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Mes
critiques 2002-2003 |
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La
conjuration des bâtards, Francine Noël, 5/5 (3e de la
trilogie Maryse)
Un pur délice! L'auteure nous entraîne
cette fois-ci au Mexique où Maryse, son conjoint et ses
deux enfants habitent depuis quelques années, et où le
sommet de la fraternité a lieu. Nous sommes donc, en présence
d'intellectuel et je dirais que ce troisième tome est un
peu plus historique et intellectuel que les deux autres.
Toutefois, le tout est entouré des écarts dans
l'imaginaire, dans le bar du diable où nous rencontrons
Dieu lui-même!
C'est une très belle réflexion que Francine Noël nous
offre dans ce roman, une réflexion sur les gens qui ne
connaissent pas leur origine parce qu'adoptés, les exilés,
les métisses, tous ces êtres qui ne savent pas entièrement
qui ils sont et d'où est-ce qu'ils viennent...
J'ai vraiment adoré et je crois que le troisième tome
est vraiment le meilleur des trois... moi qui avait peur
que l'auteur s'essouffle dans ce livre... ce n'est pas le
cas!
Histoire de Ruth, Morton Schatzman,
4/5 (vécu)
C’est un livre un peu différent
de ce que j’ai lu jusqu’à maintenant parce que
c’est le rapport d’un psychiatre sur le cas d’une
patiente. Celle-ci le rencontre pour la première fois
alors qu’elle a 25 ans et qu’elle fait d’étranges
cauchemars mais aussi qu’elle voit une apparition de son
père.
Mais plus le psychiatre la questionne et travaille avec
elle et plus il est confus face à Ruth, elle semble avoir
un cerveau hors de l’ordinaire…
C’est par moment, surtout à la fin, un peu trop
technique mais le reste de l’histoire est très intéressante.
Ruth a permis à son thérapeute de publier son histoire
pour pouvoir aider d’autres gens.
J’ai bien aimé ce livre et a développé encore plus ma
fascination pour le cerveau humain et ses capacité pour
nous aider à faire le ménage de notre vie, de notre cœur!
Livre du rire et de l'oubli de Milan
Kundera, 4/5
C'est un recueil de nouvelles, que
Kundera qualifie pourtant de roman. Il est vrai que dans
la sixième nouvelle on retrouve une partie des
personnages décrits dans les récits antérieurs.
Il frôle l'érotisme à plusieurs reprises pour ensuite
arriver à l'apogée orgiaque. Bon ce n'est pas nécessairement
ce que je m'attendais de Kundera mais c'est tout de même
bon. D'autant plus qu'il y a une belle réflexion sur le
rire, réflexion qui nous mène au sein du rhinocéros de
Ionesco.
Tout au long de ce livre, nous sentons la grande influence
qu'a eu Diderot sur l'auteur. Justement Kundera a reprit
Jacques et son maître de Diderot pour en faire une pièce
de théâtre. Et tout au long du livre du rire et de
l'oubli nous ressentons cette influence de Diderot.
Bref c'est un bon livre, peut-être un peu mêlant à
certaines périodes mais sommes toute un livre à lire
pour ceux qui aiment Kundera et qui veulent oublier pour
un temps la vie qui les entoure.
Nous avons tous découvert l'Amérique,
Francine Noël, 3/5
C'est l'histoire de Fatima et Louis,
voisins et amants qui nous est révélée par leurs
journaux intimes respectifs. Le tout est, comme c'est
l'habitude de cette auteur entouré d'un contexte
historique, celui de l'année 1988. On y traite aussi de
l'amitié, la mort, l'adultère, l'amour.
J'ai beaucoup moins aimé ce livre que la précédente
trilogie (Maryse). Personnellement je ne me suis pas
attachée à aucun personnage... j'ai tout lu sans pour
autant prendre un réel plaisir. J'avoue que je suis déçue
par ce livre-ci...
Rouge mère et fils, Suzanne Jacob,
2.5/5
C'est pour moi une seconde déception
pour 2002... Soit je n’ai rien compris ou soit le livre
est vraiment complexe... m'enfin je suis très déçue car
habituellement je suis une fan de cette auteure.
C'est l'histoire de Luc et Delphine, la mère et le fils
et une panoplie d'hommes gravitent autour d'eux. Il y a l'étranger,
Lenny, le presque frère de Luc, Félix et Lorne. Bref,
tout ces hommes ont une place dans la vie de Delphine mais
Luc cherche la sienne...
Je n'ai pas vraiment apprécié cette lecture...
dommage...
Lettre à un Otage, Antoine de
Saint-Éxupéry, 5/5
Quel beau texte, quelle belle réflexion
sur les droits de l’hommes, le respect de l’humaine
condition et ce peu importe notre nationalité, religion
etc. C’est vraiment une très belle lecture qui nous
permet de nous remettre les pieds sur terre!
Le tout se passe en décembre 1940, époque où le
continent Européen pèse sur le Portugal et où plusieurs
gens doivent être déportés et oublier leur vie, leurs
souvenirs et développer une nouvelle identité. C’est
un court texte (Une trentaine de page) mais oh combien
intense.
La nausée, Jean-Paul Sartre, 5/5
Nous retrouvons dans ce livre
Roquentin un écrivain qui habite à Bouville
temporairement dans le but d'écrire une biographie sur
Robellon, un homme ayant vécu à Bouville au 18e siècle.
Toutefois, le projet de Roquentin s'en trouve remis en
question alors que tout l'univers "habituel" de
Roquentin s'écroule. Il découvre l'existence, le touché
et se met à réfléchir sur des choses, des actes qu'il
fait depuis toujours, mais qu'il voit à ce moment différemment.
C'est une très beau texte, très bien rédigé, intense
et profond. Une superbe réflexion sur notre existence même.
Ce que j'aime chez Sartre c'est qu'il reprends des point
de sa philosophie dans un roman. C'est à dire que ce
roman nous explique ce qu'il dit notamment dans l'être et
le néant.
Bref, Sartre est ma nouvelle passion!
Roman de Sophie Trébuchet, Geneviève
Dormann, 4/5
C'est une biographie romancée qui
raconte l'histoire de Sophie Trébuchet, la maman de
Victor Hugo. Cette jeune femme a vécu la période
difficile de la Révolution française et l'époque Napoléonienne,
époque qui n'est pas rose...
Au départ, je m'attendais à une biographie qui nous
parlerait davantage de Victor Hugo, mais ce n'est pas le
cas. Nous apprenons que Hugo est un jeune garçon qui
avait une grande attirance vers l'écriture et la lecture
dès son enfance mais sans plus... je vais devoir me
tourner vers les biographie d'Hugo pour en savoir plus!
Mais j'ai tout de même aimé ce bouquin qui sans être
trop romancé n'est pas non plus trop sérieux. Il y a
beaucoup de clin d'oeil intertextuels, et de clin d'oeil
historique. C'est une lecture agréable pour ceux qui
veulent en savoir plus sur cette femme qui, décédée à
49 ans, a mis au monde Victor Hugo et qui malheureusement
a été racontée de manière mensongère autant par les
commentateurs que Hugo lui-même.
Les mots, Jean-Paul Sartre, 5/5
Quel délice!Il s'agit de la seule
autobiographie de Sartre, mais elle raconte surtout ses
années d'enfance de 6 à 11 ans environ. Il nous y
explique comment est venu pour lui l'amour de la lecture
mais surtout cette nécessité d'écrire qui l'a animé
tout le reste de sa vie. C'est écrit doucement et naïvement
parfois.
Certains commentateurs ont dit que c'était le plus beau
livre de Sartre et je crois que jusqu'à maintenant je me
range de ce côté!
Huis Clos, J-P Sartre, (théâtre)
4/5
On y retrouve le garçon de chambre,
un homme et deux femmes. Ils ne se connaissent point et
apprendrons à se connaître tout au long de cette,
malheureusement trop courte, pièce.
C'est dans cette pièce que Sartre nous fait comprendre la
célèbre phrase: l'enfer c'est les autres!
Le Pacte, Jodi Picoult, 5/5
Un couple d'adolescent qui ont été
élevé pratiquement ensemble, amoureux depuis quelques
années...
On retrouve la jeune fille morte et le garçon blessé à
ses côté... il dit: C'est un pacte de suicide...
toutefois lui étant toujours vivant... les policier enquête
et un procès commence...
Tout au long du roman on assiste à l'enquête et au procès
mais on retourne en arrière pour voir leur jeunesse et
jusqu'aux tragiques événements...
C'est très très bien écrit, facile à plonger dans
l'intrigue.... mais bien difficile de laisser de côté le
bouquin!
Je vous le suggère chaleureusement... quant à moi je
vais aller voir ses autres livres... elle en a 4 autres!
Février-Mars-Avril
Un ange cornu avec des
ailes de tôle, Michel Tremblay 5/5
Ce livre n'est pas un roman, mais un
peu comme une autobiographie du lecteur que fut Michel
Tremblay. Il nous y raconte ce qui l'a mené sur les
chemin de la lecture, son premier livre, ses petites
manies de lecteur, ses premières caresses solitaires en
face d'un livre et bien d'autre chose.
Tout cela est raconté dans la langue bien de chez nous
(Québec) et d'une manière naïve et sans-gêne.
J'ai adoré ce livre surtout que je suis une fan de
Tremblay, j'ai adoré le connaître encore plus par cette
autobiographie.
Vita brevis (lettre de Floria
Aemilia à Aurèle Augustin), Jostein Gaarder, 5/5
Jostein Gaarder, philosophe de renom
est tombé un jour sur un manuscrit de la main de Floria
Aemilia, la concubine de saint Augustin. C'est cette
lettre que nous traduit, avec ses commentaires, Gaarder.
Floria, après avoir reçues et lues "les
confessions" de saint Augustin lui écrit une lettre
pour lui dire ce qu'elle ressent à la suite de cette
lecture mais aussi de tout ce qu'elle a vécu depuis leur
séparation.
Elle écrit: "Mais ma rivale n'était pas une autre
femme et je ne pouvais pas la voir, elle était un concept
philosophique... Elle était la rivale de toutes les
femmes, l'ange de mort de l'amour."
J'ai bien aimé lire cela d'autant plus que je connaissait
un peu la philosophie d'Augustin qui croit en une cité de
Dieu vers laquelle nos regards doivent être entièrement
tournés. Toutes nos actions sur terre doivent être faite
dans le but d'atteindre le paradis. Saint Augustin pour
mieux se parer au monde de Dieu avait refuser de se
laisser atteindre par les plaisirs sensoriels quels qu'ils
soient.
Ceci m'a permis d'en savoir davantage sur lui et ce livre
m'a convaincu de lire au plus vite les confessions de
saint Augustin, confessions qui ont tant inspiré Floria.
L'âge dur (nouvelles), Gabrielle
Gourdeau, 4/5
L'âge dur, pour l'auteure c'est l'âge
de la ménopause jusqu'à la mort. Elle nous présente par
quatorze nouvelles sa vision de notre société en rapport
avec les aînés surtout. Elle nous les montre malheureux,
isolés, souvent mal aimés aussi... Elle nous décrit la
dureté des coeurs face à nos "vieux québécois".
Il y a même une nouvelle où elle nous parle un peu de la
faculté des lettres où j'ai étudié.
Le tout est très cynique mais tellement empreint de vérité...
Il faut avoir un humour certain pour accueillir un tel
texte parce qu'elle est vraiment très cynique.
Cette auteure avait aussi écrit une suite à la très célèbre
Maria Chapdelaine. Elle en avait fait une vieille femme
assistée sociale et alcoolique ce qui n'avait pas plu nécessairement
à tous les littérateurs qui ont adulé ce personnage
important de notre culture québécoise.
Douze coups de théâtre, Michel
Tremblay, 4/5
Douze coup de théâtre, douze pièces,
douze moment d'intimité nous sont racontés dans ce livre
autobiographique. Tremblay nous livres ses souvenirs
entourant douze pièces de théâtre qu'il a vues, voulues
voir, écrites et jouées.
Défile sous nos yeux les événement qui ont marqués théâtralement
l'univers Tremblayien et comment ce grand dramaturge québécois
est né.
J'ai bien aimé cette lecture mais un peu moins
qu'"Un ange cornu avec des ailes de tôles"
Peut-être est-ce parce que je préfère les romans au théâtre,
je ne le sais pas. Mais j,ai bien appréciée mon
intrusions dans le monde de cet auteur que j'adore. Il
faut dire aussi que les personnages des Chroniques du
plateau sont très très inspirés des parents, famille et
amis de l'auteur alors nous reconnaissons, la grosse femme
et bien d'autres encore!
Mr Murder, Dean Koontz, édition
Plon, 392 pages, 5/5
Martin Stillwater est un auteur à
succès qui a une vie comblée par son épouse Paige et
ses deux filles Émiliy et Charlotte. Tous quatre mènent
une vie confortable et heureuse jusqu'à ce que "Alfie"
entre dans leur vie. Alfie est le sosie de Martin et il
l'accuse de lui avoir volé sa vie et sa famille.
Bien entendu, l'écrivain réputé pour son imagination
fertile pour les romans policiers, la police de son
quartier ne croit pas un traitre mot de cette histoire de
sosie. Donc, Martin et Paige se retrouvent seuls face à
cet homme qui leur en veut!
Pour moi c'était un premier contact avec cet auteur
qu'est Koontz et je ne suis pas du tout déçue. J'ai tout
simplement entré dans le livre, un peu comme si je me
retrouvais entre les pages et avec les personnages. J'aime
son style, et cette manière de nous tenir en haleine
jusqu'à la toute dernière page. C'est certain que je
vais me replonger dans l'un de ses livres très bientôt.
La forêt muette de Pierre Pelot éditions
verticales, 189 pages, 4/5
Deux bûcherons, une forêt étrange
et une femme: la dame de la mort... Charlie et Diên sont
les deux seuls bûcherons qui acceptent d'aller dans cette
partie de la forêt qui est appelée "le cul de la
mort". Des choses atroces semblent s'y être passées
durant la seconde guerre mondiale et depuis, ceux qui y
entrent meurt ou en ressortent traumatisés. De plus un
silence total règne sur ce coin de nature et aucun animal
ni insecte n'y vit.
Un jour une femme apparaît dans le cul de la mort et
c'est le début d'une étrange aventure remplie
d'angoisse.
C'est un très bon suspense et je vous lance le défi de
deviner la fin... c'est seulement à la dernière page que
vous saurez!
Le Maître de jeu, Sergio Kokis, édition
XYZ, 259 pages, 4.5/5
Quel livre!
Yvan est docteur en théologie mais ayant perdu la foi, il
refuse un poste de professeur pour écrire un livre sur
Tiago, un réfugié qui a été atrocement torturé dans
son pays.
Un jour Dieu, se présente à lui et lui propose de jouer
avec lui au jeu dont il est le créateur. C'est autour
d'une bouteille de scotch, un pot de cornichon et du thé
chaud que Dieu va discuter avec Yvan, lui faire des révélations.
Ils vont parler de littérature, du bien et du mal et de
plein d'autres sujets philosophiques et théologiques.
Dieu explique à Yvan comment les écrivain font vivre les
personnages à la manière dont dieu nous fait vivre.
C'est un des moment que j'ai particulièrement préféré
de ce bouquin de Kokis.
Mes connaissances en philosophie ont été utiles à
certains moment pour apprécier à sa juste mesure le
texte et l'humour ironique de son auteur. Toutefois je
sentais un manque au niveau théologique.... j'avais
souvent l'impression de perdre des bout, de rester sur ma
soif de savoir.
J'ai beaucoup aimé cette lecture mais la fin me laisse un
drôle de sentiment... une incompréhension peut-être...
peut-être un deuil aussi... je me sent comme au retour
d'un rêve, d'une nuit fiévreuse.... j'ai une vague
impression de délire qui m'envahie... étrange...
Le dieu de Kokis m'a laissé plein de questionnement...
d'angoisses existentielles... ah les philosophes
direz-vous! Toujours angoissés par des questionnements métaphysiques!
Et vous avez raison, ce livre me retranche dans mes
conviction et exige de moi une nouvelle réflexion. Je
peux dire que Kokis a atteint son but! Amener son lecteur
à s'interroger encore et encore!
Merci à vous Sergio Kokis!
Le mystère de la patience, Jostein
Gaarder, Édition Seuil, 3.5/5
Hans-Thomas, un jeune adolescent,
part de Norvège avec son père philosophe pour retrouver
sa mère qui est partie depuis déjà 8 ans. Elle avait
quitté mari et fils dans l'espoir de se trouver elle-même.
Ils ont retrouvé sa trace en Grèce où elle est
mannequin. Le voyage est agrémenté de la lecture d'un
livre miniature qu'un étrange boulanger a remis à
l'enfant durant le voyage. Le livre Miniature mets en scène
des personnages tirés d'un jeu de carte et plusieurs générations
de boulangers.
C'est un peu comme "Le monde de Sophie", la
philo expliquée à un jeune ado toutefois ici nous
retrouvons des thèmes tels que "d'où
venons-nous" "qui sommes-nous" "la vie
et son sens" et "l'amour". Le lecteur y découvrira
la joie et l'importance de l'étonnement et la certitude
que la vie est merveilleuse.
Cependant, et là est la raison de la faible note que j'ai
mis à ce livre, j'ai dû patienter jusqu'à la moitié du
livre avant de comprendre là où voulait m'entraîner
l'auteur. Mais ma patience a été récompensée par la
seconde moitié du livre. Aussi, j'ai trouvé que le livre
miniature mettait trop l'accent sur les nombreuses générations
ce qui rendait confondant les multiples personnages...
Mais dans l'ensemble c'est tout de même un bon livre!
Prodige, Nancy Huston, Actes sud/Léméac,
171 pages, 4/5
c'est un court roman en polyphonie
c'est à dire à plusieurs voix, chaque personnages
raconte l'histoire selon la manière qu'il la voit.
Lara, pianiste est mariée avec Robert lorsqu'elle donne
naissance à Maya prématurément. C'est toutefois avec
beaucoup d'amour, de caresse et de chansons que l'enfant
survit à son petit poids et devient une talentueuse
pianiste de 10 ans. Au moment où la majorité de
l'histoire nous est racontée Maya a dix ans et son père
ne vient à la maison que le week-end.
C'est une belle histoire d'amour entre une mère et sa
fille, un amour fusionnel par contre où la mère veut se
projeter dans son enfant et qu'elle devient la prodigieuse
pianiste qu'elle n'a su être.
C'est assez psychologique comme roman et un peu trop court
et saccader par la polyphonie à mon goût personnel.
C'est toutefois un bon petit roman à déguster lorsque le
temps est trop rare pour nous permettre de longs romans.
Mémoire truquée, Dean Koontz, édition
Robert Laffont, 556 pages, 4.5/5
Le docteur Ahriman, un surdoué et réputé
psychiatre sème la terreur dans la tête de ses
patientes. En effet, le trop brillant médecin a découvert
qu'il pouvait programmer et créer des phobies chez ces
femmes qui lui serviront de marionnettes pour assouvir ses
instincts meurtriers et sexuels.
Je ne veux pas en dire trop, c'est un roman d'une intensité
rare et qui nous tient en haleine jusqu'à ses toutes
dernières pages. J'ai vraiment adoré ce roman très bien
construit et surtout très bien documenté. Les
personnages sont attachants et bien campés dans le texte.
Cependant, il faut un peu de patience au départ car
l'auteur nous présente un à un les personnages et leurs
phobies. Mais attendez que le "bon" docteur
entre en scène et vous ne serez pas déçu!
Maya de Jostein Gaarder 510 pages.
4/5
Très difficile de résumer un tel
roman. C'est l'histoire de Frank qui écrit une longue
lettre à Véra son ex-épouse où il lui raconte un
voyage à Taveuna, ville qui est sur le 180e méridien
donc sur la ligne du changement de date. La lettre sera en
fait le contenu du roman de Gaarder. Frank voudrait que Véra
lui revienne mais la mort de leur petite fille il y a
quelques années les a séparés. Et depuis la
communication est difficile entre eux.
Dans son voyage Frank rencontre entre autre un couple
d'espagnol qui auront une grande importance dans le déroulement
du voyage. Le tout est mis sous un fond philosophique qui
est plus anthropologique. C'est-à-dire, de quel animal
les hommes descendent, le bog bang est-il ou non un fait réel...
les hommes désirent-ils vivre éternellement ou non? Tout
des questionnements philosophiques qui nous touchent.
Je ne peux résumer plus. C'est que nous allons souvent de
surprises en surprises avec Gaarder. Mais je peux vous
dire que si vous avez aimé Le mystère de la patience ou
si vous êtes passionnés par les questions ci-haut
mentionnées, vous apprécierai ce livre.
Pour ma part, j'ai bien aimé sauf que personnellement,
c'est plus les questions éthiques qui me fascine, le bien
et le mal, la folie... c'est cela qui me branche réellement!
Mais en tant qu'étudiante en philo, il est bon pour moi
de me frotter à toutes les questions philosophiques! ;0)
Mai 2002
Le pouvoir du sang tome 1:
L'enfant de la nuit. de Nancy Kilpatrick, éditions àlire,
365 pages. 5/5
Carol, s'est fait larguée par son
époux qui a décidé de vivre avec un autre homme et en
plus voilà qu'il est séropositif. Carol passe le test,
il est deux fois négatif mais une possibilité demeure
toujours. Elle quitte donc Philadelphie pour se rendre à
Paris pour oublier ses malheurs.
C'est là qu'elle fait la rencontre de André, un vampire
qui veut son sang. Elle arrive à le convaincre d'être à
son service, son esclave pendant 2 semaines s'il lui
laisse son sang. Elle se retrouve donc dans son manoir
auprès de d'autres vampires. Elle arrive même à éprouver
certains sentiments d'amour pour André malgré son extrême
violence et instinct de domination.
Les deux semaines terminées elle est libérée mais peu
de temps plus tard elle reviendra d'elle-même au
manoir...
C'est un livre qui est obsédant, on ne peut le laisser en
plan. J'ai tellement embarqué que pendant deux nuits j'ai
rêvé à ce livre, je me retrouvais dans la peau de
Carol... oufff pas toujours facile! ;0)
J'ai adoré, tout simplement, ce livre est édité par la
bonne édition (àlire) ;0)
L'instant libre, Emmanuelle Turgeon,
VLB Éditeur, 106 pages, 3/5
Nathalie est une jeune héroïnomane
et cocaïnomane de 18 ans. Elle fait le trottoir pour se
payer ses paradis artificiels. On sent toutefois qu'elle
veut arrêter tout ce cirque, mais que c'est très
difficile.
Elle rencontre à l'urgence de l'hôpital son ange
gardien, un écrivain qui veut l'aider. Nathalie sera
partagée entre son copain-"pimp" et son ange,
la drogue ou la souffrance de la désintoxication...
Il s'agit d'un premier roman pour Emmanuelle Turgeon,
c'est dur, cru, à l'état brut. Sauf que cela vient
parfois étrange comme écriture... il me semble parfois
que nous avons de la difficulté à saisir tellement l'écriture
est saccadée. Mais il faut comprendre que lorsque c'est
Nathalie qui est la narratrice elle est souvent droguée
ou en manque... ce qui explique l'écriture.
C'est court, peut-être trop pour l'apprécier
pleinement...
Les beaux survivants, Emmanuelle
Turgeon, Lanctôt éditeur, 107 pages, 3.5/5
Roxanne, une ex-toxicomane, se sort
du monde de la drogue après la mort de son amie, qui a été
sauvagement assassinée. Elle écrit un livre avec la mère
de la défunte et la seule passion qui les anime toutes
deux est de retrouver cet assassin qui court toujours et
qui s'attaque aux toxicomane.
Elle rencontre aussi un homme qui l'aide à garder la tête
hors de l'eau, et qui sera le personnage de son prochain
livre.
C'est le deuxième roman d'Emmanuelle Turgeon et déjà on
sent plus d'habileté avec sa plume, son écriture est
plus imagée et vivante. De très beaux jeux de mots s'insèrent
dans le texte.
Malgré tout l'histoire, est à mon sens un peu figée, on
ne sait où elle veut en venir. Heureusement, dans les 15
dernières pages, une série de renversements de situation
agrémente l'histoire.
La mort tout près, (tome 2 du
pouvoir du sang) Édition àlire, 366 pages 5/5
Lorsque David, un vampire solitaire,
s'éveille en cette fin de journée, une jeune femme est
penchée sur lui et est prête à le tuer... Il l'empêche
et l'interroge. Il constate rapidement que Zéro est une
jeune toxicomane qu'on a payée pour attenter à ses
jours... mais pourquoi?
Commence ainsi une longue relation entre eux où ils
apprendrons à se faire confiance mutuellement et à
rechercher ceux qui en veulent à David. Nous retrouvons
à un certain moment du texte André, Carol, Gerlinde et
tous les autres auxquels nous nous sommes attachés lors
du premier tome de Kilpatrick.
C'est vraiment très bon. L'auteure sait nous tenir en
haleine, nous faire voir autrement les vampires et surtout
ce que j'apprécie c'est que nous ne lisons pas une série
de meurtre vampirique comme ce à quoi nous a habitué le
cinéma.
Vraiment j'apprécie énormément. Et j'ai hâte de lire
le troisième!
Le clan de l'ours des cavernes,
(Tome 1 des enfants de la terre), 4.5/5
Grandiose comme texte!!
Ayla est une fillette de 5 ans lorsqu'un tremblement de
terre l'éloigne de son peuple et la laisse seule dans la
nature sauvage existant 35 000 ans avant notre ère. Elle
est recueillie par Iza, une guérisseuse du clan de l'ours
des cavernes. Elle devra se battre pour être acceptée
malgré ses différences physiques et psychologique. Ayla
est pour le clan de l'ours, une fille des Autres et leur
semble dangereuse à cause de sa différence.
J’ai beaucoup aimé mon incursion dans le clan,
apprendre sur les mœurs et coutumes de cette époque est
vraiment intéressant. Souvent nous entendons dire que la
lecture nous permet de voyager, et je dois dire que c'est
vraiment ce que je sentais au fil du texte de Auel. J'ai vécu
avec les personnages d'agréables et de douloureux
moments. Auel étaient très documentée pour écrire ce
roman et les spécialistes se sont accordés pour dire
qu'elle n'a commis aucune erreur chronologique pour son étude
de cette ère lointaine!
Vraiment une lecture enrichissante qui nous apprends à
voir la vie autrement et à voyager à travers le temps.
Bilbo le Hobbit, J.R.R.Tolkien, Édition
livre de poche, 400 pages. 3.5/5
Bilbo est un petit être qui vit
paisiblement jusqu’au jour où un magicien et treize
nains font irruption chez lui et l’entraîne dans une
expédition périlleuse, à la recherche d’un trésor.
Commenter un tel livre n’est pas toujours facile.
Surtout à cause de la notoriété que celui-ci a déjà.
Mes sentiments face à ce bouquin sont partagés…
j’aime les description qui nous font réellement voir
les lieux du voyage et je reconnais le génie de
l’auteur pour avoir créé un nouveau monde et ces êtres
fantastiques. Cependant, je trouve facile le texte et sans
surprises. J’entends par là que les personnages
rencontrent des embûchent qui sont peut-être trop
rapidement surpassés. On en vient à nous dire…. Ah ils
vont s’en sortir avec la magie de Gandalf ou autre…
C’est sur ce point que ce livre m’a déçue…
Je vais tout de même plonger dans le seigneur des anneaux
dans l’espoir d’être plus satisfaite par cette
trilogie…
Juin 2002
Vaincre les ennemis du
sommeil, Charles M. Morin, éditions de l'homme 262 pages.
5/5
Très bien fait comme livre. Le psychologue nous explique
simplement et clairement ce qu'est le sommeil, les différentes
étapes, les différents troubles et ce pour tous les
groupes d'âges.
Il nous propose une méthode pour régler une fois pour
toutes les problèmes d'insomnie. C'est une méthode qui
exige de la volonté mais qui est très simple en même
temps. Pour ma part ce livre m'a beaucoup aidé pour mon
sommeil.
L'homme qui murmurait à l'oreille
des chevaux, Nicholas Evans, Éditions Albin Michel, 416
pages 4.5/5
Par une belle matinée d'hiver,
Grace décide de partir avec sa copine Judith dans une
ballade avec Pilgrim son fidèle cheval. Cependant, un
malheur arrive, elles ont un accident et Judith meurt.
Pilgrim est devenu fou et farouche et Grace a perdu l'une
de ses jambes.
Un seul homme acceptera de les aider pour que Pilgrim
redevienne le bon cheval qu'il était avant ce jour
fatidique. Tom, un chuchoteur réapprendra au cheval à être
un cheval, il redonnera l'envie de monter et de vivre à
la jeune fille.
Certains trouvent la fin de ce livre un peu triste... mais
quant à moi je la voie plutôt positive... elle nous
laisse sur une reconstruction de soi en ce qui concerne
les parents de Grace.
J'ai vraiment aimé ce livre, il est écrit simplement
mais les sentiments y sont très présents et l'auteur
nous peint par ses mots les scènes de telle sorte qu'il
nous est très facile de voir et ressentir ce que les
personnages vivent. La description de l'accident au début
est particulièrement claire et nette! J'avais vu le film
mais j’avais tellement peu aimé que je ne me souvenais
de presque rien de l'histoire. Mais je sais que j'ai
davantage aimé le livre que le film!
Une seule déception est du côté de la traduction de Valérie
Malfoy. Elle aurait peut-être dû se renseigner sur
certains points... par exemple elle parle "des"
Garth Brooks... c'est que Garth Brooks n'est pas un groupe
mais un seul individu... de plus il y a des traces
d'ancien français dans un texte traduit en 1996... elle
utilise le mot "roide" plutôt que
"raide"...
Mais c'est le seul coté négatif que j'ai eu... un bon
livre plein d'émotions, mais écrit de manière simple,
idéal pour les vacances!
La musique d'une vie de Andreï
Makine, éditions du seuil, 127 pages, 5/5
Quel délice! Un livre qui se lit d'une traite un peu
comme lorsqu'on écoute une bonne pièce de musique...
L'auteur nous entraîne dans une gare ou une foule est
confiné à cause d'une tempête de neige. C'est là que
notre narrateur rencontre Berg qui lui racontera son
histoire. Berg devait faire un concert de piano le 24 mai
1941. Toutefois la guerre aura fait basculé entièrement
la vie du jeune homme...
Une histoire courte, mais ô combien intense! J'ai adoré...
je me suis glisser dans le texte comme un se glisse dans
un bain chaud, doucement... je me suis laissée submerger
par les mot de l'auteur... à lire ou à relire!
99 Francs de Frédéric Beigbeder,
éditions Grasset, 281 pages, 4/5
Octave est un créatif dans une grosse boîte de pub. Il
écrit le livre 99F dans le but de dénoncer son milieu de
travail et dans l'espoir de se faire virer... il ne veut
pas démissionner, il veut être mis à la porte.
C'est donc dans un style sarcastique que l'auteur nous
introduit dans le milieu de la pub et nous décrit de
quelle manière les créatifs deviennent les maîtres du
monde. C'est vrai que la publicité a une très grande
influence sur notre vie et ce tous les jours. Et je crois
que ce livre peut nous aider à ouvrir l’œil. Je
qualifierais ce livre de Beigbeder d'anti-pub. C'est-à-dire
qu'il utilise ce qu'il dénonce. Mais reste que le livre
peut nous apporter un message. Entre autre il nous montre,
surtout à la fin, que peut importe notre vie, nous ne
sommes jamais satisfaits, nous voulons toujours autre
chose.
Beigbeder écrit: "le bonheur donne la gueule de
bois"
J'ai bien aimé la manière dont le livre est écrit et
surtout cette manière de diviser en parties le livre et
de les conjuguer selon le pronom titre. Je, tu, il, nous,
vous, ils sont les 6 parties du livre que l'auteur sépare
par de mini-pubs très rigolotes mais de plus en plus
morbides, osées et vulgaires.
Ma déception réside dans la vulgarité utilisée par
l'auteur surtout à la fin et le négativisme extrême qui
se répercute dans la dernière section. Je trouve qu'il
est un peu irréaliste et il ne semble ne plus avoir
confiance en notre humanité...
En règle générale, j'ai bien aimé.
La pure vérité de Jodi Picoult,
presse de la cité, 3.5/5
Kathie Fisher a dix-huit ans lorsqu’elle est accusée
d’avoir tué l’enfant illégitime qu’elle vient de
mettre au monde. Kathie étant amish, normalement ne
devrait pas accepter d’être défendue par un avocat
devant la justice américaine. Mais elle accepte que Ellie
la défende. Cette dernière vivra auprès des amish et
apprendra grâce à eux la spiritualité, l'humilité et
la paix. Pour elle ce sera le début d’un grand procès
mais aussi un ressourcement moral, loin de sa grande
ville.
Mais qu’est-il arrivé au bébé de Kathie? Les médecins
prouvent la grossesse et l’accouchement de Kathie, mais
celle-ci nie la grossesse, l’accouchement et
l’homicide.
C’est un bon livre en soi, facile à lire qui nous en
apprends un peu plus sur la manière de penser des amish,
ceux qui vivent comme au 18e siècle. Mais je
m’attendais à mieux de la part de Jodi Picoult.
J’avais tellement aimé son premier roman « Le pacte »
que ce deuxième titre m’a déçu un peu…. J’ai
trouvé des longueurs, des répétitions… bref j’ai un
léger goût amer à la suite de cette lecture.
Tout le monde est occupé, Christian
Bobin, Éditions Mercure de France, 126 pages 5/5
Christian Bobin, nous entraîne par sa poésie reconnue déjà
de plusieurs, dans l'univers d'Ariane, mère de Manège,
Tambour et Crevette. Dans son milieu, tout le monde est
occupé par sa propre petite folie, il y a Manège qui
dessine dessine et dessine, Ariane qui flotte dans le
ciel, nous rencontrons même la vierge Marie qui elle
aussi vole et quitte parfois son église.
On y retrouve une belle réflexion sur l'amour, sur notre
monde, l'individualité, l'altérité et sur les prénoms.
C'est un univers circulaire, un peu fou, mais tellement
merveilleux. Un voyage doux, duquel on ne voudrait
revenir... j'aime m'envoler sous la plume de Bobin. Évasion
garantie!
Cosmétique de l'ennemi, Amélie
Nothomb 138 pages, éditions Albin Michel, 5/5
Un roman qui se lit d'une traite, très court mais
totalement Nothombien!
Que feriez-vous si vous deviez patienter dans un aéroport
en raison d'un retard de votre vol et qu'un inconnu venait
vous raconter comment il a violer une femme et commis le
meurtre parfait? Voilà ce que Jérôme Angust vit dans ce
roman d'amélie Nothomb.
Que dire de plus sinon que c'est un très bon livre à la
hauteur de ce que Amélie Nothomb nous a offert depuis ses
débuts!
Le zubial, Alexandre Jardin,
Gallimard, 206 pages, 4.5/5
Alexandre Jardin nous présente dans ce livre son père
Pascal Jardin, un auteur reconnu en France. Il nous le dépeint
comme un homme qui porte en lui cette fureur de vivre,
fureur d’être lui, désir de vérité. Il nous le présente
dans toute sa folie et avec les mots du cœur.
Je ne sais pas si Alexandre en rajoute en parlant de son
fabulateur de père, mais peu importe,. Ce que
j’aimerait c’est que quelqu’un se souvienne de moi
de cette manière, comme étant une personne réellement
vivante!
Les racines du mal, de Maurice G,
Dantec, Gallimard (série noire), 635 pages 4/5
Andreas Schaltzmann, est un meurtrier schizophrène et est
arrêté suite à une série de meurtre. Une équipe de
psychologues et psychiatres spécialisés dans les tueurs
en série se penchent sur son cas. Darquandier l'un d'eux
est aussi un grand spécialiste informatique et possède
une neuro-matrice, c'est-à-dire un ordinateur pensant,
qui apprends et qui l'aide beaucoup dans son travail.
C'est grâce à cette machine qu'il découvre qu'il n'y a
pas qu'un meurtrier... cependant la police ne le croit pas
et il est congédier de ce cas.
Après quelques années à travailler pour la Nasa en
Australie, il revient en France pour continuer ses
recherches sur l'autre mystérieux tueur... les découvertes
qu'il fera seront toutes plus terribles les unes que les
autres.
C'est un très bon suspense, qui nous donnes parfois des
frissons dans le dos. J'ai bien aimé le fait que le livre
a été écrit en 1994, qu'il comment dans les années
93-94 mais se continue au-delà de l'an 2000.... je ne
sais pas si l'auteur croyait vraiment que l'an 2000
porterait avec lui des ordinateurs de si haut calibre...
mais j'espère de tout mon cœur que nous ne serons pas
aussi informatisés que le présente Dantec!
Seul point qui m'a déçu un peu... l'auteur aurait pu se
passer de nous montrer une petite idîle entre les deux
chercheurs.... c'était de trop à mon avis et sans aucun
intérêt... heureusement il ne s'y est pas trop attardé!
Je qualifierais ce roman à la limite de la sc-fiction et
du policier! Il rejoint vraiment les deux genres en une
belle osmose!
Un très bon livre!
Juillet 2002
Le sortilège de Babylone,
Anne Rice, Éditions robert Laffont, 360 pages, 2/5
Azriel, est un fantôme qu'on appelle le
"serviteur des ossements". Il est très puissant
et parce que nous l'avons toujours appelé pour faire le
mal, pour tuer, il est amer et décide de se rebeller et
de se raconter.
C'est son histoire qu'il nous raconte dans ce livre de
Anne Rice.
C'est à mon avis, le livre le plus décevant que j'ai
lu de cette auteure. Je n'ai pas du tout embarqué, je
l'ai lu jusqu'à la fin tout de même mais sans y prendre
le moindre plaisir...
Peut-être n'étais-je pas dans l'esprit de telle
lecture... pourtant habituellement je trouve un bon coté
à chaque lecture mais celle là, pas du tout...
L'homme qui entendait siffler une
bouilloire, Michel Tremblay, Léméac actes sud, 180
pages, 5/5
Simon est un réalisateur de cinéma
qui a du succès et c'est durant le tournage de l'un de
ses films que la nouvelle tombe. Il se découvre atteint
d'acouphène avec une tumeur sur le canal auditif gauche.
Il passe par le dénie, il ne veut pas être malade et
faible. Il nous raconte comment se passent les deux mois
en attendant l'opération et les jours qui la suivent.
C'est à la suite d'une interview avec Michel Tremblay
que j'ai appris qu'il souffrait lui même d'acouphène et
qu'il avait subi l'intervention chirurgicale dont il nous
parle. En fait, il a transmit ses émotions à Simon son
personnage pour mieux les accepter lui-même et les faire
passer à son public.
Il nous offre une belle leçon de vie... celle de ne
pas se laisser embourber dans les difficultés mais bien
d'y faire face!
Un bon Michel Tremblay, un peu différent de ce que
nous lui connaissions... mais tellement simple et vrai!
L'enfant migrateur de Aude, 175
pages, éditions XYZ, 5/5
Ce livre est un coup de cœur
pour moi! Un livre que tu refermes et que tu réouvre pour
le recommencer!
Aude, nous raconte l'histoire de Hans et Benoît (le
petit) deux jumeaux identiques. Nous apprenons à les
connaître de la vie intra-utérine à leur vie adulte.
Ils ont une relation extraordinaire, frisant l'obsession,
le désir fusionnel! Hans est le grand, alors que Benoit
est petit et faible, enfin c'est qu'il tente de faire
croire à son entourage!
Il y a une réflexion exceptionnelle sur la relation
entre jumeaux, la solitude et elle frôle une croyance que
j'ai depuis longtemps... celle qu'un enfant dans le ventre
de sa mère peut choisir lui-même de venir ou pas au
monde.... j'ai écrit beaucoup de poésie à ce sujet vers
mes 16 ans... un enfants qui se suicide du ventre de sa mère...
Ce livre sera dans mon top 5 2002! ;0)
La conversation amoureuse, Alice
Ferney, 1/5
l'horreur... j'ai tout simplement
détesté ce livre. Les personnages ne m'ont pas marquée,
et aucun ne me semblait attachant...
470 pages à se demander est-ce que je trompe ou non
mon mari, est-ce qu'on s'aime encore... bla bla bla...
j'ai trouvé le tout superficiel.
Je me demande même pourquoi je ne lui mets pas zéro...
peut-être seulement parce que certaines tournures de
phrases m'ont plues, mais rien de plus.
La fille de l'homme au piano,
Timothy Findley, Éd. Le serpent à plume, 500 pages,
3.5/5
Après la mort de Lily, sa mère,
Charlie décide d'en savoir plus sur celle-ci et de connaître
enfin l'identité de son père. Sa mère lui disait
toujours qu'elle ne savait pas qui il était.... mais il
ne la croyait pas.
Il nous raconte donc la vie de sa mère épileptique et
un peu psychotique, de la naissance de celle-ci jusqu'à
sa mort.
J'ai bien aimé en général... mais j'ai préféré la
première moitié du livre. Partie où l'on parlait
davantage de l'enfance de Lily, enfance où elle faisait
peur à sa famille à cause de sa maladie.
Pour ce qui est de l'âge adulte, la vie de Lily venait
moins me chercher... j'étais moins touchée... je ne sais
pas pourquoi...
Mais en général, c'est un bon livre bien écrit et
bien documenté!
Le preneur d'âmes de Frank Herbert,
Édition Seghers 257 pages, 5/5
Charles Hohubet est un indiens
qui a été élevés à la manière des blancs, c'est-à-dire
qu'il fait partie des indiens que les blancs ont colonisés...
Cependant, sa soeur a été violée par un groupe de
blancs et elle a fuit sa tristesse en mettant fin à ses
jours. Charles ne pouvant supporter cela, il devient
Katsuk, le preneur d'âmes... les esprits l'ont désigné
pour qu'il tue un "innocent" pour venger tous
les siens...
C'est pour cette raison qu'il kidnappe David, fils d'un
grand homme politique. Il doit l'initier à la vie
indienne quelque peu avant de le sacrifier.
J'ai vraiment beaucoup aimé... c'est un réel plaisir
pour moi de découvrir les moeurs et coutume des indiens
et dans ce livre j'ai pu observer la philosophie des
indiens en rapport avec l'âme et le corps.... autant les
grand philosophes ont voulu couper le corps de l'âme, les
indiens sont convaincus que le corps est essentiel, que la
pensée vient en second plan... c'est vraiment très intéressant
comme point de vue.
Le dahlia noir, James Ellroy, Édition
Rivage noir, 472 pages. 5/5
Deux policiers-boxeurs, une femme, un cadavre, voilà
ce qui met en place le roman de Ellroy. Les deux policiers
sont amis lorsqu’ils découvrent le cadavre du dahlia
noir, une jeune femme mutilée. L’enquête commence, piétine
et s’éternise, tellement que les deux hommes en
viennent à être hantés par cette affaire et toute cette
histoire changera la trame de leurs vies.
C’est un roman très noir où les magouilles et les
mensonges augmente au fur et à mesure de notre lecture.
On en vient à douter de tout et de tous même des
policiers.
James Ellroy est excellent pour nous tenir en haleine
et nous faire passer les frissons dans le dos! J’ai frémi
et adoré tout à la fois!
août, septembre, octobre
2002
Les rivières pourpres
de Jean-Christophe Grangé, Éditions VDB, 639 pages, 5/5
Un suspense formidable, du début à la fin, de la
première à la dernière page...
Deux enquêtes policières en parallèle, l'une qui
cherche le lien entre un vol dans une école et une tombe
ouverte...l'autre enquête cherche à comprendre une série
de meurtres tous plus sordides les uns que les autres.
Génial! Un livre qui vaut le détour!
L'arbre de l'été (La tapisserie de
Fionavar tome 1) Guy Gavriel Kay, 5/5
Je suis peu attirée habituellement par le fantastique
mais depuis peu je m'ouvre à ce genre littéraire... et
je ne suis pas déçue.
Dans ce livre nous rencontrons 5 universitaires
torontois, qui à la suite d'une conférence scientifique
sont entraîné par le conférencier, un mage, dans un
monde parallèle du nom de Fionavar. Ils y rencontreront
des nains, des mages, une prophétesse et bien d'autres
personnages.
Ce que j'ai aimé c'est que nous soyons en présence de
cinq êtres humains dans le monde de Fionavar ce qui nous
permettait de garder pied dans la réalité humaine.
J'ai beaucoup aimé... c'est bien écrit et nous avons
l'impression de nous glisser dans un monde dans un boule
de ouate chaque fois que nous ouvrons ce livre... mais
quel suspense.... l'auteur nous tien en haleine jusqu'à
la toute fin... ce qui nous oblige presque à ouvrir immédiatement
le second tome! Une chose que j'ai moins apprécié.... il
me semble que dans le dernier tiers du livre, nous
rencontrons une tonne de nouveaux personnages ce qui fait
que c'est plutôt un peu mêlant.... mais j'imagine que
nous approfondirons notre connaissance de ceux-ci dans les
2 autres tomes!
Je crois que ce livre trônera encore sur les tablettes
aux côtés du seigneur des anneaux dans bien des années!
Le petit sauvage, Alexandre Jardin,
Gallimard, 4/5
Alexandre Eiffel, serrurier, se rend compte que sa vie
ne le satisfait pas lorsqu'il retourne sur les lieux qui
l'ont vu grandir... Il s'est laisser glisser dans le monde
des adultes en oubliant l'enfant qu'il a été et la
spontanéité qui caractérise les enfants.
Il décide donc de quitter la vie adulte et de vivre
son rêve... devenir un Robinson Crusoé...
C'est une peu fleur bleue ce roman de Jardin, mais il
nous amène à réfléchir sur notre vie adulte... avons
nous encore une place pour notre coeur d'enfant? Une belle
introspection de la part du personnage...
J'ai aimé mais il n'a pas détrôné Bille en tête
qui est vraiment mon préféré d'Alexandre Jardin!
La moustache, Emmanuel Carrère, Éditions
P.O.L., 184 pages, 4.5/5.
Tout d'abord, je ne me souviens pas qui avait parlé de
ce livre il y a peu de temps... mais je me souviens que
j'en avais eu l'eau à la bouche... alors j'ai emprunté
le dit livre...
C'est l'histoire d'un homme qui après cinq ans de
mariage demande à sa femme si elle croit que sans
moustache il serait beau... Alors il coupe sa moustache...
mais sa femme Agnès ne semble pas le remarquer, ni leurs
amis d'ailleurs. Lorsqu'il l'interroge elle lui dit qu'il
n'a jamais eu de moustache... fait étrange... mais qui
est loin d'être le premier...
Une suite d'incident étrange qualifie la vie de cet
homme... il ira de surprises en surprise avec cette
histoire de moustache...
Tout au long du livre on ne peut que se demander:
"mais comment va se terminer cette histoire???"
Mauvaise blague ou absurdité? vous le saurez en le
lisant. ;0))
L’incendiaire, Nancy Price, Éditions
presse de la cité, 374 pages, 3/5
Anne avait 7 ans lorsque sa mère et l’enfant
qu’elle portait sont mort. Son père l’a toujours
considérée coupable de ce drame. Tout change cependant
lorsqu’elle se marie avec Tom qui deviendra l’adjoint
de son père. Ce dernier épousera Raina, qui est en fait
une ex-copine de Tom…
Raina, Tom et Daniel (père de Anne) sont trois
personnalité fortes qui aiment par dessus tout l’argent
et le pouvoir… Anne se retrouve prise entre eux trois.
C’est un roman léger et facile à lire. Nancy Price
est fidèle à elle-même si on compare ce livre avec son
précédent « Les nuits avec mon ennemi ». C’est une
bonne histoire mais un peu trop prévisible, fleur bleue
et surtout cette guerre de pouvoir devient lassante…
Ce n’est pas un livre que je donnerais en cadeau…
ni que je conseillerais… mais pour les vacances, une
lecture légère est parfois agréable…
Un homme et son péché,
Claude-Henri Grignon, édition Stanké, 202 pages, 4/5
Séraphin Poudrier est marié à Donalda, une jeune
femme fragile et bonne comme du bon pain. L’a-t-il déjà
aimé? Nul ne le saura jamais vraiment puisqu’il a
toujours fait passer avant toute autre chose son amour
pour l’argent, Il est pris du péché capital de
l’avarice, ce qui causera son malheur tout au long de sa
vie…
C’est une très bon roman, quoique un peu trop court.
Je connaissais un peu le personnage à cause des « Belles
histoires des pays d’en haut ». Cependant je
m’attendais plus à un livre… comment dire… plus «
joual », mais quel plaisir ai-je eu à lire plutôt un
livre très bien écrit, une écriture fluide et empreinte
de tendresse.
J’aurai préféré que l’auteur développe un peu
plus autour de l’histoire, il y aurait tant de choses
que nous aurions pu connaître de cet homme et de ceux qui
l’entourent… malheureusement l’auteur est allé
selon moi directement au but, soit le péché de Séraphin.
Pinocchio, Carlo Collodi, folio
junior, 214 pages 5/5
Résumer l’histoire de Pinocchio me semble inutile
puisque chacun de nous l’a entendue raconter par maintes
personnes et ce de diverses manières. Voilà ce qui m’a
attirée vers la version originale de Collodi pour enfin
savoir, la véritable histoire du petit pantin de bois.
Bien entendu nous retrouvons dans le texte les grandes
lignes que nous connaissons tous, mais nous en apprenons
un peu plus autour des grandes lignes. J’ai adoré
rencontrer de nouveaux ces personnages de mon enfance qui
m’ont fait rêver.
À lire le texte de Collodi on constate le motif moral
du texte, il y a une morale dans cette histoire,
l’auteur voulait montrer aux enfants à êtres bons et
obéissants. Malheureusement, les versions abrégées on
trop coupé dans la morale et dans les leçons sur
l’amitié et l’amour.
Un beau livre à lire ou à relire!
Le feu vagabond, tapisserie de
Fionavar-2 Guy Gavriel Kay, Sextant, 354 pages, 4/5.
Nous retrouvons dans ce second tome nos cinq amis
torontois, dans leur milieu universitaire. Ils ont mûri,
changé mais certain portent les cicatrices émotionnelles
de leur voyage en Fionavar. Jennifer entre autre porte
l'enfant de l'esprit maléfique qui l'avait enlevée dans
le tome 1.
Ils sont de nouveau catapultés dans Fionavar où de
nouvelles aventures les attends. Ils auront encore chacun
une importance capitale dans le déroulement des événements.
J'ai eu un peu plus de difficultés à embarquer dans
ce deuxième livre. Faute de temps ou inexpérience en
matière de fantastique? je ne peux pas vraiment dire,
mais une chose est certaine, nous pouvons constater de
nouveau l'immense talent de cet auteur.
Carr, Caleb, L'aliéniste, Presses
de la cité, 490 pages, 5/5
Un journaliste est amené à travailler avec une équipe
de policiers et d'un "aliéniste" (un
psychiatre) pour trouver un tueur en série qui s'attaque
principalement à des enfants. Ce tueur commet des crimes
affreux et il laisse toujours sa cartes de visite sur les
corps de ses victimes.
L'aliéniste est célèbre pour ses recherches mais est
très controversé dans le métier ce qui cause un peu de
tourments dans cette enquête qui se passe en 1896.
J'aime beaucoup ce type de thriller puisque nous enquêtons
sur le tueur mais en considérant ses actes et en le
devinant lentement en en traçant un modèle
psychologique. En plus, nos enquêteurs utilisent beaucoup
les psychanalystes, les philosophes pour en dresser un
portrait le plus précis possible. C'est ainsi que j'ai
rencontré dans ce livre des références à Hume, à
Freud et à HUsserl, trois auteurs que j'étudie justement
cette année.
j'ai adoré tout simplement. Le suspense est intense et
nous tient jusqu'à la dernière page.
Tremblay, Michel, Bonbons assortis,
éditions Léméac/actes sud, 3.5/5
Il s'agit d'un recueil d'anecdotes qui remontent à son
enfance. Entre autre il nous parle de son premier "teddy
bear", ses souliers de première communion, il nous
parle des "petits chinois" qu'on vendait à l'école.
J'ai aimé en général le livre, mais j'ai été déçue
de lire sa première preuve irréfutable de l'existence du
père noël, cet anecdote avait déjà été écrit dans
le cadre des chroniques du plateau Mont-Royal. Ce sont des
histoires amusantes, mais qui ont moins suscité mon intérêt
que les histoires racontées dans des livres tels que
"Un ange cornu avec des ailes de tôles" ou
"douze coups de théâtre".
Moi qui avais hâte de le lire je suis un peu restée
sur ma faim.
Schmitt Eric-Emmanuel, La secte des
Égoïste, Éditions Albin-Michel, 201 pages, 5/5
Fascinant! Un chercheur qui est un peu fatigué des
recherches scientifiques décide de lire un livre pour son
propre plaisir, livre qu'il choisi au hasard. Il découvre
ainsi Gaspard Languenhaert, un philosophe qui soutint que
lui seul existe et que le monde est l'objet de son
imagination. Il se croit un peu comme le créateur du
monde, monde qui n'est que dans sa tête. Il soutient, que
lui seul est sujet du monde, donc que personne d'autre
n'existe, ni objet, ni même son propre corps. Il est
comme un Dieu immatériel, tout le reste est dans sa tête.
Ce philosophe se promène de café en café en
soutenant cette philosophie assez spéciale.
Notre chercheur est fasciné et poursuit des recherches
dans le but d'en savoir davantage sur ce Languenhaert.
C'est fascinant de lire dans un roman audacieux une
philosophie un peu comme le point de départ de Descartes
(le cogito "je pense donc je suis") qui était
la première et la seule certitude qu'il pouvait avoir.
C'est certain que Descartes a passé outre cette
certitude. Husserl aussi avait ce point de départ qu'il
appelait le solipsisme mais il le dépassait pour accepter
la possibilité d'autres subjectivité qui entraient en
communication avec lui.
Mais ce n'est pas ce qui se passe dans le roman de
Schmitt. Le philosophe reste pris dans son moi-créateur.
C'est très bien écrit et surtout très bien pensé!
Inutile de répéter que j'ai aimé! ;0))
Zweig Stefan, Le joueur d'échecs,
édition Stock, 110 pages 4/5
Sur un bateau se rencontrent un champion mondial d'échecs
et un joueurs d'échecs qui n'a pas joué depuis 25 ans.
Ce dernier, alors qu'il était captif des allemands
n'avait que comme lecture un manuel d'échec qu'il avait
subtilisé à un allemand.
Il n'avait que ce livre pour combler la solitude dans
laquelle on le séquestrait. Alors du soir au matin, du
matin au soir, il jouait aux échecs lui contre lui-même
et ce dans son imagination puisqu'il n'avait pas de jeu
devant lui. Il en est devenu fou...
C'est une courte nouvelle, très bien construite et
qu'on ne peut laisser en plan. J'ai bien aimé quoique n'étant
pas une fervente lectrice de nouvelle j'aurais aimé que
ce livre soit un peu plus long.
Pennac, Daniel, Messieurs les
enfants, Gallimard, 238 pages 3.5/5
Un professeur dur, trois élèves récalcitrants, une rédaction-punitive.
Voilà le cadre dans lequel se commence cette histoire. Le
sujet de la rédaction est de s’imaginer qu’ils se lèvent
devenus adultes et que leurs parents sont devenus des
enfants. Mais chacun des trois enfants a une famille
particulière, Nourdine vit uniquement avec son père qui
ne parle plus et passe son existence dans son atelier de
peinture. Igor a perdu son père et sa mère collectionne
les hommes pour oublier son chagrin, et Joseph vit avec
ses 2 parents mais il ne comprends pas pourquoi son père
a si peur de son professeur. Tout change quand le sujet de
la rédaction devient réalité et que les parents se
trouve enfant et les jeunes adultes.
J’ai aimé en gros l’histoire mais sans plus. Il
faut dire que ce sujet est un peu trop courant dans le
monde cinématographique. Et l’écriture de Pennac dans
ce livre n’est pas aussi « coulante » que
d’habitude…
Cependant j’ai bien aimé que le narrateur de
l’histoire soit le père décédé de Igor. Cela donnait
une ambiance encore plus étrange à l’histoire et un
tout autre point de vue.
Caleb Carr, l'ange des ténèbres,
622 pages, 4.5/5
oufff tout un thriller!
Nous retrouvons ici l'équipe de l'aliéniste qui se
mettent à la recherche d'une femme ayant kidnappé Ana
Linares, le bébé d'un diplomate espagnol. Mais nos amis
sont loin d'être au bout de leurs peines dans cette
histoire qui semble simple aux premiers abords...
Le suspense nous tient tout au long du livre. Caleb
Carr est un fin psychologue et tisse autour de la suspecte
une toile d'araignée savamment.
J'ai bien aimé sauf que le personnage de Moore, le
journaliste, me tapait sur les nerfs... incroyable.
Toujours pessimiste, arrogant, je le trouvait
fatiguant...plus que dans l'aliéniste....
C'est un très très bon livre mais j'ai préféré
tout de même l'aliéniste qui sera l'un de mes coup de
coeur 2002! ;0)
Pennac, Daniel, Au bonheur des
ogres, Folio, 286 pages, 4/5
Difficile de classer ce titre dans une catégorie, il
nous présente une intrigue policière au sein d'un conte
plutôt rocambolesque. Nous nageons dans l'humour, le
drame et le suspense tout au long de ce roman.
Pennac nous y présente Benjamin Malaussène le frère
aîné d'une famille nombreuse, dont il a la charge depuis
la fuite de sa mère. Son métier aussi est un peu spécial,
il est le bouc émissaire d'un magasin à grande surface
de Paris où depuis quelques temps des bombes éclatent et
ce toujours alors qu'il est tout près...
C'est au travers de tout cela que Pennac nous entraîne
dans ce premier tome d'une série comptant 5 ou 6 volumes
en tout.
J'ai trouvé assez spécial cet univers incertain, les
personnages sont spéciaux aussi mais tous empreint d'une
innocence assez attachante.
C'est à lire!
Novembre-décembre 2002
Rice, Anne, Entretien
avec un vampire, édition Pocket, 443 pages, 4.5/5
Un vampire, Louis, se raconte à un jeune homme.
Louis est devenu vampire sous les dents de Lestat, qui
devait tout lui apprendre de cette nouvelle vie. Mais
Louis n'est pas heureux et veux quitter Lestat. Ce dernier
fera tout pour garder sous son emprise son jeune ami,
allant même jusqu'à faire vampire une petite fille.
C'est un très bonne histoire que Anne Rice qualifie de
"nouvelle". Le texte est un peu long pour une
nouvelle mais respecte tout de même les règles de l'art
de ce genre littéraire. Le suspense est toujours présente
nous ne pouvons que toujours vouloir savoir la suite.
Cela ne me surprend pas que Anne Rice ait succombé à
l'envie de revenir avec ses personnages pour en faire une
suite plusieurs bouquin.
J'ai bien aimé et je vais aller voir la suite bientôt!
Nothomb Amélie, Robert des noms
propres, Albin Michel, 4.5/5
Dès qu'on lit la couverture du dernier Nothomb, on ne
peut que le lire.... en effet l'auteur nous annonce
qu'elle écrit ici la biographie de sa meurtrière; le
personnage principal de son dernier roman tuera son
auteure...
Elle nous présente Plectrude, née en prison parce que
sa mère a tué son père. Sa mère se suicide et elle est
accueillie par sa tante Clémence qui l'élèvera dans
l'amour, et comme l'enfant différente, extraordinaire
qu'elle est...
Mais qu'est-ce qui mènera Plectrude à tuer son
auteure??? Je vous laisse le plaisir de le découvrir dans
les 170 pages de ce trop court roman.
C'est très original de la part de Nothomb, mais nous
n'en attendions pas moins d'elle... c'est à la auteur de
ce qu'elle nous a toujours proposé et cela frôle le
talent de Ionesco.
Le seul défaut que j'ai trouvé c'est la précipitation
des événements dans les dernières pages.... on dirait
qu'elle avait prévu avoir 170 pages et qu'elle se rend
compte qu'elle doit accélérer la cadence pour le pas dépasser
ce nombre de pages...
C'est malgré tout un très bon livre!
Gabrielle Roy, Rue Deschambault, Édition
Stanké 10/10, 302 pages, 4/5
Gabrielle Roy nous présente ici, Christine la fille
cadette d'une famille du Canadienne française du
Manitoba. C'est par le biais de petit tableaux qu'elle
nous montre l'évolution psychologique de cette petite
fille que son père surnomme "Petite Misère".
C'est un roman qui est remplie de tendresse, de
douceur... les sentiments y sont intenses, nous menant
parfois presque aux larmes...
Mais à la fin il me semble que certains tableaux
aurait pu être tout simplement évités... enfin, à mon
sens, j'étais moins touchée par ces derniers que par les
premiers, ceux où on voit l'enfant apprendre à percevoir
ce qui l'entoure.
C'est un bon roman où on note un point positif de tout
même de la maladie. Christine apprends à s'arrêter, à
sentir, écouter au moment où elle fait une jaunisse.
C'est du bon Gabrielle Roy malgré de légères
longueurs...
Kilpatrick, Nancy, Le pouvoir du
sang, tome 3 Renaissance, Édition àlire, 492 pages. 4/5
De prime abord, j'ai lu ce livre parce que j'avais lu
les deux autres tomes, mais il est évident que Kilpatrick
n'a pas le succès et le talent de Anne Rice pour ses
histoires de vampire.
Cependant, j'ai eu le plaisir de découvrir que ce
livre là n'était pas du style arlequin, eau de rose ou
autre. Il est beaucoup moins léger que les deux premiers.
Kilpatrick nous raconte comme MIchel le jeune mi-vampire-mi-humain,
parti en ballade avec sa tante Chloé et trouve celle-ci
morte, démembrée.
Un grand mystère s'étend autour de se meurtre atroce.
Les vampires se demande qui peut bien avoir pu tuer l'une
des leurs et surtout pourquoi elle ne semble pas s'être débattue...
le mystère s'obscurcit davantage lorsqu'un deuxième
vampire est trouvé démembré aussi....
Ce troisième tome nous ramène les mêmes personnages
que les précédents et nous fait connaître une jeune
Sorcière qui charmera Michel. C'est le seul bout qui est
plus romantique. ;0))
J'ai beaucoup aimé, je dirais même que j'ai préféré
ce tome là aux deux autres. Alors je me prépare à
emprunter aussi le 4e! ;0))
Stéphane Bourguignon, L'avaleur de
sable, édition Québec-Amérique, 240 pages, 3.5/5
L'histoire commence au moment où Julien sort un peu de
sa torpeur, où il était tombé suite au décès de
Florence, sa petite amie. Bourguignon nous raconte son
histoire, son désespoir, comment il s'en sort peu à peu.
Nous rencontrons aussi Pierrot son meilleur ami qui lui
aussi éprouve quelques difficultés amoureuses. Bref
Bourguignon nous plonge dans l'univers masculin de ces
jeunes hommes que nous verrons rire et pleurer.
Avais-je trop d'attentes? je ne sais pas mais j'ai réelle
été déçue par ce livre dont on m'avait tant parlé...
Bourguignon est fidèle à ce qu'il nous a présenté
dans La vie, La vie, c'est à dire que son roman est cru,
simple et vrai... Mais le problème, à mon sens c'est
qu'il termine ses chapitres comme, on termine un épisode
de téléroman, en queue de poisson. Et il nous faut
patienter toujours quelques pages de plus pour savoir ce
sur quoi il nous avait laissé en fin de chapitre... ça
c'est quelque chose qui me tapait sur les nerfs...
Autre chose, j'ai de la difficulté à me figurer que
les hommes de 27-28 ans soient si épouvanté à l'idée
de mettre une femme enceinte, pas n'importe quelle femme.
leur blonde !!
Bourguignon semble nous présenter qu'une majorité
d'hommes sont ainsi.... s'il nous avait parlé d'homme
plus jeunes, peut-être.... mais 28 ans... à cet âges
plusieurs ont déjà des enfants....
j'avais l'impression que les hommes de Bourguignons étaient
de jeunes ados attardés et que leur blondes, même les
filles en général, n'étaient qu'objet de plaisir, et
surtout qu'elles n'avaient qu'une chose en tête : mettre
la corde au cou de ces types en les forçant à avoir un bébé....
je ne suis pas certaine du réalisme dans ce roman...
et cela me tombait sur les nerfs aussi...
Cependant, les émotions sont racontées à l'état pur
par l'auteur, tout à fait comme il nous avait habitué
avec son téléroman. Et c'est ce qui me permet de dire
que je vais lire ses autres livres, en espérant que ses
personnages seront un peu plus matures.... ;0))
San-Antonio, La vieille qui marchait
dans la mer, Édition Fleuve noir, 332 pages, 4/5.
Lambert, un jeune plagiste de 25 ans, s'attache à une
vieille dame qui lui offre une nouvelle vie. Il part donc
vivre avec la dame et son ancien amant et ami. Les deux
vieux se révèlent être des voleurs hors pairs et des
escrocs de classes... un couple très spécial...
Jusqu'à la toute fin j'ai été indécise quant à mes
sentiments face à ce bouquin. C'est mon premier contact
avec San-Antonio, et j'avoue ne pas avoir trouvé ce roman
très policier... aussi je le trouvais un peu trop érotique
à mon goût... une personne de l'âge de la vieille ne
pouvait, à mon sens, être aussi portée sur la chose...
Mais je trouvais très drôles les énumérations
d'insultes très courantes dans le livres... j'ai bien
rigolé. J'ai eu l'impression de lire du Rabelais des
temps modernes ;0)
Cependant, je dirais que c'est seulement à la toute
fin que je me suis attachée à la vieille... elle était
telle insaisissable le reste du temps que je ne m'y
attachait pas. Je m'étais davantage amourachée du pauvre
Pompillius... j'en avais pitié un peu... ;0)
Finalement, je considère mon voyage au sein de ce
livre comme un très bon moment!
Ambrose, David, Cyber Killer. Éditions
Québécor, 357 pages, 4.5/5
En Europe, Tessa Lambert est un docteur en informatique
spécialisée en intelligence artificielle. Elle travail
sur un programme, mais elle se rend vite compte que son
programme d'intelligence artificielle dépasse largement
ses attentes, son programme a atteint un niveau assez épeurant.
Au même moment au États-Unis, un Serial Killer
effraie les femmes, surtout qu'il semblerait que ce
dernier soit un pirate informatique qui arrive à savoir
tout sur ses victimes.
Le Programme de Tessa entre en contact avec le tueur et
tente par celui-ci d'éliminer Tessa...
Un suspense formidable, qui nous tient en haleine tout
au long du livre. Seul petit problème, c'est un peu mélangeant
à la fin dans les personnages de l'Europe et des États
unis... mais il vaut vraiment le détour!
Daniel Pennac, La fée Carabine,
Folio, 309 pages, 4.5/5
Dans la petite ville de Belleville, les policiers sont
surchargé de boulot, en effet, il y a une vieille dame
qui a tué un policier, un éventreur de vieille dame et
une infirmière qui drogue des vieillards... devinez quoi?
Et oui, Benjamin Malaussène est toujours mêlé de près
ou de loin à toutes ces histoires. Tout lui passe encore
sur le dos, vraiment un bouc émissaire hors pair!
Toujours très drôle de lire les aventure de Malaussène
et de sa tribu. Nous retrouvons avec joie la femme de sa
vie, Julie, sa mère et une nouvelle née et bien entendu
tous les frères et sœurs de Benjamin. Mais la tribu a
augmenté de beaucoup parce que la famille accueille des
vieillards.
évasion garantie pour une fin de session et un mois de
novembre plus froid et plus enneigé!
Daniel Pennac, La petite marchande
de prose, Gallimard, 367 pages, 4/5.
La petite marchande de prose c'est la reine Zabo, la
patronne de Benjamin Malaussène, éditrice des édition
Talion. celle-ci propose dans ce livre-ci un boulot à
Malaussène que celui-ci ne peut refuser. Elle lui propose
d'être le visage d'un auteur qui ne veut qu'écrire et
non pas être reconnu.
Malaussène accepte ce boulot pour venir en aide à sa
sœur Clara qui est enceinte. Il est à parier que Malaussène
se ramassera toujours dans un sacré pétrin! Et c'est le
cas croyez-moi!
Toujours très comique ce personnage et sa drôle de
famille! Le seul hic et qu'il y a un aspect de ce livre
qui est totalement tiré par les cheveux... mais j'imagine
que l'auteur ne pouvait s'abstenir de pousser l'absurde à
ce tel paroxysme!
J'ai beaucoup aimé!
Jostein Gaarder, La fille du
directeur de cirque, Seuil, 266 pages, 3.5/5
Petter a toujours eu une imagination débordante, une
imagination comme il ne s'en fait pas deux. Alors il décide
de s'inventer son propre métier, celui de l'aide écrivain.
Son travail consiste à fournir aux écrivains des idées
de départ de roman, ou synopsis de film etc. Parfois il
ne donne qu'une vague idée de départ, d'autre fois il
peut même aller jusqu'à fournir une trame d'une
trentaine de pages... c'est selon le choix de l'écrivain.
Ce métier n'est peut-être pas criminel, mais il n'est
pas non plus très honnête, alors Petter se retrouve pris
au piège de la toile d'araignée qu'il a lui même tissé
dans le monde littéraire.
Ce roman est bon... mais c'est loin d'être le meilleur
de Gaarder, à mon sens... Je suis restée grandement sur
ma faim... j'espère seulement que ce n'est pas là les
premiers signes de l'essoufflement de cet auteur...
Arturo Pérez-Reverte, Club Dumas,
390 pages, 3/5
J'avoue avoir eu beaucoup de difficultés à me
concentrer sur ce bouquin, trop de personnages? Confusions
fiction et réalité (celle du livre)? ma propre vie? je
ne sais pas ce qui m'a empêchée d'embarquer pleinement
parce que j'avais adoré le film des Neufs portes.
Enfin, je l'ai lu non pas pour l'histoire mais
j'adorais les passages où on percevait l'amour des livres
et les manies de bibliophiles, cela j'aimais beaucoup,
pour le reste...
Un bref résumé: Corso est un chasseur de livres et on
lui confie un manuscrit d'un chapitre des trois
mousquetaires de Dumas et une édition d'un livres les
Neuf portes dont on lui demande de vérifier l'authenticité.
Il se retrouve dans une intrigue ou se mêlent sa réalité
et celle de l'histoire des trois mousquetaire... en fait
il reconnaît dans les gens qui l'entourent des
ressemblance assez frappante avec certains personnages de
Dumas, et ceux-ci semblent lui en vouloir.... pourquoi? à
vous de le découvrir.
Moi je n'ai pas embarqué, mais plusieurs m'ont parlé
en bien de ce livres qui tisse avec brio deux intrigues
entourant des livres. De plus, tout au long de ma lecture
j'avais plus envie de lire Dumas que de lire celui-ci....
alors pour ceux qui aiment Alexandre Dumas père, c'est un
bon choix!
Janvier-Février 2003
Pennac, Daniel, Monsieur
Malaussène, Gallimard, 545 pages, 4,5/5.
Julie, la belle journaliste de
Benjamin Malaussène porte en elle le fruit de leur amour.
Ben est-il prêt à être père? Voilà que se débute un
long dialogue entre le père et le fœtus...
Mais comme toujours Benjamin ne peut avoir une vie
calme, le voilà encore mis au centre d'une affaire de
prostituées assassinées... et bizarrement toutes ces
filles étaient tatouées... commence encore ici une enquête
policière farfelue où l'absurde nous entraîne très
loin de notre quotidien!
J'adore vraiment ces personnages. J'ai l'impression
chaque fois de plonger dans un univers absurde mais oh
combien accueillant!
Pennac, Daniel, Des chrétiens et
des maures, éditions Gallimard, 95 pages, 5/5.
C'est l'un des plus courts livres
de la saga Malaussène, mais celui-ci est très intéressant
puisqu'il constitue un retour en arrière.
En effet, un matin Le Petit se lève et décide qu'il
veut voir son père, il le désire tellement qu'il
commence un jeûne. Mais retracer le père du Petit est
impossible et c'est ce que nous explique Benjamin.
Donc ce court livre raconte comment fut conçu le
Petit.
C'est vraiment très cute et encore une fois j'avais
l'impression de ce plongeon dans l'univers de Malaussène.
C'est différent, cependant, parce que Benjamin n'est pas
ici bouc émissaire ;0))
Si vous avez aimé les Malaussène, vous aimerez Des
chrétiens et des maures!
Daniel Pennac. Aux Fruits de la
passion, Gallimard, 219 pages, 4/5
Dans cet épisode des Malaussène, on nous présente
davantage Thérèse. La Thérèse qu'on nous avait présenté
comme une diseuse de bonne aventure, une vierge, une
sainte... voilà maintenant qu'elle est amoureuse et qu'à
la suite de son mariage elle perdra son don.
Dans ce roman, l'accent n'est pas mis sur le côté
bouc émissaire de Benjamin et c'est un plaisir de pouvoir
connaître autre chose de sa part.
J'ai bien aimé!
Daniel Pennac, Monsieur Malaussène
au théâtre, Gallimard, 95 pages, 0/5
oui vous avez bien lu, 0/5... ce
dernier tome de la saga Malaussène est une réelle déception
parce que Pennac n'a que recopier une dimension de son
roman Monsieur Malaussène. Il reprends donc le dialogue
que Benjamin avait entretenu avec le foetus dans le ventre
de sa Julie.
Je ne l'ai pas tout lu... je le savais presque déjà
par coeur... mais en le feuilletant, j'ai pu constater
qu'il n'y avait aucune nouveauté au sein de ce livre....
vraiment je crois qu’ une copine à moi avait raison,
pour ce titre en tout cas, il devait manquer d'argent,
sinon je ne vois pas l'intérêt de se plagier pour
publier. ;0(
Vous retrouverez certainement ce titre dans mon top-poche
2003! ;0)
Erik Orsenna, La grammaire est une
chanson douce, Stock, 135 pages, 5/5.
Jeanne et Thomas n'ont pas une vie comme les autres
enfants. Leurs parents sont séparés et habitent chacun
de leur côté de l'atlantique. Donc, pour voir leur père,
les enfants doivent voyager en bateau.
Malheureusement, pour les vacances de Pâques, un
naufrage a lieu et les voilà qui se réveillent sur une
île assez étrange et qu'ils sont privés de langage.
Mais ils sont sur l'île des mots, où Monsieur Henri
prends le paris de leur faire aimer la grammaire.
C'est donc un conte pour adulte mais qui rejoint aussi
les enfants d'âge scolaire. Un conte poétique et
fantastique qui nous propose un autre enseignement de la
grammaire en passant par le plaisir des mots.
C'est vraiment très très beau comme texte et je crois
que je vais le lire à ma fille très bientôt.
Alors mon premier contact étant fait avec Érik
Orsenna je n'hésiterai pas à me lancer dans ses autres
livres!
Primo Lévi, Si c'est un homme,
Robert Laffont, 300 pages, 5/5
Si c'est homme c'est une partie de la biographie de
Primo Lévi qui nous raconte ce qu'il a vécu dans un camp
de concentration de Auschwitz.
Son texte cependant ne s'attarde pas au horreurs
physiques mais plutôt à ce qui fait qu'il ne se sentait
plus un être humain mais plutôt comme un animal. Et
c'est cela que j'ai le plus aimé dans son récit. Je n'ai
pas besoin qu'on me décrive le sang qui coule pour me
faire une idée de toute l'horreur qu'ils ont vécu à
Auschwitz, mais qu'on me parle de la psychologie de ceux
qui vivent et ceux qui font l'horreur, moi ça me convient
parfaitement. C'est l'aspect philosophique qui me plait
dans ce livre!
Jonathan Kellerman, La clinique,
Points, 516 pages, 4.5/5
Hope Devane est professeur de psychologie et une féministe
assez extrême d'après ce qu'on sait de ses écrits. Elle
est retrouvée poignardée dans une allée déserte. Qui
l'a tuée? crime passionnel? crime d'un anti-féministe?
un étudiant éconduit? l'enquête piétine jusqu'à
l'arrivée d'un psychologue qui tentera avec la police d'élucider
tout ce mystère...
C'est prenant, on veut toujours connaître la suite...
On s'écarte, on revient sur nos pas... j'ai vraiment
beaucoup aimé! Ce livre me fait penser un peu à l'aliéniste
de Caleb Carr mais en moins noir
Seul défaut que j'ai trouvé c'est un peu rapide et mélangeant
à la fin... et surtout j'aurais aimé savoir ce qui se
passera après le dernier chapitre... il me semble que ce
livre aurait pu continuer encore un peu plus loin...
Yves Navarre, Fête des mères, éditions
Albin Michel, 216 pages, 4/5
"Je reviendrai" voilà
le mot que Claire laisse à son époux avant de quitter le
foyer familial en ce vendredi précédent la fête des mères.
Claire a besoin de se retrouver, de ne penser qu'à
elle et a donc décidé de partir pour 3 jours et de
retrouver son identité. Elle n'en peut plus d'être
qu'une mère où la femme de son époux. Elle veut
retrouver Claire.
C'est très bien comme livre, l'écriture de Navarre
est chantante et elle dépeint avec excellence les
sentiment de Claire.
Seul défaut, j'aurais voulu en savoir juste un peu
plus sur la finale du livre... Navarre aurait pu juste
nous accorder une demi-heure de plus dans la vie de
Claire.
Paulo Coelho, Véronika décide de
mourir, livre de poche, 287 pages, 5/5
(seconde lecture)
Veronika est une jeune fille qui a attenté à sa vie,
mais l destin a fait qu'elle a survécu mais seulement
pour une semaine puisque son cœur a subit les contrecoups
de la tentative.
Durant cette semaine de sursis, elle réapprend
lentement à aimer la vie dans un asile psychiatrique. Les
autres gens, qui habitent avec elle dans l'hôpital, réapprennent
la beauté de la vie eux aussi...
La première fois que j'ai lu ce livre, je m'étais
beaucoup associée à Véronika, mais étrangement cette
fois-ci, c'est à Maria que je me suis attachée. Maria
est entrée en clinique pour de grosses crises de panique
et elle y est restée par crainte de ne pas être capable
de revivre dans le monde... pas que je me suis associée
avec Maria, mais elle m'était attachante avec sa quête
de bonheur.
C'est toujours un excellent livre qui toujours nous
porte à réfléchir et surtout à jeter un autre regard
sur notre vie!
Victor Hugo, Le dernier jour du
condamné, 100 pages, 5/5
C'est un deuxième contact avec ce grand auteur pour
moi. Le premier étant avec Notre dame de paris et ses
longues descriptions que je n'avais pu lire jusqu'à la
fin... mais cette fois, le texte est court, certes, mais
l'écriture est très différente. Hugo prend la parole
d'un condamné à la guillotine qui n'a que 6 semaines
devant lui. Nous le suivons dans son cœur et son âme
jusqu'à la toute dernière minute de sa vie.
C'est écrit simplement, et les émotions sont à fleur
de peau. C'est vraiment un récit qui nous tient jusqu'au
bout. C'est à lire pour ceux qui veulent avoir un contact
court et simple avec le génie de Victor Hugo.
Jean-Paul Sartre, Les chemins de la
liberté tome 1: L'âge de raison, Livre de poche, 441
pages, 4.5/5
Sartre nous présente un groupe d'amis dans la
trentaine qui veulent la liberté à tout prix. Mathieu et
Marcelle sont le couple central de ce premier tome, mais
leur relation est quelque peu ambiguë. Marcelle se
retrouve enceinte... que vont-ils faire?
Qui est le plus libre... l'homme marié à la femme
qu'il aime ou le célibataire? Le riche ou le pauvre? Le
professeur ou l'étudiant? Voici le type d'interrogations
que fait naître en nous ce livre de Sartre.
J'ai bien hâte de voir où nous conduit le second tome
de cette série!
mars 2003
La bicyclette bleu, Régine
Deforges, 3.5/5
Léa est une jeune fille qui vit
avec sa famille sur un domaine vinicole, voit sa vie
changer complètement avec le début de la seconde guerre
mondiale.
Surtout qu'avec la guerre son ami d'enfance Laurent précipite
son mariage avec Camille. Camille est sa cousine qui lui
est promise depuis qu'ils ne sont qu'enfant. Mais Léa
aime Laurent et n'est pas prête à accepter que cette
union brise son amour pour Laurent. Cependant, Laurent
confie sa femme et leur futur enfant à celle-ci durant
son absence.
C'est une bonne histoire qui cependant rappelle un peu
trop la série Autant en emporte le vent. la trame est
semblables, un triangle amoureux, une jeune fille forte
qui doit s'occuper de sa rivale: une jeune femme fragile
etc. Ce
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