donc de quitter la vie adulte et de vivre son rêve... devenir un Robinson Crusoé...

C'est une peu fleur bleue ce roman de Jardin, mais il nous amène à réfléchir sur notre vie adulte... avons nous encore une place pour notre coeur d'enfant? Une belle introspection de la part du personnage...

J'ai aimé mais il n'a pas détrôné Bille en tête qui est vraiment mon préféré d'Alexandre Jardin!



La moustache, Emmanuel Carrère, Éditions P.O.L., 184 pages, 4.5/5.

Tout d'abord, je ne me souviens pas qui avait parlé de ce livre il y a peu de temps... mais je me souviens que j'en avais eu l'eau à la bouche... alors j'ai emprunté le dit livre...

C'est l'histoire d'un homme qui après cinq ans de mariage demande à sa femme si elle croit que sans moustache il serait beau... Alors il coupe sa moustache... mais sa femme Agnès ne semble pas le remarquer, ni leurs amis d'ailleurs. Lorsqu'il l'interroge elle lui dit qu'il n'a jamais eu de moustache... fait étrange... mais qui est loin d'être le premier...

Une suite d'incident étrange qualifie la vie de cet homme... il ira de surprises en surprise avec cette histoire de moustache...

Tout au long du livre on ne peut que se demander: "mais comment va se terminer cette histoire???" Mauvaise blague ou absurdité? vous le saurez en le lisant. ;0))



L’incendiaire, Nancy Price, Éditions presse de la cité, 374 pages, 3/5

Anne avait 7 ans lorsque sa mère et l’enfant qu’elle portait sont mort. Son père l’a toujours considérée coupable de ce drame. Tout change cependant lorsqu’elle se marie avec Tom qui deviendra l’adjoint de son père. Ce dernier épousera Raina, qui est en fait une ex-copine de Tom…

Raina, Tom et Daniel (père de Anne) sont trois personnalité fortes qui aiment par dessus tout l’argent et le pouvoir… Anne se retrouve prise entre eux trois.

C’est un roman léger et facile à lire. Nancy Price est fidèle à elle-même si on compare ce livre avec son précédent « Les nuits avec mon ennemi ». C’est une bonne histoire mais un peu trop prévisible, fleur bleue et surtout cette guerre de pouvoir devient lassante…

Ce n’est pas un livre que je donnerais en cadeau… ni que je conseillerais… mais pour les vacances, une lecture légère est parfois agréable…



Un homme et son péché, Claude-Henri Grignon, édition Stanké, 202 pages, 4/5

Séraphin Poudrier est marié à Donalda, une jeune femme fragile et bonne comme du bon pain. L’a-t-il déjà aimé? Nul ne le saura jamais vraiment puisqu’il a toujours fait passer avant toute autre chose son amour pour l’argent, Il est pris du péché capital de l’avarice, ce qui causera son malheur tout au long de sa vie…

C’est une très bon roman, quoique un peu trop court. Je connaissais un peu le personnage à cause des « Belles histoires des pays d’en haut ». Cependant je m’attendais plus à un livre… comment dire… plus « joual », mais quel plaisir ai-je eu à lire plutôt un livre très bien écrit, une écriture fluide et empreinte de tendresse.

J’aurai préféré que l’auteur développe un peu plus autour de l’histoire, il y aurait tant de choses que nous aurions pu connaître de cet homme et de ceux qui l’entourent… malheureusement l’auteur est allé selon moi directement au but, soit le péché de Séraphin.



Pinocchio, Carlo Collodi, folio junior, 214 pages 5/5

Résumer l’histoire de Pinocchio me semble inutile puisque chacun de nous l’a entendue raconter par maintes personnes et ce de diverses manières. Voilà ce qui m’a attirée vers la version originale de Collodi pour enfin savoir, la véritable histoire du petit pantin de bois.

Bien entendu nous retrouvons dans le texte les grandes lignes que nous connaissons tous, mais nous en apprenons un peu plus autour des grandes lignes. J’ai adoré rencontrer de nouveaux ces personnages de mon enfance qui m’ont fait rêver.

À lire le texte de Collodi on constate le motif moral du texte, il y a une morale dans cette histoire, l’auteur voulait montrer aux enfants à êtres bons et obéissants. Malheureusement, les versions abrégées on trop coupé dans la morale et dans les leçons sur l’amitié et l’amour.

Un beau livre à lire ou à relire!



Le feu vagabond, tapisserie de Fionavar-2 Guy Gavriel Kay, Sextant, 354 pages, 4/5.

Nous retrouvons dans ce second tome nos cinq amis torontois, dans leur milieu universitaire. Ils ont mûri, changé mais certain portent les cicatrices émotionnelles de leur voyage en Fionavar. Jennifer entre autre porte l'enfant de l'esprit maléfique qui l'avait enlevée dans le tome 1.

Ils sont de nouveau catapultés dans Fionavar où de nouvelles aventures les attends. Ils auront encore chacun une importance capitale dans le déroulement des événements.

J'ai eu un peu plus de difficultés à embarquer dans ce deuxième livre. Faute de temps ou inexpérience en matière de fantastique? je ne peux pas vraiment dire, mais une chose est certaine, nous pouvons constater de nouveau l'immense talent de cet auteur.



Carr, Caleb, L'aliéniste, Presses de la cité, 490 pages, 5/5

Un journaliste est amené à travailler avec une équipe de policiers et d'un "aliéniste" (un psychiatre) pour trouver un tueur en série qui s'attaque principalement à des enfants. Ce tueur commet des crimes affreux et il laisse toujours sa cartes de visite sur les corps de ses victimes.

L'aliéniste est célèbre pour ses recherches mais est très controversé dans le métier ce qui cause un peu de tourments dans cette enquête qui se passe en 1896.

J'aime beaucoup ce type de thriller puisque nous enquêtons sur le tueur mais en considérant ses actes et en le devinant lentement en en traçant un modèle psychologique. En plus, nos enquêteurs utilisent beaucoup les psychanalystes, les philosophes pour en dresser un portrait le plus précis possible. C'est ainsi que j'ai rencontré dans ce livre des références à Hume, à Freud et à HUsserl, trois auteurs que j'étudie justement cette année.

j'ai adoré tout simplement. Le suspense est intense et nous tient jusqu'à la dernière page.



Tremblay, Michel, Bonbons assortis, éditions Léméac/actes sud, 3.5/5

Il s'agit d'un recueil d'anecdotes qui remontent à son enfance. Entre autre il nous parle de son premier "teddy bear", ses souliers de première communion, il nous parle des "petits chinois" qu'on vendait à l'école.

J'ai aimé en général le livre, mais j'ai été déçue de lire sa première preuve irréfutable de l'existence du père noël, cet anecdote avait déjà été écrit dans le cadre des chroniques du plateau Mont-Royal. Ce sont des histoires amusantes, mais qui ont moins suscité mon intérêt que les histoires racontées dans des livres tels que "Un ange cornu avec des ailes de tôles" ou "douze coups de théâtre".

Moi qui avais hâte de le lire je suis un peu restée sur ma faim.



Schmitt Eric-Emmanuel, La secte des Égoïste, Éditions Albin-Michel, 201 pages, 5/5

Fascinant! Un chercheur qui est un peu fatigué des recherches scientifiques décide de lire un livre pour son propre plaisir, livre qu'il choisi au hasard. Il découvre ainsi Gaspard Languenhaert, un philosophe qui soutint que lui seul existe et que le monde est l'objet de son imagination. Il se croit un peu comme le créateur du monde, monde qui n'est que dans sa tête. Il soutient, que lui seul est sujet du monde, donc que personne d'autre n'existe, ni objet, ni même son propre corps. Il est comme un Dieu immatériel, tout le reste est dans sa tête.

Ce philosophe se promène de café en café en soutenant cette philosophie assez spéciale.

Notre chercheur est fasciné et poursuit des recherches dans le but d'en savoir davantage sur ce Languenhaert.

C'est fascinant de lire dans un roman audacieux une philosophie un peu comme le point de départ de Descartes (le cogito "je pense donc je suis") qui était la première et la seule certitude qu'il pouvait avoir. C'est certain que Descartes a passé outre cette certitude. Husserl aussi avait ce point de départ qu'il appelait le solipsisme mais il le dépassait pour accepter la possibilité d'autres subjectivité qui entraient en communication avec lui.

Mais ce n'est pas ce qui se passe dans le roman de Schmitt. Le philosophe reste pris dans son moi-créateur.

C'est très bien écrit et surtout très bien pensé!

Inutile de répéter que j'ai aimé! ;0))



Zweig Stefan, Le joueur d'échecs, édition Stock, 110 pages 4/5

Sur un bateau se rencontrent un champion mondial d'échecs et un joueurs d'échecs qui n'a pas joué depuis 25 ans. Ce dernier, alors qu'il était captif des allemands n'avait que comme lecture un manuel d'échec qu'il avait subtilisé à un allemand.

Il n'avait que ce livre pour combler la solitude dans laquelle on le séquestrait. Alors du soir au matin, du matin au soir, il jouait aux échecs lui contre lui-même et ce dans son imagination puisqu'il n'avait pas de jeu devant lui. Il en est devenu fou...

C'est une courte nouvelle, très bien construite et qu'on ne peut laisser en plan. J'ai bien aimé quoique n'étant pas une fervente lectrice de nouvelle j'aurais aimé que ce livre soit un peu plus long.



Pennac, Daniel, Messieurs les enfants, Gallimard, 238 pages 3.5/5

Un professeur dur, trois élèves récalcitrants, une rédaction-punitive. Voilà le cadre dans lequel se commence cette histoire. Le sujet de la rédaction est de s’imaginer qu’ils se lèvent devenus adultes et que leurs parents sont devenus des enfants. Mais chacun des trois enfants a une famille particulière, Nourdine vit uniquement avec son père qui ne parle plus et passe son existence dans son atelier de peinture. Igor a perdu son père et sa mère collectionne les hommes pour oublier son chagrin, et Joseph vit avec ses 2 parents mais il ne comprends pas pourquoi son père a si peur de son professeur. Tout change quand le sujet de la rédaction devient réalité et que les parents se trouve enfant et les jeunes adultes.

J’ai aimé en gros l’histoire mais sans plus. Il faut dire que ce sujet est un peu trop courant dans le monde cinématographique. Et l’écriture de Pennac dans ce livre n’est pas aussi « coulante » que d’habitude…

Cependant j’ai bien aimé que le narrateur de l’histoire soit le père décédé de Igor. Cela donnait une ambiance encore plus étrange à l’histoire et un tout autre point de vue.



Caleb Carr, l'ange des ténèbres, 622 pages, 4.5/5

oufff tout un thriller!

Nous retrouvons ici l'équipe de l'aliéniste qui se mettent à la recherche d'une femme ayant kidnappé Ana Linares, le bébé d'un diplomate espagnol. Mais nos amis sont loin d'être au bout de leurs peines dans cette histoire qui semble simple aux premiers abords...

Le suspense nous tient tout au long du livre. Caleb Carr est un fin psychologue et tisse autour de la suspecte une toile d'araignée savamment.

J'ai bien aimé sauf que le personnage de Moore, le journaliste, me tapait sur les nerfs... incroyable. Toujours pessimiste, arrogant, je le trouvait fatiguant...plus que dans l'aliéniste....

C'est un très très bon livre mais j'ai préféré tout de même l'aliéniste qui sera l'un de mes coup de coeur 2002! ;0)



Pennac, Daniel, Au bonheur des ogres, Folio, 286 pages, 4/5

Difficile de classer ce titre dans une catégorie, il nous présente une intrigue policière au sein d'un conte plutôt rocambolesque. Nous nageons dans l'humour, le drame et le suspense tout au long de ce roman.

Pennac nous y présente Benjamin Malaussène le frère aîné d'une famille nombreuse, dont il a la charge depuis la fuite de sa mère. Son métier aussi est un peu spécial, il est le bouc émissaire d'un magasin à grande surface de Paris où depuis quelques temps des bombes éclatent et ce toujours alors qu'il est tout près...

C'est au travers de tout cela que Pennac nous entraîne dans ce premier tome d'une série comptant 5 ou 6 volumes en tout.

J'ai trouvé assez spécial cet univers incertain, les personnages sont spéciaux aussi mais tous empreint d'une innocence assez attachante.

C'est à lire!



Novembre-décembre 2002

Rice, Anne, Entretien avec un vampire, édition Pocket, 443 pages, 4.5/5

Un vampire, Louis, se raconte à un jeune homme.

Louis est devenu vampire sous les dents de Lestat, qui devait tout lui apprendre de cette nouvelle vie. Mais Louis n'est pas heureux et veux quitter Lestat. Ce dernier fera tout pour garder sous son emprise son jeune ami, allant même jusqu'à faire vampire une petite fille.

C'est un très bonne histoire que Anne Rice qualifie de "nouvelle". Le texte est un peu long pour une nouvelle mais respecte tout de même les règles de l'art de ce genre littéraire. Le suspense est toujours présente nous ne pouvons que toujours vouloir savoir la suite.

Cela ne me surprend pas que Anne Rice ait succombé à l'envie de revenir avec ses personnages pour en faire une suite plusieurs bouquin.

J'ai bien aimé et je vais aller voir la suite bientôt!



Nothomb Amélie, Robert des noms propres, Albin Michel, 4.5/5

Dès qu'on lit la couverture du dernier Nothomb, on ne peut que le lire.... en effet l'auteur nous annonce qu'elle écrit ici la biographie de sa meurtrière; le personnage principal de son dernier roman tuera son auteure...

Elle nous présente Plectrude, née en prison parce que sa mère a tué son père. Sa mère se suicide et elle est accueillie par sa tante Clémence qui l'élèvera dans l'amour, et comme l'enfant différente, extraordinaire qu'elle est...

Mais qu'est-ce qui mènera Plectrude à tuer son auteure??? Je vous laisse le plaisir de le découvrir dans les 170 pages de ce trop court roman.

C'est très original de la part de Nothomb, mais nous n'en attendions pas moins d'elle... c'est à la auteur de ce qu'elle nous a toujours proposé et cela frôle le talent de Ionesco.

Le seul défaut que j'ai trouvé c'est la précipitation des événements dans les dernières pages.... on dirait qu'elle avait prévu avoir 170 pages et qu'elle se rend compte qu'elle doit accélérer la cadence pour le pas dépasser ce nombre de pages...

C'est malgré tout un très bon livre!



Gabrielle Roy, Rue Deschambault, Édition Stanké 10/10, 302 pages, 4/5

Gabrielle Roy nous présente ici, Christine la fille cadette d'une famille du Canadienne française du Manitoba. C'est par le biais de petit tableaux qu'elle nous montre l'évolution psychologique de cette petite fille que son père surnomme "Petite Misère".

C'est un roman qui est remplie de tendresse, de douceur... les sentiments y sont intenses, nous menant parfois presque aux larmes...

Mais à la fin il me semble que certains tableaux aurait pu être tout simplement évités... enfin, à mon sens, j'étais moins touchée par ces derniers que par les premiers, ceux où on voit l'enfant apprendre à percevoir ce qui l'entoure.

C'est un bon roman où on note un point positif de tout même de la maladie. Christine apprends à s'arrêter, à sentir, écouter au moment où elle fait une jaunisse.

C'est du bon Gabrielle Roy malgré de légères longueurs...



Kilpatrick, Nancy, Le pouvoir du sang, tome 3 Renaissance, Édition àlire, 492 pages. 4/5

De prime abord, j'ai lu ce livre parce que j'avais lu les deux autres tomes, mais il est évident que Kilpatrick n'a pas le succès et le talent de Anne Rice pour ses histoires de vampire.

Cependant, j'ai eu le plaisir de découvrir que ce livre là n'était pas du style arlequin, eau de rose ou autre. Il est beaucoup moins léger que les deux premiers.

Kilpatrick nous raconte comme MIchel le jeune mi-vampire-mi-humain, parti en ballade avec sa tante Chloé et trouve celle-ci morte, démembrée.

Un grand mystère s'étend autour de se meurtre atroce. Les vampires se demande qui peut bien avoir pu tuer l'une des leurs et surtout pourquoi elle ne semble pas s'être débattue... le mystère s'obscurcit davantage lorsqu'un deuxième vampire est trouvé démembré aussi....

Ce troisième tome nous ramène les mêmes personnages que les précédents et nous fait connaître une jeune Sorcière qui charmera Michel. C'est le seul bout qui est plus romantique. ;0))

J'ai beaucoup aimé, je dirais même que j'ai préféré ce tome là aux deux autres. Alors je me prépare à emprunter aussi le 4e! ;0))



Stéphane Bourguignon, L'avaleur de sable, édition Québec-Amérique, 240 pages, 3.5/5

L'histoire commence au moment où Julien sort un peu de sa torpeur, où il était tombé suite au décès de Florence, sa petite amie. Bourguignon nous raconte son histoire, son désespoir, comment il s'en sort peu à peu. Nous rencontrons aussi Pierrot son meilleur ami qui lui aussi éprouve quelques difficultés amoureuses. Bref Bourguignon nous plonge dans l'univers masculin de ces jeunes hommes que nous verrons rire et pleurer.

Avais-je trop d'attentes? je ne sais pas mais j'ai réelle été déçue par ce livre dont on m'avait tant parlé...

Bourguignon est fidèle à ce qu'il nous a présenté dans La vie, La vie, c'est à dire que son roman est cru, simple et vrai... Mais le problème, à mon sens c'est qu'il termine ses chapitres comme, on termine un épisode de téléroman, en queue de poisson. Et il nous faut patienter toujours quelques pages de plus pour savoir ce sur quoi il nous avait laissé en fin de chapitre... ça c'est quelque chose qui me tapait sur les nerfs...

Autre chose, j'ai de la difficulté à me figurer que les hommes de 27-28 ans soient si épouvanté à l'idée de mettre une femme enceinte, pas n'importe quelle femme. leur blonde !!

Bourguignon semble nous présenter qu'une majorité d'hommes sont ainsi.... s'il nous avait parlé d'homme plus jeunes, peut-être.... mais 28 ans... à cet âges plusieurs ont déjà des enfants....

j'avais l'impression que les hommes de Bourguignons étaient de jeunes ados attardés et que leur blondes, même les filles en général, n'étaient qu'objet de plaisir, et surtout qu'elles n'avaient qu'une chose en tête : mettre la corde au cou de ces types en les forçant à avoir un bébé....

je ne suis pas certaine du réalisme dans ce roman... et cela me tombait sur les nerfs aussi...

Cependant, les émotions sont racontées à l'état pur par l'auteur, tout à fait comme il nous avait habitué avec son téléroman. Et c'est ce qui me permet de dire que je vais lire ses autres livres, en espérant que ses personnages seront un peu plus matures.... ;0))



San-Antonio, La vieille qui marchait dans la mer, Édition Fleuve noir, 332 pages, 4/5.

Lambert, un jeune plagiste de 25 ans, s'attache à une vieille dame qui lui offre une nouvelle vie. Il part donc vivre avec la dame et son ancien amant et ami. Les deux vieux se révèlent être des voleurs hors pairs et des escrocs de classes... un couple très spécial...

Jusqu'à la toute fin j'ai été indécise quant à mes sentiments face à ce bouquin. C'est mon premier contact avec San-Antonio, et j'avoue ne pas avoir trouvé ce roman très policier... aussi je le trouvais un peu trop érotique à mon goût... une personne de l'âge de la vieille ne pouvait, à mon sens, être aussi portée sur la chose... Mais je trouvais très drôles les énumérations d'insultes très courantes dans le livres... j'ai bien rigolé. J'ai eu l'impression de lire du Rabelais des temps modernes ;0)

Cependant, je dirais que c'est seulement à la toute fin que je me suis attachée à la vieille... elle était telle insaisissable le reste du temps que je ne m'y attachait pas. Je m'étais davantage amourachée du pauvre Pompillius... j'en avais pitié un peu... ;0)

Finalement, je considère mon voyage au sein de ce livre comme un très bon moment!



Ambrose, David, Cyber Killer. Éditions Québécor, 357 pages, 4.5/5

En Europe, Tessa Lambert est un docteur en informatique spécialisée en intelligence artificielle. Elle travail sur un programme, mais elle se rend vite compte que son programme d'intelligence artificielle dépasse largement ses attentes, son programme a atteint un niveau assez épeurant.

Au même moment au États-Unis, un Serial Killer effraie les femmes, surtout qu'il semblerait que ce dernier soit un pirate informatique qui arrive à savoir tout sur ses victimes.

Le Programme de Tessa entre en contact avec le tueur et tente par celui-ci d'éliminer Tessa...

Un suspense formidable, qui nous tient en haleine tout au long du livre. Seul petit problème, c'est un peu mélangeant à la fin dans les personnages de l'Europe et des États unis... mais il vaut vraiment le détour!



Daniel Pennac, La fée Carabine, Folio, 309 pages, 4.5/5

Dans la petite ville de Belleville, les policiers sont surchargé de boulot, en effet, il y a une vieille dame qui a tué un policier, un éventreur de vieille dame et une infirmière qui drogue des vieillards... devinez quoi? Et oui, Benjamin Malaussène est toujours mêlé de près ou de loin à toutes ces histoires. Tout lui passe encore sur le dos, vraiment un bouc émissaire hors pair!

Toujours très drôle de lire les aventure de Malaussène et de sa tribu. Nous retrouvons avec joie la femme de sa vie, Julie, sa mère et une nouvelle née et bien entendu tous les frères et sœurs de Benjamin. Mais la tribu a augmenté de beaucoup parce que la famille accueille des vieillards.

évasion garantie pour une fin de session et un mois de novembre plus froid et plus enneigé!



Daniel Pennac, La petite marchande de prose, Gallimard, 367 pages, 4/5.

La petite marchande de prose c'est la reine Zabo, la patronne de Benjamin Malaussène, éditrice des édition Talion. celle-ci propose dans ce livre-ci un boulot à Malaussène que celui-ci ne peut refuser. Elle lui propose d'être le visage d'un auteur qui ne veut qu'écrire et non pas être reconnu.

Malaussène accepte ce boulot pour venir en aide à sa sœur Clara qui est enceinte. Il est à parier que Malaussène se ramassera toujours dans un sacré pétrin! Et c'est le cas croyez-moi!

Toujours très comique ce personnage et sa drôle de famille! Le seul hic et qu'il y a un aspect de ce livre qui est totalement tiré par les cheveux... mais j'imagine que l'auteur ne pouvait s'abstenir de pousser l'absurde à ce tel paroxysme!

J'ai beaucoup aimé!



Jostein Gaarder, La fille du directeur de cirque, Seuil, 266 pages, 3.5/5

Petter a toujours eu une imagination débordante, une imagination comme il ne s'en fait pas deux. Alors il décide de s'inventer son propre métier, celui de l'aide écrivain. Son travail consiste à fournir aux écrivains des idées de départ de roman, ou synopsis de film etc. Parfois il ne donne qu'une vague idée de départ, d'autre fois il peut même aller jusqu'à fournir une trame d'une trentaine de pages... c'est selon le choix de l'écrivain.

Ce métier n'est peut-être pas criminel, mais il n'est pas non plus très honnête, alors Petter se retrouve pris au piège de la toile d'araignée qu'il a lui même tissé dans le monde littéraire.

Ce roman est bon... mais c'est loin d'être le meilleur de Gaarder, à mon sens... Je suis restée grandement sur ma faim... j'espère seulement que ce n'est pas là les premiers signes de l'essoufflement de cet auteur...



Arturo Pérez-Reverte, Club Dumas, 390 pages, 3/5

J'avoue avoir eu beaucoup de difficultés à me concentrer sur ce bouquin, trop de personnages? Confusions fiction et réalité (celle du livre)? ma propre vie? je ne sais pas ce qui m'a empêchée d'embarquer pleinement parce que j'avais adoré le film des Neufs portes.

Enfin, je l'ai lu non pas pour l'histoire mais j'adorais les passages où on percevait l'amour des livres et les manies de bibliophiles, cela j'aimais beaucoup, pour le reste...

Un bref résumé: Corso est un chasseur de livres et on lui confie un manuscrit d'un chapitre des trois mousquetaires de Dumas et une édition d'un livres les Neuf portes dont on lui demande de vérifier l'authenticité. Il se retrouve dans une intrigue ou se mêlent sa réalité et celle de l'histoire des trois mousquetaire... en fait il reconnaît dans les gens qui l'entourent des ressemblance assez frappante avec certains personnages de Dumas, et ceux-ci semblent lui en vouloir.... pourquoi? à vous de le découvrir.

Moi je n'ai pas embarqué, mais plusieurs m'ont parlé en bien de ce livres qui tisse avec brio deux intrigues entourant des livres. De plus, tout au long de ma lecture j'avais plus envie de lire Dumas que de lire celui-ci.... alors pour ceux qui aiment Alexandre Dumas père, c'est un bon choix!




Janvier-Février 2003

Pennac, Daniel, Monsieur Malaussène, Gallimard, 545 pages, 4,5/5.

Julie, la belle journaliste de Benjamin Malaussène porte en elle le fruit de leur amour. Ben est-il prêt à être père? Voilà que se débute un long dialogue entre le père et le fœtus...

Mais comme toujours Benjamin ne peut avoir une vie calme, le voilà encore mis au centre d'une affaire de prostituées assassinées... et bizarrement toutes ces filles étaient tatouées... commence encore ici une enquête policière farfelue où l'absurde nous entraîne très loin de notre quotidien!

J'adore vraiment ces personnages. J'ai l'impression chaque fois de plonger dans un univers absurde mais oh combien accueillant!


Pennac, Daniel, Des chrétiens et des maures, éditions Gallimard, 95 pages, 5/5.

C'est l'un des plus courts livres de la saga Malaussène, mais celui-ci est très intéressant puisqu'il constitue un retour en arrière.

En effet, un matin Le Petit se lève et décide qu'il veut voir son père, il le désire tellement qu'il commence un jeûne. Mais retracer le père du Petit est impossible et c'est ce que nous explique Benjamin.

Donc ce court livre raconte comment fut conçu le Petit.

C'est vraiment très cute et encore une fois j'avais l'impression de ce plongeon dans l'univers de Malaussène. C'est différent, cependant, parce que Benjamin n'est pas ici bouc émissaire ;0))

Si vous avez aimé les Malaussène, vous aimerez Des chrétiens et des maures!


Daniel Pennac. Aux Fruits de la passion, Gallimard, 219 pages, 4/5

Dans cet épisode des Malaussène, on nous présente davantage Thérèse. La Thérèse qu'on nous avait présenté comme une diseuse de bonne aventure, une vierge, une sainte... voilà maintenant qu'elle est amoureuse et qu'à la suite de son mariage elle perdra son don.

Dans ce roman, l'accent n'est pas mis sur le côté bouc émissaire de Benjamin et c'est un plaisir de pouvoir connaître autre chose de sa part.

J'ai bien aimé!


Daniel Pennac, Monsieur Malaussène au théâtre, Gallimard, 95 pages, 0/5

oui vous avez bien lu, 0/5... ce dernier tome de la saga Malaussène est une réelle déception parce que Pennac n'a que recopier une dimension de son roman Monsieur Malaussène. Il reprends donc le dialogue que Benjamin avait entretenu avec le foetus dans le ventre de sa Julie.

Je ne l'ai pas tout lu... je le savais presque déjà par coeur... mais en le feuilletant, j'ai pu constater qu'il n'y avait aucune nouveauté au sein de ce livre....

vraiment je crois qu’ une copine à moi avait raison, pour ce titre en tout cas, il devait manquer d'argent, sinon je ne vois pas l'intérêt de se plagier pour publier. ;0(

Vous retrouverez certainement ce titre dans mon top-poche 2003! ;0)


Erik Orsenna, La grammaire est une chanson douce, Stock, 135 pages, 5/5.

Jeanne et Thomas n'ont pas une vie comme les autres enfants. Leurs parents sont séparés et habitent chacun de leur côté de l'atlantique. Donc, pour voir leur père, les enfants doivent voyager en bateau.

Malheureusement, pour les vacances de Pâques, un naufrage a lieu et les voilà qui se réveillent sur une île assez étrange et qu'ils sont privés de langage. Mais ils sont sur l'île des mots, où Monsieur Henri prends le paris de leur faire aimer la grammaire.

C'est donc un conte pour adulte mais qui rejoint aussi les enfants d'âge scolaire. Un conte poétique et fantastique qui nous propose un autre enseignement de la grammaire en passant par le plaisir des mots.

C'est vraiment très très beau comme texte et je crois que je vais le lire à ma fille très bientôt.

Alors mon premier contact étant fait avec Érik Orsenna je n'hésiterai pas à me lancer dans ses autres livres!


Primo Lévi, Si c'est un homme, Robert Laffont, 300 pages, 5/5

Si c'est homme c'est une partie de la biographie de Primo Lévi qui nous raconte ce qu'il a vécu dans un camp de concentration de Auschwitz.

Son texte cependant ne s'attarde pas au horreurs physiques mais plutôt à ce qui fait qu'il ne se sentait plus un être humain mais plutôt comme un animal. Et c'est cela que j'ai le plus aimé dans son récit. Je n'ai pas besoin qu'on me décrive le sang qui coule pour me faire une idée de toute l'horreur qu'ils ont vécu à Auschwitz, mais qu'on me parle de la psychologie de ceux qui vivent et ceux qui font l'horreur, moi ça me convient parfaitement. C'est l'aspect philosophique qui me plait dans ce livre!


Jonathan Kellerman, La clinique, Points, 516 pages, 4.5/5

Hope Devane est professeur de psychologie et une féministe assez extrême d'après ce qu'on sait de ses écrits. Elle est retrouvée poignardée dans une allée déserte. Qui l'a tuée? crime passionnel? crime d'un anti-féministe? un étudiant éconduit? l'enquête piétine jusqu'à l'arrivée d'un psychologue qui tentera avec la police d'élucider tout ce mystère...

C'est prenant, on veut toujours connaître la suite... On s'écarte, on revient sur nos pas... j'ai vraiment beaucoup aimé! Ce livre me fait penser un peu à l'aliéniste de Caleb Carr mais en moins noir

Seul défaut que j'ai trouvé c'est un peu rapide et mélangeant à la fin... et surtout j'aurais aimé savoir ce qui se passera après le dernier chapitre... il me semble que ce livre aurait pu continuer encore un peu plus loin...


Yves Navarre, Fête des mères, éditions Albin Michel, 216 pages, 4/5

"Je reviendrai" voilà le mot que Claire laisse à son époux avant de quitter le foyer familial en ce vendredi précédent la fête des mères.

Claire a besoin de se retrouver, de ne penser qu'à elle et a donc décidé de partir pour 3 jours et de retrouver son identité. Elle n'en peut plus d'être qu'une mère où la femme de son époux. Elle veut retrouver Claire.

C'est très bien comme livre, l'écriture de Navarre est chantante et elle dépeint avec excellence les sentiment de Claire.

Seul défaut, j'aurais voulu en savoir juste un peu plus sur la finale du livre... Navarre aurait pu juste nous accorder une demi-heure de plus dans la vie de Claire.


Paulo Coelho, Véronika décide de mourir, livre de poche, 287 pages, 5/5

(seconde lecture)

Veronika est une jeune fille qui a attenté à sa vie, mais l destin a fait qu'elle a survécu mais seulement pour une semaine puisque son cœur a subit les contrecoups de la tentative.

Durant cette semaine de sursis, elle réapprend lentement à aimer la vie dans un asile psychiatrique. Les autres gens, qui habitent avec elle dans l'hôpital, réapprennent la beauté de la vie eux aussi...

La première fois que j'ai lu ce livre, je m'étais beaucoup associée à Véronika, mais étrangement cette fois-ci, c'est à Maria que je me suis attachée. Maria est entrée en clinique pour de grosses crises de panique et elle y est restée par crainte de ne pas être capable de revivre dans le monde... pas que je me suis associée avec Maria, mais elle m'était attachante avec sa quête de bonheur.

C'est toujours un excellent livre qui toujours nous porte à réfléchir et surtout à jeter un autre regard sur notre vie!


Victor Hugo, Le dernier jour du condamné, 100 pages, 5/5

C'est un deuxième contact avec ce grand auteur pour moi. Le premier étant avec Notre dame de paris et ses longues descriptions que je n'avais pu lire jusqu'à la fin... mais cette fois, le texte est court, certes, mais l'écriture est très différente. Hugo prend la parole d'un condamné à la guillotine qui n'a que 6 semaines devant lui. Nous le suivons dans son cœur et son âme jusqu'à la toute dernière minute de sa vie.

C'est écrit simplement, et les émotions sont à fleur de peau. C'est vraiment un récit qui nous tient jusqu'au bout. C'est à lire pour ceux qui veulent avoir un contact court et simple avec le génie de Victor Hugo.


Jean-Paul Sartre, Les chemins de la liberté tome 1: L'âge de raison, Livre de poche, 441 pages, 4.5/5

Sartre nous présente un groupe d'amis dans la trentaine qui veulent la liberté à tout prix. Mathieu et Marcelle sont le couple central de ce premier tome, mais leur relation est quelque peu ambiguë. Marcelle se retrouve enceinte... que vont-ils faire?

Qui est le plus libre... l'homme marié à la femme qu'il aime ou le célibataire? Le riche ou le pauvre? Le professeur ou l'étudiant? Voici le type d'interrogations que fait naître en nous ce livre de Sartre.

J'ai bien hâte de voir où nous conduit le second tome de cette série!



mars 2003

La bicyclette bleu, Régine Deforges, 3.5/5

Léa est une jeune fille qui vit avec sa famille sur un domaine vinicole, voit sa vie changer complètement avec le début de la seconde guerre mondiale.

Surtout qu'avec la guerre son ami d'enfance Laurent précipite son mariage avec Camille. Camille est sa cousine qui lui est promise depuis qu'ils ne sont qu'enfant. Mais Léa aime Laurent et n'est pas prête à accepter que cette union brise son amour pour Laurent. Cependant, Laurent confie sa femme et leur futur enfant à celle-ci durant son absence.

C'est une bonne histoire qui cependant rappelle un peu trop la série Autant en emporte le vent. la trame est semblables, un triangle amoureux, une jeune fille forte qui doit s'occuper de sa rivale: une jeune femme fragile etc. Ce n'est pas la même guerre mais le reste est très ressemblant. Régine Deforges, fidèle à elle-même, ajoute à tout cela sa petite touche érotique qui vient alléger l'ambiance de la guerre.

En général j'ai aimé excepté cette trop grande ressemblance avec Autant en emporte le vent.


Truismes, Marie Darrieussecq, 3/5

Ce livre est plutôt spécial. Il me rappelle un peu la métamorphose de Kafka, mais dans une faible mesure.

Le personnage principal est une parfumière-masseuse qui apprend à vivre de son corps. Mais quelques choses d'étrange se produit, d'abord elle prend du poids, des mamelons supplémentaires lui poussent... elle ressemble de plus en plus à une bête. Ce qui est différent d'avec Kafka, c'est que la femme est à la fois femme et bête et qu'elle oscille entre les deux conditions physiques.

Je qualifierais ce texte plus de nouvelle que de roman. Rien d'extraordinaire dans le texte, l'écriture est simple et commune, mais en même temps, on veut savoir la fin.

Bref je suis plutôt ambivalente. Ce n'est pas là un livre que je conseillerais mais pas non plus un livre à déconseiller... à vous de voir et de vous faire une idée!



Raison et sentiments de Jane Austen, 2.5/5

Ce roman m'a extrêmement déçue, je m'attendais à autre chose de cette auteure dont j'avais tant entendu parlé, dont j'avais vu quelques adaptations au cinéma...

Mais dans ce roman ce n'est pratiquement qu'un charabia d'amours déçus, de mariage arrangé pour cause de dote satisfaisante etc. Il y a aussi beaucoup de retournement de situation, mais tout cela me semblait pèle-mêle et je n'ai pas vraiment aimé...

Cependant je vais certainement retenter l'expérience avec Orgueil et Préjugés, question de donner une seconde chance à Jane Austen!



Régine Deforges, "101, avenue Henri-Martin", (2e tome de la bicyclette bleue), 5/5

Comment résumer le coeur d'une trilogie... je vais tenter de le faire le mieux possible mais il faut comprendre que ce livre ne peut être lu seul, il doit être entouré de ses deux autres tomes.

La guerre se poursuit, Léa est toujours dans la résistance, elle aide les hommes à passer des messages, et surtout elle veille à ce que les siens ne soient pas en danger ou trahis. Nous retrouvons tous les personnages que nous avons appris à aimer dans le premier. Certains nous seront plus sympathiques, d'autres nous deviendront carrément antipathiques.

Ce deuxième tome est beaucoup mieux que le premier, il se différencie complètement d'Autant en emporte le vent que nous avions reconnu dans la trame du premier.

Régine Deforges nous présente la guerre, les tortures, les privations, la peur, le tout entouré de l'amour et de la sexualité qui semble être le seul moyen pour oublier la guerre.

J'ai beaucoup apprécié et j'ai déjà fais une réservation sur le 3e tome!



avril-mai-juin-juillet 2003
Monique Proulx, Le cœur est un muscle involontaire, 5/5

Florence n'aime pas les livres et les écrivains. Zéno, son partenaire dans une compagnie de site web, quant à lui est un amoureux de la lecture et principalement d'un auteur mystérieux du nom de Pierre Laliberté, que personne n'a jamais vu.

Suite au décès de son père et à des indices reçus au hasard de conversations, Florence rencontre le dit Pierre Laliberté sans le dire à son ami. L'auteur la mène dans une découverte du monde qui l'entoure en l'initiant à la curiosité entre autre.

C'est vraiment un très beau roman légèrement philosophique. C'est très bien écrit. Seule chose qui m'énervait c'est que lorsqu'elle parle de son père elle l'appelle "Pepa" ... c'était plus fort que moi je trouvait que ce mot "jurait" dans tout le reste du texte... ;0))



Marie Laberge, "L'homme gris" suivi de "Éva et Évelyne" (théâtre), 4/5

L'homme gris, c'est Roland le père de Christine, Celle-ci est une ancienne anorexique pas tout à fait remise de ses peines. Elle est effrayée...

Elle se retrouve dans une chambre de motel avec son père alcoolique qui a décidé de la sortir du foyer conjugal où elle était battue par son époux. Nous assistons à un monologue d'un père à sa fille. Un monologue empreint d'émotions.

Dans Éva et Évelyne, Marie Laberge nous présente deux soeurs qui ont sacrifié toute leur vie à leur parents.

C'est de belles pièces de théâtre qui se terminent étrangement mais dans lesquelles l'auteure nous présente des émotions à fleur de peau!



Bruno Hébert, C'est pas moi je le jure!, Boréal, 195 pages, 4.5/5

Léon est un enfant de 10 ans qui se sent incompris par son entourage et une voix en lui le pousse souvent à faire des bêtises. Seule Clarence une petite copine semble le comprendre, mais elle aussi aime à faire des bêtises.

C'est un roman simple, qui se lit très facilement. J'ai beaucoup aimé! Quoique ce roman soit différent, il me rappelle en partie "Le grand cahier" d'Agota Kristof. Une belle lecture divertissante et touchante!

Je crois qu'il y a une suite à ce livre.... le titre est: Alice court après René. Je l'ai déjà réservé à la biblio... et j'ai bien hâte qu'il arrive!



Élizabeth Georges, Mal d'enfant, presses de la cité, 543 pages, 5/5

Un mariage qui se prépare, le prêtre qui n'arrive pas... on retrouve le corps de celui-ci... des policiers, voilà comment prend forme le roman d'Élizabeth Georges. Elle nous raconte une histoire de meurtre mais où l'on va de surprises en surprises. Si quelqu'un arrive à tout deviner avant, je lui lève mon chapeau et lui donne sa médaille de policier! ;0)

Trêve de plaisanterie, ce livre est très prenant et il nous tient en haleine jusqu'à la dernière page.

J'ai beaucoup aimé! Et c'est pourquoi je ne tarderai pas à lire une douce vengeance où certains personnages se retrouvent.



Michel Houellebecq, Extension du domaine de la lutte, Éditions Maurice Nadeau, 180 pages, 4/5.

C'est un roman sombre mais réaliste qui dépeint le monde industriel, capitaliste, où l'informatique remplace de plus en plus les rapports humains.

Le personnage principal un informaticien célibataire qui n'aime pas la vie, la société et la publicité. Il n'attends pas grand chose de la vie, il la subie.

On découvre dans ce livre un individualisme profond où naît la solitude. C'est pessimiste comme texte mais combien réaliste de ce qui se passe actuellement de plus en plus dans les grandes villes.

J'ai bien aimé ce premier contact... quoiqu'il n'aurait pas fallu que je lise ce livre en période de déprime! ;0)



Marie Laberge, Quelques adieux, Édition Boréal, 396 pages, 4/5

Ce roman raconte l'histoire de François professeur de littérature à l'université Laval qui tombe sous le charme d'Anne l'une de ses étudiantes. Pour François c'est la première fois qu'il pense à tromper son épouse, mais l'amour qu'il ressent est tellement fort qu'il plongera tête baissée dans le mensonge et dans l'amour.

Anne est une fille qui est plutôt solitaire et qui a peur d'aimer. Mais pour elle aussi l'amour est trop fort, elle ne peut y résister.

S'ensuit une histoire d'amour déchirante, un combat contre la haine et contre l'amour... C'est dans la seconde partie du roman que tout bascule... mais je vous laisse le plaisir de le découvrir par vous mêmes.

C'est la première fois que Marie Laberge arrive à me captiver de cette façon par un roman. Les personnages sont attachants et nous ne pouvons sortir de ce livre facilement.

J'ai vraiment beaucoup aimé. Sauf que je trouve personnellement que Marie Laberge exagère un peu sur la longueur des scènes plus érotiques. Pourtant habituellement ça ne me dérange pas mais là je trouvais que c'était un peu trop.



Patrick Sénécal, Sur le seuil, édition Alire, 4.5/5

Paul Lacasse est un psychiatre au bord de la retraite. Il est blasé de son boulot et n'attend plus rien de lui jusqu'à l'arrivée de Thomas Roy dans l'aile psychiatrique où il travail.

Thomas Roy est le maître de l'horreur au Québec et il est amené à l'hôpital après qu'il se soit coupé les dix doigts et après une tentative de suicide.

Assisté par Jeanne, sa collègue et par Monette un journaliste à sensation, Paul ira de surprises en surprise en ce qui concerne son patient.

C'est un suspense qui nous prends dès la première page et qui nous retient prisonnier jusqu'à la toute fin. La fin est d'une horreur à couper le souffle... peut-être un peu trop exagérée à mon sens.

Une autre chose que je n'ai pas aimé c'est le cliché du psychiatre blasé et qui en ^plus en est à sa dernière recherche... un peu comme les enquêtes policières qui sont les dernières avant la retraite. Je trouve que les auteurs usent trop souvent de cette idée de fin de carrière...

Mais en général c'est un excellent livre qui nous tient en haleine et duquel nous ne sortons pas indemne.



Hugo Claus, Le passé décomposé, Édition Seuil, 169 pages, 2.5/5

Tout le roman prend la forme d'un interrogatoire de police entre Blaute, le policier et Noël l'accusé. Noël est un homme un peu attardé du fait qu'il serait tombé sur la tête dans son enfance. Il nous raconte les événements, un peu de manière éclaté ce qui fait que nous avons de la difficulté à le suivre, à savoir où il nous entraîne. Et en plus il termine son récit en queue de poisson.

Je n'ai pas vraiment aimé cette lecture, heureusement qu'il ne faisait pas 200 pages...



Patrick Senécal, Les sept jours du talion, éditions Alire, 333 pages, 5/5

Comment réagiriez-vous si votre petite fille de 7 ans se faisait violer et assassiner? Que feriez-vous de cet être immonde qui ose sourire à la caméra pendant que vous souffrez? Bruno Hamel est chirurgien et il ne peut tolérer de voir ce monstre en vie et surtout en sachant qu'il sortira de prison dans 15 ou 25 ans.

Il décide donc de kidnapper l'assassin de sa fille et de lui faire subir 7 jours de martyr pour ensuite l'achever. Son plan est minutieusement préparé et rien ne peut faire changer d'avis ce père blessé.

Encore une fois Senécal vient nous chercher dès les premières pages de son bouquin et les émotions sont très intenses tout au long du roman. Il nous présente en quelque sorte un visage de la haine, de la vengeance, Bruno n'est plus le chirurgien doux, mais il est la haine personnifier.

J'ai aussi aimé que nous retrouvions Monette, ce journaliste sans scrupules que nous avions rencontré dans sur le seuil! J'aime bien que les auteurs reprennent leurs personnages de cette manière.

C'est un excellent roman du début à la fin où nous nous interrogeons beaucoup sur la légitimité de cette vengeance.



Sandra Brown, L'alibi impossible, 569 pages, 4/5

Hammond est un avocat qui travaille pour le procureur. Il a toujours été honnête et intègre, jusqu'au jour où tout bascule avec l'arrivée de Alex dans sa vie. Celle-ci a passé la nuit avec lui et au lendemain de cette nuit il apprend qu'elle est le principale suspect dans l'assassinat d'un homme connu dans la ville.

Il comprends qu'il lui sert d'alibi... mais doit-il reconnaître qu'il a passé la nuit avec elle? D'autant plus qu'il ne peut se désister de cette affaire puisque celle-ci lui permettra de devenir le procureur.

Les événements s'enchaînent d'une manière étrange, ce qui fait que j'avais l'impression que tout nous était donné tout cuit dans le bec. Mais heureusement, l'auteur nous présente un volte face surprenant à la toute fin du roman.

Finalement j'ai apprécié cette lecture!



Jean Jacques Pelletier, L'homme trafiqué, Alire, 5/5

Karl, surnommé KAT est un héritier, mutilé et amnésique. Sa mémoire accuse un trou d'environ trois ans, seules quelques images de piranhas remontent à la surface.

Il est suivi, traqué, et semble être victime de complot de la part de deux organisations internationales. Karl tente par tous les moyens de percer les machinations qui l'entoure... il ne sait même plus à qui il peut faire confiance.... même à Véronique, la journaliste qui le suit pas à pas.

C'est un roman où les intriguent sont tissées de telle sorte que nous sommes captivés tout au long du roman.

Je me sentais un peu réticente face à cet auteur qui écrit beaucoup de livres sur des organisations internationales où l'argent et les complots sont à l'honneur. Mais J-J Pelletier sait rendre intéressant un sujet qui de prime abord m'intéressait plus ou moins! Aussi les personnages sont très attachant!



Bruno Hébert, Alice court avec René, (Suite de C'est pas moi je le jure) Boréal 179 pages, 5/5

Nous retrouvons dans ce livre Léon qui a maintenant 11 ans. C'est la rentrée scolaire 1960 et Léon est terrorisé à l'idée de retourner sur les bancs d'école où il n'a rien appris jusqu'à maintenant, mais surtout il a peur de retrouver le trio de garçons qui lui font la vie dure depuis deux ans. C'est avec l'aide d'un dur à cuire qu'il réussi à se débarrasser de ses tortionnaires pour la modique somme de 40$.

C'est le vol de ce montant d'argent qui fait basculer de nouveau la vie de Léon.

Nous assistons à la descente aux enfers de ce gamin qui avait su nous charmer dans le premier roman de Bruno Hébert. L'auteur a vraiment le don de nous faire ressentir les émotions de ses personnages. De fait, nous ressentons vraiment l'angoisse que l'enfant peut ressentir chaque jour alors qu'il doit affronter l'école et les enfants méchants qui le torturent.

C'est un roman riche en émotions qui se lit d'une traite!



Patrick Sénécal, Le passager, 234 pages, 4.5/5

Étienne, séparé depuis peu. voit sa vie prendre un nouveau départ alors que le cégep de Drummondville lui propose un poste de remplaçant pour un cours de littérature d'horreur. Étienne accepte le poste et fait l'allée retour trois fois par semaine entre Montréal et Drummondville.

Sur sa route, deux fois par semaine il prends sur le pouce Alex, un homme de son âge avec qui il a des conversations très intéressante. Jusqu'au jour où Étienne croit reconnaître en Alex un ami d'enfance, ami qu'il aurait oublier à cause d'un accident alors qu'il avait 8 ans.

Les choses déboulent à une vitesse folle pour Étienne et plus les jours passent et plus les événements prennent une tournure d'horreur.

Encore une fois, Patrick Sénécal nous emprisonne dans son univers sombre dès la toute première page. J'était tellement subjuguée par ce roman que je l'ai lu d'une traite, sans être capable de le laisser de côté. C'est je crois mon préféré à date de cet auteur!

Seul point négatif, la fin du livre laisse à désirer. Premièrement, j'ai trouvé qu'on tombait dans le cliché dès que les parents d'Étienne expliquent les événements à leur fils. C'était du déjà lu à plusieurs reprises. De plus la finale nous laisse un peu sur notre faim... et nous laisse pas mal de question... et après que se passe-t-il?????

Mais en général c'est un excellent livre que je conseil à tous ceux qui ont envie de plonger dans un univers noir! Patrick Sénécal est vraiment une découverte pour moi cette année. Il aura certainement une belle place dans mon top 5 2003! ;0))



Michel Tremblay, Le passé antérieur, 4/5

Cette pièce raconte ce qui s'est passé dans la jeunesse d'Albertine et nous aide à comprendre toute la rage qui est dans le cœur de cette dame que nous avons connue en cinq temps dans la pièce Albertine en cinq temps.

Albertine a donc 20 ans et vient de subir une peine d'amour intense. Alex, l'homme de ses rêves se sentait trop prisonnier de l'amour d'Albertine et a décidé de sortir avec Madeleine la sœur de celle-ci.

Donc Michel Tremblay nous présente ses personnages sous un autre jour, celui de leur jeunesse, mais on comprend bien, pour ceux qui ont lu les chroniques et Albertine en cinq temps, que les temps changent mais les relation entre Albertine, sa mère et sa soeur ont toujours été semblables.

J'avais plus d'attentes face à cette pièce... j'ai été déçue un peu.... et j'avais l'impression qu'il y avait quelques erreurs qui s'étaient glissée dans l'histoire. Parce que dans Albertine en cinq temps, Madeleine ne sait pas que sa sœur a déjà eu un oeil sur Alex... Pourtant dans le passé antérieur, Madeleine et Albertine discutent longuement de cela...

Malgré tout cela, j'ai pu enfin comprendre un peu plus la rage d'Albertine. J'aime beaucoup ce personnage du monde de Tremblay, c'est une femme qui me touche énormément.



Jodi Picoult, Le cercle de Salem, presse de la cité, 630 pages, 4.5/5

Après le pacte et La pure vérité, où elle explorait le phénomène du pacte de suicide et celui de l'infanticide, elle se penche ici sur le thème des accusations fausse de harcèlement sexuel dont sont victimes les éducateurs masculins.

Jack était professeur d'histoire lorsqu'une jeune étudiante amoureuse de lui, l'accuse de l'avoir violée. Tout de même chanceuse dans sa malchance, écope seulement de 8 mois de prison.

Après sa sortie, il part refaire sa vie dans la petite ville de Salem Falls. Il y rencontre malheureusement des jeunes adeptes de sorcelleries qui lui jetterons davantage qu'un sortilège d'amour. Ces jeunes filles le repousserons directement dans l'enfer judiciaire des accusations pour agression sexuelle.

Saura-t-il s'en sortir cette fois-ci? C'est ce que vous saurez à la lecture de ce très bon livre de Jodi Picoult.



Eric-Emmanuel Schmitt, Oscar et la dame rose, Albin Michel, 99 pages, 5/5

un court livre emplit de tendresse et de sagesse, voilà comment je qualifierais cette lecture.

Oscar a dix ans et a un cancer. Il apprends qu'il n'y a plus rien à faire pour le guérir et qu'il ne lui reste plus qu'à attendre la mort.

La dame rose est une vieille dame qui vient tenir compagnie aux petits malades. Elle propose à Oscar d'écrire à Dieu ses pensée, histoire de s'alléger le cœur. Aussi elle lui propose un jeu: faire comme si chaque jour représentait dix ans de vie.

Donc Oscar raconte à Dieu, ses dix ans de vie chaque jour, il lui raconte ses joies ses peines et ses peurs.

C'est un très beau petit livre, un baume pour le coeur! Avec le sujet abordé ce livre aurait pu être très triste, mais non il est plutôt réconfortant et parfois nous avons un sourire sur les lèvres.



Patrick Sénécal, 5150 rue des Ormes, Guy st-Jean Éditeur, 346 pages, 4/5

Yannick Bérubé, nouvellement établit à Montcharles, se promène à vélo lorsqu'il entre en collision avec un chat noir. Le 5150 rue des Ormes lui semble la maison idéale ou frapper pour téléphoner à un taxi. Mais cette maison apparemment banale représente la lente descente aux enfers pour ses habitants et pour Yannick.

Yannick est fait prisonnier par Jacques Beaulieu, et durant 2 mois il nous racontera les événements. L'Épouse de Beaulieu, nous livre son âme par le biais de son journal intime. Elle qui croyait être heureuse avec Jacques, s'est vite rendue compte que l'enfer était au bout de son mariage.

Il y a aussi dans cette maison, Michelle l'adolescente étrange et Anne, la petite fille au regard vide.

Tous les personnages sont terrifiants et attachants dans leur folie respective. C'est un bon roman du début à la fin... Yannick nous désempare parfois dans ses réflexions et décisions mais il faut comprendre que chacun des personnages est pris dans une logique qui lui est propre, donc qui nous est difficile à cerner. Surtout la logique de la justice de Beaulieu...

Alors la prochaine fois que vous irez à vélo... s'il vous arrive un accident.... prenez bien garde de ne pas sonner au 5150 rue des Ormes!



Jean-Jacques Pelletier, La femme trop tard, Édition Àlire, 465 pages. 4.5/5

Claudia n'a pas vu Klauss, son amant depuis quelques années et malheureusement pour elle, elle ne le verra que quelques secondes avant que la tête de celui-ci lui éclate dans les mains. Klauss est tué devant Claudia et elle veut à tout prix le venger.

Elle se retrouve donc mêlée dans des intrigues, des complots entre deux multinationales, dont celle de F. (Longues Jambes) que nous avions rencontré dans L'homme trafiqué.

Ce livre ressemble en plusieurs point au titre précédent de l'auteur, mais c'est plus fort que nous et nous continuons de tourner les pages, pour en savoir plus sur la toile d'araignée qui s'est tissée autour de Claudia.

C'est un peu mélangeant par moment, mais c'est tout de même un très bon suspense!



Jean-Jacques Pelletier, Blunt le treize derniers jours, éditions Àlire, 5/5

Nicolas Strain se cache depuis neuf ans sous l'identité de Blunt parce qu'il a su des choses qu'il n'aurait pas du savoir. Mais Lady, son ancienne patronne l'a retrouvé et décide de lui donner une seconde chance. Il travaillera au sein de l'enquête en cours en ce qui concerne quelques attentats étranges...

En effet, à Montréal, les gens semblent devenir fou par moment et semblent couver une violence effarante. Mais que se passe-t-il pour que les gens en viennent à tuer ainsi sans raison? Pourquoi de violentes bagarres se déclarent-elles sans raison apparente? C'est ce que Blunt tente de découvrir.

Nous découvrons dans ce roman tout une panoplie de personnages très attachants ou parfois assez déroutants. Il y a les deux nièces de Blunt, les deux jumelles Cathie et Kathy, le perroquet de celles-ci et les frères Laterreur qui semblent mêlés de près ou de loin à toute l'intrigue.

Ce roman est très différent des deux premiers titres de l'auteur, mais c'est, selon moi, le meilleur des trois!



Josée Beaudet et Louise Lantagne, Correspondance à quatre pattes, éditions Stanké, 255 pages, 5/5

Le livre regroupe une série de lettres échangée entre une chatte, Sabine et un chien Winnie. Cet échange de lettres commence par une lettre de bêtise que Winnie envoie à Sabine, et se développe par la suite une superbe amitié et une histoire d'amour entre les deux animaux. Ceux-ci discutent de leur manière de voir la vie, leurs maîtres, les enfants etc.

C'est vraiment un très bon livre, rafraîchissant et touchant. Je le conseille à tous les amoureux des animaux!



Jean Jacques Pelletier, La chair disparue, édition àlire, 656 pages 4/5

Ce livre est la continuité des trois précédents, nous y retrouvons, Blunt, Kim, Claudia, F., Bamboo et nous rencontrons pour la première fois Hurt. Ce dernier, après un grave traumatisme, découvre qu'il possède plusieurs personnalités, toutes très différentes.

Les événements qui constituent le roman, sont assez spéciaux. Tout commence quand on découvre un coeur humain dans une main, avec une lettre disant que l'individu lègue son coeur à Gabrielle. Ensuite, les enlèvements se multiplies et les événements se compliquent de plus en plus.

C'est assez spécial comme histoire, mais nous n'avons pas l'impression que cela est totalement impossible. Au contraire tout ce qu'écrit Pelletier semble être très étudié, afin de ne pas perdre son lecteur.

C'est une lecture que je conseille, mais à un lecteur averti, et surtout à quelqu'un qui n'est pas facilement mélangé, parce que j'avoue que ce roman est assez chargé et il est facile de nous perdre dans les personnalité multiples de Hurt mais aussi dans les différentes identités dont usent les personnages.



Marie-Sissi Labrèche, La brèche, éditions boréal, 156 pages, 4.5/5

Émilie-Kiki a 26 ou 27 ans et termine tout juste son mémoire de maîtrise en littérature à l'université de Montréal. Cependant, elle est amoureuse de son professeur, un homme marié, père de trois enfants, qui prends son corps mais ne semble pas vouloir de son coeur.

Émilie-Kiki rêve à lui et ne veut que lui comme homme de sa vie. Saura-t-elle le convaincre?

Marie-Sissi Labrèche nous présente ses personnages de façon telle qu'ils ne peuvent nous laisser indifférents. Elle nous brosse leur histoire avec des extraits de chansons et un langage cru, le tout dans une juste mesure qui ne sombre pas dans le trop vulgaire ou le trop intello.

Une lecture à découvrir et parfaite pour les vacances!



Anna Gavalda, Je l'aimais, Éd. Le dilettante, 216 pages, 2/5.

Chloé vit une rupture difficile, lorsque son mari décide d'aller vivre avec une autre. Son beau-père, le père de son mari, l'amène au chalet familial pour la consoler et l'aider. Cependant, il se lance dans ses souvenirs, ses anciennes histoires d'amour extra-conjuguales.

C'est un livre qui est bien écrit, mais qui, à mon sens, n'a aucun intérêt... je me demande même pourquoi je l'ai lu en entier. Heureusement que c'est un petit livre qui se lit rapidement.



James Patterson, La dernière prophétie, édition l'Archipel, 342 pages, 5/5

Depuis quelques temps, il se passe d'étranges phénomènes à la grandeur de la planète. Des famines commencent et plusieurs épidémies de poliomyélite se déclarent partout.

S'ajoutent à cela deux grossesses; les mères sont deux adolescentes, l'une d'Irlande et l'autre des États-Unis. Ce qui est surprenant c'est qu'à la suite d'examens médicaux, il s'avère que les jeunes filles sont bel et bien vierges.

D'après les hommes d'Église, l'une porterait le fils de Dieu et l'autre celui du diable. Mais comment faire pour savoir lequel est l'enfant à sauver?

C'est un très bon livre qui se lit pratiquement d'un trait. Les courts chapitres (de 2 à 5 pages) font en sorte que les pages s'écoulent sous nos doigts à une vitesse folle. C'est un très bon suspense jusqu'à la fin. De quoi donner l'envie de connaître davantage cet auteur!



Eric Emmanuel Schmitt, j'étais une oeuvre d'art, Ed. Albin Michel, 288 pages, 5/5

Tazio est un jeune homme de vingt ans qui a survécu à trois tentatives de suicide. Il est malheureux, car il vit depuis toujours dans l'ombre de ses frères qui sont les plus beaux jumeaux.

Lorsqu'il décide de mourir en sautant dans un précipice, il rencontre Zeus-Peter Lama, un artiste qui aime choquer le public. Ce dernier lui offre de devenir une oeuvre d'art et ainsi être reconnu par tous.

Tazio accepte et devient le "Adam bis", certes il est reconnu, mais c'est au prix de sa liberté.

C'est un très beau roman de Schmitt, avec l'écriture et la profondeur qu'on lui connaît. Un livre où on apprends au voir au delà des apparences.



Jean-Jacques Pelletier, L'argent du monde 1, Àlire, 623 pages, 4.5/5

À Montréal, les grands financiers tombent comme des mouches; une série de décès inexpliqués, étranges ou encore des suicides louches. S'ajoute à tout cela, le corps d'une danseuses morte sous les dents de ce qui semble être un vampire. L'affaire est de plus en plus complexe et les policiers travaillent dur pour découvrir s'il sont en présence d'un seul tueur ou bien de cas isolés. Cependant, un homme, Brochet, semble toujours étrangement être victime de ces hommes d'affaires qui disparaissent.

L'institut aussi travaille sur ces cas . Il ne fait aucun doute pour F. que le Consortium, son ennemi de toujours, soit mêlé à tout cela.

C'est avec plaisir que nous retrouvons tous les personnages des romans précédents et surtout des clones, ces deux policiers un peu loufoques, mais très efficaces. Les personnages qui viennent s'ajouter à cette longue saga sont eux aussi hauts en couleurs.

Bref, un charme de lecture!

Seul problème, j'ai relevé un certain nombre d'erreurs dans les noms des personnages. L'auteur semble confondre à plusieurs reprises les personnages qui sont mis en scène dans certains épisodes, ce qui nous rends la compréhension quelque peu délicate.



Ann Rule, Sans nouvelle de toi (Récit) Éd. Michel Lafon, 303 pages, 3/5

Susan et Jerry vivent une belle histoire d'amour et sont tout ce qu'il y a de plus heureux. Un jour, sans crier gare, Jerry disparaît. Est-il parti? a-t-il été tué? Kidnappé? Personne ne le sais. S'enclenche une enquête très longue.

Je préfère ne pas en dire davantage pour ne pas briser le plaisir que vous pourriez avoir à lire ce livre.

Pour ma part, je n'ai pas vraiment apprécier.... c'est trop sous la forme d'un récit, d'un résumé d'événements. J'aurais préféré que Rule reprenne les événements, mais davantage sous la forme d'un roman vérité. Mais c'est chacun nos goût!



Éric-Emmanuel Schmitt, La part de l’autre, Ed. Albin Michel, 491 pages, 4/5

Le 8 octobre 1908 Adolf Hitler passait un examen pour entrer à l’École des Beaux-Arts de Vienne, malheureusement pour lui et pour le reste du monde, il était recalé. Mais Schmitt tente dans son roman de nous montrer le Hitler que le monde a connu, et celui que nous aurions pu connaître s’il avait été accepté à l’Académie.

C’est un roman qui est difficile à commenter. Tout au long de ma lecture quelque chose me chicotait. Était-ce le ton différent de l’un de mes auteurs favori? Était-ce cet Hitler différent que l’auteur me présentait comme n’étant pas seulement un tyran, mais bien un homme à part entière avec des sentiments, des choix à faire. Oui c’était cela… Je ne connaissait pas Hitler vraiment. Je n’en savais que peu de chose en fait, seulement ce que l’école m’en avait appris. Maintenant, j’ai compris que cet Adolf Hitler était aussi un humain comme moi, mais qu’il n’a pas toujours fait les bons choix.

C’est un roman qui mérite d’être lu, même si c’est dur, même si la vérité est parfois choquante. J’ai compris que malgré les leçon de philosophie, j’avais moi aussi une pensée abstraite comme l’entendait Hegel. J’avais toujours vu Hitler comme un être sanguinaire, un meurtrier, un dictateur, mais en fait, il était avant tout un homme et pas seulement un assassin.



Jean-Jacques Pelletier, L'argent du monde 2, Éd. Alire, 592 pages, 5/5

C'est vraiment la suite de l'argent du monde 1, nous sommes dans les deux derniers trimestre de cette année 1999, celle où on pensait au bogue de l'an 2000 etc. La toile d'araignée se tisse et le piège semble vouloir se refermer sur le Consortium. L'enquête progresse du côté de la police en ce qui concerne les meurtres vampiriques sur ces hommes d'affaires, et L'institut remonte lentement vers les têtes dirigeante du Consortium. Y arriveront-ils?

C'est l'un des livres que j'ai lu le plus rapidement de ma vie! J'y suis plongée tête baissée oubliant jusqu'à ma propre vie. D'après mon édition deux autres titres sont à venir soit: "Le besoin des autres" et "La faim de la terre", deux autres romans que j'attends déjà avec impatience!



Paulo Coelho, L’alchimiste , éd. Anne Carrière, 252 pages, 4/5

Santiago est un jeune berger qui un jour décide de se fier à son rêve et part à la recherche de son trésor. Il croise sur sa route un roi, un Alchimiste qui lui apprendront à faire confiance à la vie et aux signes qu’elle lui envoie. Il apprend aussi à écouter son cœur et à lui parler.

Je n’avais encore jamais lu ce livre de Coelho, et plusieurs me disaient de le lire puisque j’aimais beaucoup les titres qui l’ont succédé. Cependant, l’auteur a évolué et son écriture aussi, ce qui fait que je n’ai pas autant apprécié ce livre que si je l’avais lu en premier.

C’est bien écrit et c’est une belle histoire, mais je trouve personnellement que les autres livres de Coelho nous enseignent davantage sur la vie. Mais si j’avais moi aussi lu ce livre en premier j’aurais certainement crié au génie! Paulo Coelho est vraiment un très grand auteur et un grand philosophe.


Bernard Werber, L'ultime secret, éd. Albin Michel, 410 pages, 5/5

Tout commence par une partie d'échec entre Samuel Fincher, le champion du monde et l'ordinateur Deep Blue IV. Fincher gagne et dans son discours, il déclare avoir découvert un "ressort secret" qui lui a permis la victoire. Samuel Fincher est neuropsychiatre et dirige un hôpital psychiatrique aux tendances nouvelles. Il croit qu'il faut mettre en application les névroses des gens plutôt que de les faire disparaître.

Le soir même de sa victoire, Samuel Fincher meurt dans les bras de sa fiancée top modèle. Celle-ci dit qu'il est mort durant l'orgasme. Que s'est-il passé? C'est ce que tentent de découvrir Isidor et Lucrèce deux journalistes. Werber nous propose leur enquête.

En parallèle, nous retournons dans le passé et nous considérons l'ascension de Fincher jusqu'à sa découverte.

J'avais découvert cet auteur dans "les fourmis", et déjà je lui reconnaissais un talent inégalé. Cet auteur nous propose un roman qui regroupe la psychiatrie, la neurologie, un suspense, un peu de notion d'hypnose et beaucoup de philosophie sur l'être humain et sa conscience. De plus, il nous porte beaucoup à réfléchir sur l'intelligence artificielle et ce que celle-ci peut entraîner dans notre société.

Vraiment cet auteur est très documenté et très original. J'ai adoré!



Milan Kundera, La lenteur, Éd Gallimard, 153 pages, 2/5

Un congrès de savants qui a lieu dans un ancien château parisien transformé en hôtel, donne lieu à des événements et à des rencontres entre plusieurs personnages. Il y a le savant tchèque qui a fait de la prison plus longtemps qu'il n'a travaillé dans son domaine, l'animatrice de télévision qui veut faire un film sur l'un des savants, duquel elle était amoureuse lors de l'adolescence, le nouveau couple, et quelques autres.

Ce roman n'est pas le meilleur de cet auteur, selon moi, mais il donne lieu à une critique lucide de la société et des " danses " que nous effectuons pour que nous soyons reconnu par autrui.



Aude, Quelqu'un, Éd. XYZ, 130 pages 5/5

Jeanne est médecin et elle rencontre à l'hôpital une jeune femme, Magali, qui est paralysée entièrement. Seul sa pensée et son regard sont ouvert sur le monde. Elle est ce qu'on appelle communément, une "emmurée vivante". SE développe entre ces deux femmes une relation particulière et Jeanne aidera Magali à quitter ce monde en paix.

Ce qui me surprends toujours avec Aude, c'est sa capacité à nous entraîner dans son monde, au point tel que nous avons l'impression de vraiment avoir vécu avec ses personnages. Ces récits sont simple et je crois que c'est cette simplicité qui est magique. Aude est vraiment une auteure québécoise à découvrir!



Hélène Potvin, Les chemins de papier, Éd JCL, 268 pages, 3.5/5

Jean est notaire, son épouse Claire est victime d'un AVC est inerte et muette depuis longtemps. Il a acheté de son ami l'antiquaire un secrétaire dans lequel il a retrouvé des lettres d'amours adressées à l'ancien propriétaire du secrétaire.

Marie-Ève, grande amie de l'antiquaire du village, reçoit le secrétaire de la dame qui écrivait les lettres trouvées par Jean. Dans le deuxième secrétaire, se trouvent l'autre moitié de la correspondance amoureuse.

Le destin de Jean et de Marie-Ève ressemble drôlement au contenu des lettres qu'ils ont trouvé et une grande amitié les unis.

Mon avis est plutôt mitigé pour ce livre. Quoique original et très bien écrit, le récit est, à mon sens, un peu trop cousu de fil blanc, et assez prévisible. Ce pendant, les personnages sont suffisamment attachant pour que je sente le désir de plonger dans la suite de ce roman : " Parfum d'Anges ", paru cette année.



James Ellroy, Ma part d'ombre, (document biographique), Éd. Rivages, 490 pages, 3.5/5

Lee Earle Ellroy avait 10 ans quand sa mère Jean Ellroy a été retrouvée violée et ensuite assassinée. Le L.A.P.D. a enquêté mais n'ont jamais retrouvé le coupable de cet assassinat. La première partie du document, constitue l'enquête.

Pour la seconde partie, nous suivons la trace du jeune Lee qui s'autodétruira une partie de sa vie à l'aide de drogues, d'alcool et de multiples méfaits. Sa mère et les crimes historiques ont toujours attisé l'imagination de Ellroy, ce qui a fait de lui beaucoup plus tard, l'auteur James Ellroy.

Il rencontre Stoner, un policier à la retraite qui l'aidera à trouver la vérité sur sa mère. Alors ils débutent ensemble une enquête sur certains crimes ressemblant à celui de Jean Ellroy et sur certaines pistes anciennes ou nouvelles.

C'est un document intéressant mais qui comporte des longueurs. En effet, il nous présente Stoner dans une très longue partie du livre qui relate le cheminement du policier et les différentes enquêtes qu'il a effectuées. Le texte est parfois très lourds de détails, de noms etc.

Mais c'est tout de même intéressant de savoir comment Ellroy a commencé sa carrière d'écrivain policier.



Eric-Emmanuel Schmitt, L'évangile selon Pilate, Éd. Albin Michel, 334 pages, 3.5/5

L'auteur nous entraîne sur les traces de Jésus, qu'il appelle dans son roman Yéchoua. Dans la première partie du livre nous sommes dans les pensées de Yéchoua. Celui-ci est condamné à mourir sur la croix et revis les événements qui ont eu lieu dans sa vie. Chose surprenante, il nous présente un Messie, qui doute de lui, qui ne croit pas être le sauveur réellement.

La seconde partie constitue une correspondance de Pilate à son frère Titus. Pilate raconte les événements qui ont suivi notamment la résurrection du christ. Pilate se questionne, raisonne, il veut à tout prix expliquer de manière rationnelle le fait que Yéchoua se ballade toujours vivant.

À mon sens, ce n'est pas le meilleur livre de Schmitt. Je ne peux pas dire qu'il est mauvais en soi, c'est un livre très bien écrit, mais en même temps, ce n'est pas ce à quoi je m'attendais comme livre. Je ne m'attendais pas à revisiter de cette manière les pages de l'évangile.



Tremblay, Michel, Hotel Bristol New-York, N.Y., Éd. Léméac / actes sud, 90 pages, 4/5

Nous retrouvons, dans ce très court roman de Michel Tremblay, Jean-Marc, celui que nous avions connu dans "le cœur découvert" et "le cœur éclaté". Celui-ci écrit à son ami psychanalyste une longue missive où il parle de son enfance et de ce qui mine sa relation avec sa famille depuis 30 ans.

C'est court, rempli de digressions, et en même temps c'est plaisant d'avoir un peu de nouvelles de Jean-Marc et de ceux qui l'entouraient dans les romans précédents.

J'adore Michel Tremblay pour cela, j'aime qu'il nous ramène ses personnages dans le théâtre ou dans des romans. C'est vraiment un monde que Tremblay a créé pour nous!



Carlene Thompson, Six de cœur, Éd. Libre-expression, 410 pages, 4.5/5

Six jeunes filles ont formé un groupe: le six de cœur. Elles ont fait des réunions et plus le temps passaient et plus celles-ci penchaient vers la sorcellerie. Un soir, Faith, l'une d'elles, se pend dans une grange que l'on dit hantée. Suicide? Rien n'est certain.

Treize ans plus tard, l'unes des 5 survivantes du six de cœur, est retrouvée battue à mort, avec à ses coté, un six et un cœur dessinés à l'aide de son sang. Les autres femmes reçoivent des messages, des menaces à peines voilées. Quelqu'un semble vouloir se venger du groupe.

C'est un bon thriller. Toutefois, c'est le genre d'histoire que nous avons vu souvent au petit écran. Mais le livre constitue tout de même une excellente source d'évasion.

Tatiana de Rosnay, La mémoire des murs, Éd. Plon, 138 pages, 4/5

Pascaline, récemment séparée, s'est pris un petit appartement qu'elle adore. à peine installée, elle apprend qu'une jeune fille est décédée entre les murs de sa nouvelles chambre à coucher. C'était la première victime d'un tueur en série.

Pascaline quitte son appartement, mais elle reste hantée par les sept victimes. De plus, remonte à la surface, le mauvais souvenir de sa propre fille décédée de la mort subite du nourrisson. Elle se rend compte qu'elle en veux encore à son époux qui gardait la petite ce soir là. Ainsi, les murs et les objets semblent bel et bien avoir une mémoire.

J'ai bien aimé mon intrusion dans la vie de Pascaline, qui est une femme attachante mais torturée. Seul hic, je n'ai pas aimé la fin en queue de poisson.



Alexandre Dumas (père), Les trois mousquetaires, Livres de poche, 799 pages, 5/5

D'artagnan est un jeune homme plein d'espoir et d'ambition. Il se présente à Monsieur de Tréville pour travailler et ainsi devenir un jour Mousquetaire. Nous assistons au cheminement du personnage vers son désir. Nous rencontrons les trois mousquetaires inséparables: Porthos, Aramis et Athos, qui aideront D'artagnan dans sa quête.

C'est un très bon livre, où tout semble avoir son importance, Je n'y ai pas décelé ni longueur, ni inutilité. J'ai adoré.

Et quels personnages! Surtout celui de Milady, cette femme diabolique et vraiment un charme à découvrir! J'ai adoré les couleurs de cette dame qui est toujours surprenante!



Ruth Rendell, Jeux de mains, Calman-Lévy suspense, 428 pages, 4/5

Gérald Candless un écrivain de 71 ans, meurt d'une crise cardiaque, et son éditeur demande à l'une de ses fille d'écrire la biographie de son père. Hope et Sarah, avaient une relation très étroite avec leur père, mais elle vont de surprises en surprises dans la découverte de l'homme qu'elle croyaient connaître. Elles découvre que leur père a changer d'identité avant son mariage avec leur mère et qu'il leur a menti sur ses études. Alors qui était vraiment Gérard Candless?

C'est un bon roman, un peu mélangeant par contre à cause des nombreuses retour en arrière, des souvenir de la mère qui remontent à la surface, les découvertes des filles etc.

Je ne dirait pas que c'est l'un des meilleur suspense que j'ai lu, mais c'est tout de même un excellent exutoire!



Steiner, George, Dans le château de Barbe-Bleue, Folio-essai, 157 pages.

Cet essai se veut une redéfinition de la culture dans notre société. Il y traite des problèmes reliés à la culture générale qui diminue d'importance dans l'opinion publique. Il nous explique que dans l'entourage des camps de concentration durant la guerre, il y avait de nombreux musées et parmi les dirigeant des camps, il y avait de nombreux admirateurs de Mozart, et de grand lecteur de littérature. Il en conclut que l'art n'empêche pas l'inhumanité dans les comportements humains.

Il établit le fait que la littérature est de plus en plus compliquée parce qu'il y a dans les livres de nombreux liens avec des faits historiques ou mythique, qui ne sont plus enseignés dans la scolarité. De plus, il nous explique que la musique est de plus en plus présente partout et qu'elle constitue en grande partie l'éducation culturelle de notre époque.

Ce livre est très intéressant, quoique peu optimiste sur l'avenir de la littérature. Steiner va complètement à l'encontre de ma thèse de mémoire selon laquelle, nous pouvons éduquer les passions de l'âme par le biais de la littérature. Il m'appartient maintenant de démontrer que Steiner peut se tromper!



Konrad Lorenz, Les huit péchés capitaux de la civilisation occidentale.

Cet auteur a pour but de découvrir si le mal est inhérent à la nature humaine ou bien s'il est diffusé par notre culture. Il nous présente ce qui, pour lui, constitue les grands problèmes de notre société. Voici une énumération des péchés: Le surpeuplement, la dévastation de l'environnement, la course contre soi-même et le temps, une tiédeur des émotions mortelle, la dégradation génétique, la rupture de la tradition, la contagions de l'endoctrinement, et finalement, les armes nucléaires.

L'auteur en conclut que le mal est diffus et suscité par ces 8 péchés capitaux dont le plus facile à contrer est celui de l'armement nucléaire. Il nous explique que nous savons comment contrer ce problème alors que nous ne savons pas comment contrer les 7 autres.

C'est très intéressant comme vision et très instructif.



Marcel Proust, Sur la lecture.

Marcel Proust fait l'éloge dans ce très petit livre, de la lecture. Il nous parle de son plaisir de lire durant l'enfance et tout ce que la lecture représente pour lui. Il nous explique aussi comment la lecture ouvre les portes de la réflexion et de la richesse spirituelle. C'est très bien écrit, et il a trouvé les mots pour décrire cet amour de lecture que nous partageons tous!

Voici quelques citations:

"La lecture est le seuil de la vie spirituelle; elle peut nous y introduire: elle ne la constitue pas."

C'est dans le contact avec ces autres esprits qu'est la lecture, que se fait l'éducation des "façons" de l'esprit.



Keith Ablow, l'amour à mort, éd Payot suspense, 280 pages, 2/5.

Frank, psychiatre, travaille avec la police afin de démasquer le tueur qui terrorise Boston et qui enlève les organes sexuels de ses victimes.

En plus d'avoir un métier stressant, une patronne qui ne lui est pas sympathique, Frank vit une relation plutôt houleuse avec Cathie. Lucas le chirurgien n'est pas sans lien avec ses problèmes amoureux.

Ce livre est loin d'être mon préféré dans ce genre d'histoire. Il est plutôt une pâle copie de ce qui a déjà été écrit auparavant. Je l'ai trouvé peu intéressant et le suspense est presque absent.



Thomas De Koninck, La nouvelle ignorance et le problème de la culture, PUF, 203 pages, 4.5/5

Cette essai a pour but de diagnostiquer le problème de notre société, soit l'ignorance grandissante qui fait naître la violence, la pauvreté et l'autodestruction des jeunes.

L'auteur traite dans cet essai de l'importance de la culture de l'esprit, l'effet que peuvent avoir les arts sur l'affectivité des gens et il revient sur certaines notions de la dignité humaine qu'il avait traité dans son essai précédent: De la dignité humaine.

Je suis toujours émerveillée devant l'étendue des lectures de ce philosophe, que ce soit dans ses cours à l'université ou dans ses livres. Avec lui, ma liste de livre à lire augmente énormément, mais il est une source d'inspiration formidable. Cependant, dans cet essai, il est parfois malaisé de se retrouver dans les nombreuses citations d'auteurs parce que les notes en bas de pages sont un peu confuses.



Lorenzo Carcaterra, Sleepers, (récit), presse de la cité, 402 pages, 5/5

Lorenzo relate dans ce document comment sa vie, et celle de ses 4 amis, a basculée suite à un vol qui a tourné tragiquement. Adolescents, ils sont reconnus coupables et sont envoyés à Wilkinson, un foyer pour jeune garçons. C'est dans cet endroit qu'ils seront battus, violés et humiliés, et ils y apprendront la haine et le désir incontournable de la vengeance.

C'est à l'âge adultes qu'ils auront enfin la chance de se venger.

C'est un récit empreint de vérité et d'émotions qui parfois nous donnent la chair de poule. Les gardiens sont vraiment inhumains face aux jeunes dont ils ont la responsabilité. On se demande comment une telle haine, une telle méchanceté peut naître dans le coeur d'humains.

J'avais vu le film avec Brad Pitt, de Niro et Hoffman, mais le livre va beaucoup plus loin dans le contexte dans lequel ont grandi ces 4 jeunes garçons. à lire absolument, si ce n'est que pour comprendre que même des jeunes voleurs sont aussi des êtres humains.



George Orwell, 1984, Folio, 438 pages, 5/5

Écrit en 1948, Orwell nous propose sa vision du monde en 1984. Il nous présente un monde où la pensée n'est plus autorisée et où le Parti au pouvoir dirige tout même le passé. L'oppression de out type est à son maximum.

Bien sûr le monde n'était pas ainsi quand nous somme réellement arrivé en 1984, mais nous n'en sommes tout de même pas aussi éloignés que nous pourrions le croire.

à lire absolument pour ceux qui aiment voir dans leur lectures une critique de la société! Il y a dans ce livre beaucoup de matière à réflexion.



Jacques Bissonnette, Gueule d'ange, Éd àlire, 4/5

Anémone Laurent est diplômée en criminologie et elle enquête sur le meurtre de deux jeunes fugueuses. Comme les deux filles étaient amies et qu'une troisième filles les avait rejointes dans leur fugue, Anémone craint le pire.

L'enquête entraîne Anémone et ses collègues dans la découverte du monde de la rue et celui du body-piercing. Retrouvera-t-elle Dahlia avant l'assassin?

C'est une enquête de police savoureuse que j'ai lu d'une traite.



Hélène Potvin, Parfum d'anges (suite des chemins de papier), 2/5

NOus retrouvons les personnages sympathiques des chemins de papiers. Cette fois, Marie-Êve enceinte de Jean, est hantée par son ancien amoureux. Pamphile, quant à lui, fait la rencontre d'Aurélia la fille abandonnée à la naissance par Joséphine.

L'histoire serait bonne en soi si l'auteur ne s'acharnait pas à multiplier les coïncidences. C'est un livre qui est trop cousu de fil blanc à mon avis.



Émile Zola, La fortune des Rougon, (tome 1 des Rougon-Macquart) 4.5/5

Émile Zola présente dans ce premier tome tous les personnages principaux qui seront mis en scène dans les prochains romans. Ils nous propose donc un avant goût en nous présentant l'histoire D'Adélaïde, une névrosée qui eut trois enfants à qui elle transmis ce désir du mal, de la richesse et un peu de sa névrose.

Ce premier roman est assez lourd par le nombre de personnages qui sont mis en scène et toutes les générations qui s'entrecroisent. Mais cette présentation suffit à nous donner le désir de mieux connaître cette famille dysfonctionnelle.

J'ai déjà hâte de lire les livres suivants afin d'approfondir chacun des personnages. Surtout que Zola part avec l'idée de base que tout homme est fondamentalement mauvais.



Paulo Coelho, Onze minutes, ed. Anne Carrière, 371 pages, 5/5

L'auteur s'inspire ici de faits réels. Il nous raconte l'histoire de Maria, une brésilienne partie à Genève dans l'espoir de devenir une danseuse de cabaret. Malheureusement, le rêve tourne au cauchemar et la jeune fille en vient à se prostituer. Elle le fait cependant, sans honte et y découvre ce qu'elle croit être la liberté.

L'auteur aborde un sujet dont il nous avait pas encore parlé, et il le fait avec brio. Il nous mène avec Maria dans un pèlerinage où nous découvrons la sexualité, mais aussi l'amour, le véritable amour.

C'est selon moi le meilleur roman de Coelho. Il nous offre une superbe réflexion qui nous montre l'envers du miroir en ce qui concerne les prostituées.



Daniel Pennac, Le dictateur et le hamac, Gallimard, 399 pages, 3.5/5

C'est l'histoire d'un dictateur qui après s'être fait dire par une sorcière qu'il serait écartelé par des paysan, devient agoraphobe. Son travail en devient impossible vu les nombreux discours qu'il doit faire.

Il lui vient l'idée de se prendre un sosie, qui fera son travail pendant que lui-même en profitera pour aller faire son tour en europe.

Mais c'est aussi l'histoire de cet auteur, un homme un peu tourmenté qui réfléchit dans son hamac à son roman sur un dictateur qui engage un sosie.

Les histoires s'entremêlent les unes aux autres. C'est vraiment un drôle de roman. L'histoire du dictateur est plutôt rigolote, l'histoire de l'auteur est plutôt lourde, à mon sens. Ensuite nous vient l'histoire du sosie, qui est une longue descente en enfer, l'enfer de cette quête d'identité personnelle que toute copie ne peut que vouloir.

C'est un drôle de livre qui est long par endroit mais qui est intéressante par d'autres.

Personnellement j'ai préféré les Malausène.



Jean-Christophe Grangé, L'empire des loups, Albin MIchel, 456 pages, 4.5/5

Anna éprouve des malaises depuis quelques temps, il lui arrive de ne plus reconnaître le visage de son mari, un peu comme s'il lui était totalement inconnu. Aussi, il arrive que les visages des gens qui l'entourent se brouillent et sont soumis aux vagues. Elle rencontre l'ami d'enfance de son mari, le docteur Ackerman qui lui propose, après maints examens, une biopsie du cerveau. Anna n'est pas d'accord et décide secrètement de consulter quelqu'un d'autre.

En parallèle, nous assistons à l'enquête policière de Paul. Celui-ci enquête sur le meurtre de trois femmes turques, trois femmes qui ont été mutilées et qui, étrangement, semble ne pas être recherchée, un peu comme si elles n'existaient pas.

Grangé, nous happe dès la première page, un peu comme l'araignée qui emprisonne l'insecte. Il nous entraîne au sein de ses deux intrigues qui se rejoignent et s'entremêlent au fil des pages. Il nous tient en haleine jusqu'à la toute fin! J'ai adoré! Cependant, j'ai trouvé qu'il y avait un peu de longueur surtout dans l'enquête de Paul. Mais c'est tout de même un excellent bouquin que je conseille fortement.



Amélie Nothomb, Antéchrista, Albin Michel, 160 pages, 3.5/5

Blanche est une jeune fille studieuse et douée ce qui fait que malgré son jeune âge elle est déjà à l'université. Elle y rencontre Christa, une jeune fille de son âge. Blanche croit pouvoir devenir amie avec elle. Elle découvre en Christa un être tout autre de ce qu'elle s'attendait, à un point tel qu'elle voit en Christa, l'antéchrist...

C'est un bon livre, mais si le nom de Nothomb n'était pas sur la couverture je n'aurait cru qu'il sortait de sa plume. Amélie Nothomb nous a habituée à mieux, à plus... ses romans sont plus "flyés" habituellement...

Aussi la fin est frustrante.... on nous raconte quelque chose pendant 160 pages et on ne nous explique pas le pourquoi ni le comment.... je reste sur ma soif...



Nancy Huston, Une adoration, Actes-sud, 401 pages, 3.5/5

L'auteure nous donne, dans son dernier roman, le rôle de juge dans le procès relatant ce qui est arrivé à Cosmo. Celui-ci est comédien et Elke, la porte-parole de la romancière, en est follement amoureuse depuis plusieurs années. Il est adoré de tous sauf de Frank, le fils de Elke. Quelqu'un a tué Cosmo, mais qui? Et pourquoi?

C'est un roman étrange mais dont l'originalité est séduisante. Je ne pourrais dire vraiment si j'ai aimé ou non, mais une chose est certaine, c'est que les personnages sont très bien campés et sont très attachants. Nancy Huston est une grande auteure, mais disons que ce dernier roman m'a un peu déçue.



Émile Zola, La curée (tome 2 des Rougon-Macquart), 5/5

Nous retrouvons dans ce deuxième tome, Aristide, l'un des fils de Félicité et Pierre Rougon. Aristide tire de ses gènes le désir absolu et incontrôlable de l'argent. Pour lui, peu importe le moyen à prendre, en autant qu'il y ait de l'argent à en retirer.

Aristide est marié à Renée, qui elle aussi, aime l'argent, mais préfère avant tout le luxe et l'amour. Elle sera de nombreuses fois flouée par son époux et ne sera pas toujours chanceuse dans ses amours.

Zola est un délice à lire, les description sont par moments longues, mais elles sont légères et d'une grande beauté. L'auteur a le don de nous décrire une soirée amoureuse sans sombrer dans l'érotisme. C'est vraiment un délice pour le coeur et les yeux. Quoique l'argent soit souvent le principal sujet traité, les magouilles sont telles que nous ne pouvons nous ennuyer avec ces personnages très hauts en couleurs!



Jostein Gaarder. La belle aux oranges, Seuil, 218 pages, 3.5/5

Georg est orphelin de père depuis qu'il a trois ans et demi. Onze ans plus tard, une longue lettre, que son père lui a écrit avant de mourir, est retrouvée. Il apprend donc à connaître son père par le biais de cette lettre.

Ce court roman est en quelque sorte une ode à l'amour et à la vie. C'est aussi un éveil à toutes les subtilités de la nature. On nous offre une redécouverte de tout ce qui nous entoure.

C'est un livre mignon, mais qui je crois, s'adresse davantage à un public adolescent. C'est un peu décevant comme lecture à côté de ce à quoi nous avait habitué Jostein Gaarder.



Alessandro Baricco, Sans sang, Albin Michel, 112 pages, 3.5/5

Nina était dans la cave quand son père s'est fait assassiné par quatre hommes qui lui en voulait depuis la guerre. Le tout fut un véritable bain de sang et s'est terminé par l'incendie de la maison.

Tous croyaient que Nina avait péri dans les flammes... et si ce n'était pas le cas? et si Nina voulait se venger, mais cette fois sans que le sang coule?

C'est ce que nous raconte, dans ce trop petit livre, Alessandro Baricco. L'histoire aurait pu être davantage élaborée, mais l'auteur s'est contenté de nous offrir seulement deux chapitres. Je suis déçue un peu, j'aurais préféré que l'histoire soit plus longue. Cependant, il va sans dire que Baricco est vraiment un auteur de talent et son écriture coule très bien et constitue une douce musique pour nos yeux.



J. Sheridan Le Fanu, Invitation au crime, Ed. Phébus, 160 pages, 3/5

L'action se déroule aux Hêtres gris, le domaine familial de Richard Marston. On y retrouve outre Richard, son épouse, sa fille et Mlle Barras la gouvernante française, qui entretient une belle amitié avec la maîtresse des lieux.

Un jour tout bascule lorsqu'un invité au domaine est retrouvé sans vie. Qui a tué Sir Wynston Berkeley? et pourquoi? Une chose est certaine, c'est que ce crime ouvre une porte sur le passé et sur plusieurs secrets de cette famille.

Ce n'est pas un livre que je conseillerait, c'est lent et faible mais tout de même bien écrit.



Sergio Kokis, Le pavillon des miroirs, Ed. XYZ, 367 pages, 4/5

Le pavillon des miroirs c'est tout ce qui constitue l'identité d'un être humain: ses souvenirs, ses espérances, ses désirs etc.

Le narrateur nous entraîne dans son enfance et adolescence au Brésil. Il nous raconte sa quête d'identité, mais aussi toutes les fuites qu'il a utilisées pour oublier la misère et cette étrange famille qui fut la sienne.

En parallèle, nous retrouvons notre personnage, alors que devenu adulte, il est peintre. Son art lui permet de se remémorer tout ce que fut sa vie.

C'est un grand roman, qui nous entraîne dans un monde autre, mais qui parfois nous égare par de trop longues digressions ou descriptions. J'ai beaucoup aimé, si ce n'est de quelques passages interminables. Ce roman ressemble à une fresque, tellement il y a de profondeur!



Anny Duperey, Allons voir plus loin, veux-tu?, Seuil, 431 pages, 4.5/5

L'auteur construit son roman d'une manière originale. Elle nous présente tout d'abord ses quatre personnages principaux. Elle leur accorde chacun un chapitre d'environ 60 pages.

Ensuite, dans le reste du livre, les personnages sont mis en scènes et on comprends à quels moments ils se sont croisés, et nous apprenons comment ils s'influence les uns les autres.

Christine, est la directrice d'une agence de voyage, et vit mal sa condition de femme dans la cinquantaine.

Paul, a toujours vécu dans sa famille paysanne, une famille au coeur dur, où l'amour n'a pas sa place. Pourtant, au fond de lui réside une douceur et une sensibilité de poète.

Solange est guichetière dans une gare. C'est l'enragée de la place, elle en veut au monde entier sans savoir pourquoi.

Luc, mal marié s'est laissé sombrer dans la déchéance, la misère à cause de cette femme qui l'a toujours rabaissée.

Ces quatre personnages sont à un tournant de leur vie, ils ont besoin de changement.

Anny Duperey, nous brosse très bien la vie et le caractère de ses personnages. C'est un excellent roman, surtout dans la dernière partie où elle reprends les histoires de ses personnages en les entrecroisant.

Une très bonne lecture!

Jean-Jacques Pelletier, Le bien des autres-1 (de la série les gestionnaires de l'apocalypse), Édition àlire, 807 pages, 5/5

Au Québec les problèmes ne font que commencer. Pendant qu'une nouvelle église fait sa place au sein de la population, de nouveaux partis politiques prennent de plus en plus de place. Les attentats reprennent, l'institut est de nouveau attaquée et détruite. La violence ethnique s'installe... bref c'est la panique sur la province de québec. L'auteur nous montrent ce que devient la vie quand tout est dirigé par un même groupe. L'Église, les médias et la politique, le pouvoir est en fait dans une seule main, la main du Consortium qui veut posséder le québec.

Quel plaisir de retrouver l'inspecteur Théberge et les clones qui l'aident dans les enquêtes qui sont plus complexes les unes que les autres. Pelletier nous présente aussi Pascale, une journaliste à Télé-nat. Cette jeune femme pourtant sympathique semble être au centre de tout ce qui se passe, la mort semble s'acharner sur ceux qui l'entourent.

J'ai adoré tout simplement. Cet auteur est vraiment très documenté, il touche à pleins de sujets variés et ses livres sont très intelligents. Il nous présente un univers de manipulation qui n'est pourtant pas si loin de la réalité. J'ai déjà hâte à janvier pour lire Le bien des autres-2.



Pauline Gill, Et pourtant elle chantait, 185 pages, 4.5/5

La narratrice de ce roman a 5 ans. C'est une petite fille isolée, qui ne parle pas. Pourtant elle chante, mais elle ne parle pas. Elle a une relation particulière avec son cousin, le seul être qui la comprenne vraiment. Elle nous raconte donc la vie de sa famille avec son coeur d'enfant, elle nous révèle ses peines, ses désirs... mais qu'est-ce qui l'empêche de parler?

C'est très bien écrit, mais le vocabulaire utilisé ne peut sortir de la tête d'un enfant. Personnellement, je crois que lorsqu'on choisi un narrateur enfant, il faut utiliser un vocabulaire d'enfant.

Enfin c'est le seul côté que j'ai moins aimé. Pour le reste les personnages sont attachants et l'écriture de l'auteure glisse comme l'eau d'une rivière.



Nicole de Buron, Docteur, puis-je vous voir... avant 6 mois?, Plon, 225 pages, 4/5

Fidèle à son habitude, Nicole de Buron nous donne le rôle principal de son roman. J'aime beaucoup cette manière qu'elle a d'écrire au "vous" pour ne faire croire qu'elle parle de nous.

Elle nous met donc en scène à un moment de notre vie où nous nous sentons "vieille" et par malheur, une vilaine chute nous entraîne dans le tourbillon du monde médical français. Quoique québécoise, j'ai trouvé que notre monde médicale différait peu de celui de France.

De Buron est vraiment rafraîchissante et caricature très bien encore les relations hommes-femmes, parents-enfants et surtout dans ce roman les relations patients-travailleurs du domaine médical, en passant par la secrétaire jusqu'à l'anesthésiste.

J'ai eu beaucoup de plaisir encore une fois à entrer dans le monde de cette auteure.



Eran Kroban, Petite Plume, Robert Laffont, 229 pages, 5/5

Quatre familles de colons écossais se trouvent pris dans une vallée avec quatre indiens. Impossible pour eux de s'en sortir. Pendant deux siècles, ils vivront ensemble et créeront une toute nouvelle civilisation.

À la suite de ces deux siècles de vie commune, une bombe lâchée par des militaire détruit la petite vallée. Le seul survivant est Petite Plume. Celui-ci découvre l'Amérique et les nombreux progrès de la civilisation. à cause de sa différence, et surtout parce qu'il connaît à dix ans la Bible et La République de Platon, les gens le prennent pour le nouveau Messie. L'auteur nous montre bien comment la crédulité des gens peut leur faire voir du divin dans des gestes ou des paroles qui ne sont ni plus ni moins que ceux d'un enfant.

Petite Plume est un pur délice de lecture. Nous voudrions tous rencontrer un enfant comme lui. Mais peut-être que si nous nous arrêtions vraiment, nous comprendrions que tous les enfants sont des Petite Plume, des êtres qui peuvent nous apprendre beaucoup sur la vie, l'amour et notre coeur.

Le livre parfait en ce mois de décembre!



Marie-Sissi Labrèche, Borderline, Boréal, 159 pages, 4/5

L'auteure nous présente, dans son premier roman, Sissi une jeune femme qui a une personnalité "Borderline", c'est-à-dire une personnalité qui a de la difficulté avec les limites. L'histoire nous est présentée un peu comme un kaléidoscope, une série de tableaux disparates qui nous raconte l'enfance de Sissi et le début de son âge adulte.

C'est un roman cru, qui nous présente les choses telles qu'elles sont, sans fioritures. C'est court, mais en même temps, ce livre est tel qu'il devrait être. L'avoir écrit plus long aurait pu lasser le lecteur. J'ai bien aimé!



Émile Zola, Le ventre de paris (Rougon-Macquart tome 3), 3.5/5

Le ventre de Paris, c'est le centre, les halles, ce grand marché où grouille de multiples personnages tous plus haut en couleurs les uns que les autres. Le ventre de Paris c'est aussi, le ventre de l'humanité, là où pousse le mal, c'est là d'où vient le mal de la goinfrerie, le désir de posséder autrui, le goût de la vengeance, et surtout la haine.

Zola nous raconte dans ce troisième tome l'histoire de Florent, ce grand maigre qui, évadé du bagne, revient chez son frère, le charcutier des Halles. Comme on ne veut être salit par le passé douteux de Florent, on lui invente un passé. Mais, la haine et le désir de vengeance de Florent est plus fort que tout, il veut se venger de l'empire. Aussi la curiosité des autres marchands et les multiples commérage font tout basculer.

Le tout est peint par Zola dans une multitudes de descriptions de nourriture et d'odeurs. C'est vraiment très détaillé, à tel point que nous avons la nausée, un peu comme si nous étions au sein de la chaleur écrasante et odorante des Halles.

Ce n'est pas mon préféré de Zola, j'ai même dû résister à maintes reprise pour ne pas m'évader des ces trop nombreuses descriptions. Mais quelqu'un qui aime les aliments, les histoires de marché, adorera. Je crois malgré tout que Le ventre de Paris vaut le détour.



Nicci French, Jeux de dupes, Édition France Loisirs, 354 pages, 2.5/5

Sam Laschen est psychiatre et entre sa fille, son amant, la nouvelle aile pour les traumatismes et un livre à écrire, elle décide d'accueillir chez elle Finn. cette dernière est une adolescente qui a assisté au décès tragique de ses parents. Sam découvrira assez rapidement que les apparences ne sont pas toujours la réalité, et elle découvre une machination dont elle est l'une des victime.

C'est une histoire assez tordue que nous offre ces deux auteurs (Nicci Gerrard et Sean French d'où le pseudonyme Nicci French). Cependant, j'avoue avoir été déçu par la lenteur du roman et par la tournure des événements. Surtout la finale m'a laissée sur ma faim... à moins que je n'aie pas compris les derniers moments?

Enfin, j'ai lu ce livre un peu comme nous lisons un livre imposé par4 un professeur, un livre qui ne nous dit rien... j'espérais tout au long que je serais satisfaite... mais ce fut peine perdue.



Fédéric Beigbeder, Dernier inventaire avant liquidation, Grasset, 222 pages, 4/5

En 1999, la FNAC a fait un grand sondage afin de trouver les 50 livres du siècle. Une liste de livres qui parfois peut surprendre... et c'est pour cette raison que Beigbeder a choisi de lire ces livres afin de se faire sa propre idée de tous ces titres. Il a lu les livres et nous offre ses commentaires sur les 50 titres.

C'est souvent drôle, d'autres fois émouvant, mais l'auteur se donne aussi le droit de critiquer vivement les livres et ceux qui ont voter pour ceux-ci. En effet il paraît étrange qu'un livre aussi ambitieux que L'être et le néant de J-P Sartre soit au 13e rang d'un top 50 littérature. Je suis aussi surprise par ce choix du public.

Ce qui m'agace c'est parfois la mauvaise foi de Beigbeder face à certaines théories, et le fait qu'il tente une explication de ces théorie, sans lui-même la comprendre vraiment.

Mis à part ce petit bémol, ce livre est génial pour découvrir ou redécouvrir les livres qui ont marqué le XXe siècle! Mission accompli monsieur Beigbeder! Vous m'avez donné le désir de lire certaines des oeuvres de ce top 50!



Frédéric Beigbeder, Mémoires d'un jeune homme dérangé, Éd. La petite vermillon, 147 pages, 3.5/5

Marc Marronnier est un jeune homme qui aime la vie, et surtout la fête. Il nous raconte donc ses multiples fêtes et ses premières aventures amoureuses.

Il s'agit là du tout premier roman de Beigbeder, c'est un peu court et ressemble un peu à du déjà lu, mais nous reconnaissons en germe le talent futur de cet auteur. Il est sarcastique, un peu "fendant", mais c'est ce que nous aimons bien de cet auteur!

Le roman nous offre, à la fin, une belle réflexion sur l'amour au quotidien. Heureusement qu'il y a ce bout là qui est profond parce qu'au travers des folles aventures éthyliques du personnages, je n'aurais pas vraiment aimé.



Sergio Kokis, Les amants de l'Alfama, 1/5

Mathilda a rompu avec Joaquim, il est dévasté et erre comme une âme en peine au sein de Lisbonne. Le soir du 1er novembre, fête des mort, il se retrouve dans un bar où les gens se souviennent de ceux qui les ont quitté.

C'est un roman très lourd et complètement indigeste à mon sens. Je l'ai mis de côté au bout de 130 pages.... l'ai repris un jour plus tard et l'ai remis sur la tablette au bout de 150 pages. Pourtant il ne me restait que 60 pages à lire, mais je n'en pouvais plus.

C'est dommage parce que j'adore cet auteur habituellement, mais là ouff...

Je lui ai accordé un point pour la réflexion de l'archiviste sur sa collection de Parapluie. celui-ci nous raconte comment l'amour peut rendre toute chose unique à nos yeux. Une belle réflexion sur l'amour!



Jonathan Coe, Une touche d'amour, Éditions du Rocher, 245 pages, 4/5

Robin, un étudiant au doctorat en littérature, traîne sa thèse depuis quatre ans. En fait, il a peu travailler. Il se coule dans la solitude et une dépression profonde s'empare de lui. Un jour il est accusé d'attentat à la pudeur sur un enfant.

S'ensuit la découverte, pour tous ceux qui l'entoure, d'une communication absente. C'est aussi le cas pour les relations entre tous les personnages du livre. On se rend vite compte que les gens se côtoient sans vraiment communiquer, au point qu'ils ne se connaissent pas vraiment les uns les autres.

C'est un très bon livre, criant de vérité et touchant.



Eoin Colfer, Artémis Fowl, Gallimard jeunesse, 328 pages, 5/5

Arémis Fowl a douze ans, une intelligence hors du commun qu'il met au profit du vol. Dans cette aventure, il enlève une fée afin de mettre la main sur de l'or de fée. Il est aidé de Butler, son fidèle serviteur, un colosse qui n'a peur de rien et qui a une confiance aveugle en son maître.

Le capitaine Root fera tout pour retrouver la fée policière qui a été kidnappé par l'humain.

Le récit est écrit de façon telle que nous avons l'impression de nous faire raconter de vive voix cette aventure dans le monde des fées et des elfes.

J'ai beaucoup apprécié ce récit fantastique qui nous présente un anti-héros et qui nous plonge dans un monde qui nous est encore inconnu! Il y a deux autres livres qui nous racontent les aventures d'Artémis alors c'est avec plaisir que je les lirai!

 


dytal@ccapcable.com